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Les fées

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Les fées

Message par Hagel le Mar 3 Mar 2009 - 10:55

Bonjour,



Une fée (du latin fata, pluriel neutre de fatum, « destin », interprété comme un féminin) est une créature surnaturelle, issue des croyances populaires (folklore), des mythologies anciennes ou de la littérature fantastique.

* Au pluriel, « les fées » désignent une communauté désignée parfois par Petit Peuple, Bon Peuple, Peuple des Fées ou par d'autres euphémismes, rassemblant une multitude de créatures de la mythologie nordique et du folklore païen : les lutins, elfes, trolls, gnomes…
* Dans la culture moderne, la fée est généralement décrite comme une créature humanoïde féminine, ayant des pouvoirs surnaturels comme par exemple la capacité de voler, de lancer des sorts ou d'influencer le futur. L'oubli et l'assimilation des folklores ont créé une confusion, et finissent par amalgamer autour d'une vision identique (fée Fata), des créatures aux noms et aux caractéristiques parfois opposées, issues de langues et traditions distinctes.
* Devenues sujet de la littérature fantastique (puis du cinéma), les fées regroupent également des créatures purement imaginaires : les créatures fantastiques
* En tant qu'adjectif, fée se définit dans le dictionnaire de Furetière (1694) comme une « chose enchantée par quelque puissance supérieure, des armes fées, qui ne peuvent être percées » (exemple : la clef fée du conte de la Barbe bleue).

Féerie : légendes et croyances:

Polysémie et étymologie:
Le mot fée provient du latin fata, lui-même issu de fatum : la destinée. L'étymologie laisse donc penser que la fée serait liée au destin, dotée d'un don de prédiction ou bien d'une capacité à influencer le destin. Cette racine latine, renvoie donc à une créature tutélaire, celles qui se penchent sur le berceau d'un nouveau-né pour apporter protection et grâces magiques. Cette définition est une référence aux trois Moires, divinités gardiennes du Destin, de la mythologie grecque (les Parques de la mythologie romaine). Avec la fée fata, on retrouve aussi l'archétype classique des fées « matrones », comme dans La Belle au bois dormant.

Le terme moderne « fée », était autrefois utilisé également comme adjectif, tel « fé » ou « faé », en ancien français. On l'utilisait par exemple à propos d'un bois faé ou d'un bijou fé. L'adjectif prenant alors le sens « d'enchanté », touché par une magie. On utilise également le verbe féer, enchanter ou être enchanté. Cet emploi élargissait la signification des fées ; elles avaient le don de lancer des sorts, les enchantements, illusions capable d'altérer les émotions et les perceptions, et étaient dotées ainsi de la capacité d'apparaître impressionnantes, terrifiantes ou invisibles.

Notons qu'en français moderne, outre un usage restrictif comme nom, fée a le genre grammatical féminin, ce qui accentue certainement la caractéristique sexuée féminine, d'une vision moderne de la fée.

Mais dans d'autres cultures occidentales, fée est traduit par un mot sans lien avec la racine latine fata. Par exemple, les cultures irlandaises ou scandinaves, avec les racines sidh ou alf, issus du gaëlique ou du norrois. On constate alors, que la définition de la nature et du rôle des fées est beaucoup moins restrictive, autant dans l'étymologie que dans le folklore féerique.

Cette comparaison des traductions, permet d'apporter une définition plus globale en se basant sur les références identiques entre les différents folklores :

* La fée est une créature surnaturelle et magique, souvent humanoïde et intelligente, liée aux forces de la nature (ou l'Autre Monde), et vivant en marge du monde des humains.

Cette définition élargie des fées, permet alors de rassembler autour du mot "fée" des créatures qui semblent présentes dans toutes les cultures : Les elfes et trolls scandinaves, les bansheeds celtes, les apsaras indiens, les kitsunes japonais…

Survivance des croyances:
En Europe, le folklore transmis par voie orale (chants, contes) a laissé subsister d'anciennes croyances païennes, malgré l'influence dominante du christianisme et de la modernité. Voilà pourquoi il est erroné de classer les fées, comme créatures « fantastiques », terme lié à un style littéraire (puis cinématographique) qui réduit les fées à de simples fictions.

La croyance dans l'existence de telles créatures surnaturelles subsiste encore dans certaines contrées d'Europe : par exemple les pays scandinaves, ou bien l'Islande — où le tracé d'une autoroute fut dévié, afin d'éviter un lieu habité par les fées.

En France, des études ethnologiques d'après-guerre avaient relevé la subsistance de telles croyances, notamment en campagne auprès de personnes âgées. La Bretagne et l'Alsace, en raison peut-être d'une survivance des langues régionales, ont conservé de nombreuses traces du Petit Peuple, dans leur tradition orale et leur toponymie.

On peut aussi relier les fées, aux croyances animistes du Japon pour des créatures et esprits de la nature, liées à la mythologie shinto.

Dans la culture moderne, on peut également trouver la preuve de la pérennité de ces croyances (ou d'une résurgence) dans les cultes néo-paganistes ou néo-druidiques.

Distinctions:
Seelie & Unseelie:
Dans le folklore, de nombreuses classifications ont été faites à propos du Petit Peuple des fées. L'une des plus influentes est certainement la division entre la Cour Seelie (ou parfois Cour de l'Eté ou des Lumières) et la Cour Unseelie (ou parfois Cour de l'Hiver, ou des Ténèbres), d'après le folklore écossais. Le therme seelie vient du gaélique et signifie "bénis" (unseelie= "non bénis").

Autres:
L'autre est la distinction entre les fées vivant « en troupe », et les fées « solitaires », distinction émise notamment par William Butler Yeats.

Ces distinctions sont toutes deux utilisées pour caractériser les « fées », entendues dans le sens de toutes les créatures surnaturelles ; elfes, pixies, ogres, trolls… Elles accentuent l'étrangeté des fées, et se différencient d'une distinction plus manichéenne (plus moderne peut-être), présente dans les folklores scandinave et écossais, qui transposent sur le Petit Peuple les valeurs d'une morale humaine (Bien, Mal), et les différencient entre créatures « bienveillantes » et « malveillantes ».

Katharine Mary Briggs note qu'une troisième distinction peut être envisagée ; celle des fées « domestiques », qui vivent dans les demeures humaines.

Folklores du Monde:
La définition élargie des fées, permet alors de rassembler autour des créatures surnaturelles issues de diverses mythologies et folklores.

Folklore scandinave:
Les fées du folklore scandinave sont issues principalement de la mythologie nordique. On désigne dans le Bon Peuple, notamment : les elfes, les trolls, les gnomes

Folklore germanique:
Les fées du folklore germanique sont liées à la mythologie germanique, très semblable à la mythologie nordique. En plus de créatures semblables au folklore scandinave, on trouve spécifiquement : le Kobold et le Gobelin

Folklore celtique:
Les fées du folklore écossais, irlandais, anglais et breton semblent issues principalement de la mythologie celte.

Voir par exemple : la Banshee (ou Bansidh) qui habite le Sidh, personnage féminin connue en Irlande ayant des pouvoirs magiques.

Le korrigan breton (de la racine "korr" = nain) est proche du lutin.

Folklore français:
Croisement de plusieurs influences (celtique en Bretagne, germanique à l'Est et romane au Sud), on trouve en France notamment lutins, gobelins et korrigans, en plus de la « dame fée » (fata).

Cependant, quand la France est apparue, la mythologie était déjà bien fixée et les personnages merveilleux spécifiquement français sont des inventions littéraires ou des évolutions de personnages issus d'un folklore plus ancien.

Source: wikipédia

Bien à vous


Dernière édition par Hagel le Mer 15 Avr 2009 - 15:59, édité 1 fois



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Re: Les fées

Message par Hagel le Jeu 9 Avr 2009 - 9:44

Maîtresse de la magie, elle symbolise des pouvoirs paranormaux de l'esprit ou des capacités prestigieuse de l'imagination.
Elle opère les plus extraordinaires transformations et en un instant comble ou déçoit les désirs les plus ambitieux. Peut être représente t elle les pouvoirs de l'homme de construire en imagination les projets qu'il n'a pu réaliser.
La fée irlandaise est par essence la banshee dont les fées des autres pays celtes ne sont que des équivalents plus ou moins altérés ou compris. Au départ, la fée, qui se confond avec la femme, est une messagère de l'autre monde. Elle voyage souvent sous la forme d'un oiseau, d'un cygne de préférence. Mais cette qualité n'a été plus été comprise lors de la christianisation et les transcripteurs en ont fait une amoureuse venant chercher l'élu de son coeur. La banshee est par définition un être doué de magie. Elle n'est pas soumise aux contingences des trois dimensions et la pomme ou la branche qu'elle remet ont des qualités merveilleuses.
Le plus puissant des druides ne peut retenir celui qu'elle appelle, et quand elle s'éloigne provisoirement, l'élu tombe en langueur.
Shakespeare a merveilleusement montré avec la reine Mab, l'ambivalence de la fée, qui est capable de se transformer en sorcière:
Alors je vois que la reine Mab vous a visité
C'est l'accoucheuse des fées et elle vient
Pas plus grosse qu'une pierre d'agate
A l'index d'un échevin
Trainée par un attelage de petits atômes...
...c'est toujours cette Mab
Qui tresse la crinière des chevaux la nuit
Et dans leur poils gluants
Fabrique des noeuds magiques
Qui débrouillés font arriver de grands malheure
C'est la sorcière...
(Roméo et Juliette)

En effet, les palais que les fées évoquent et font scintiller la nuit s'évanouissent en un instant et ne laissent plus que le souvenir d'une illusion. Ils se situent dans l'évolution psychique parmi les processus de l'adaptation au réelle et de l'acceptation de soi, avec ses limites personnelles. On recourt aux fées et à leurs ambitions démesurées. Ou bien elles compensent les aspirations frustrées. Leur baguette et leur anneau sont les insignes de leur pouvoir. Elle resserrent ou défont les noeuds du psychisme.
Que les fées de notre folklore ne soient autres à l'origine, que les Parques romaines elles-même transposition latine des Moires grecques, ne parait guère discutable. Leur nom même, Fata, les Destinées, le prouve.
Les trois parques, précise P. Grimal, étaient représentées sur le forum par trois statues que l'on appelait couramment les trois fées, les tria fata.
Elles portent encore aujourd'hui ce nom dans la plupart des langues latines, et on ne retrouve la racine dans leur postérité et les innombrables petits génies que l'imagination populaire a crées à leur suite: tels les fadas provençaux, les fades de gascogne, les fadettes et fayettes, les fadets et fardadets.

La suite plus tard....

Bien à vous



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Re: Les fées

Message par Hagel le Mer 15 Avr 2009 - 15:59

Assemblées généralement par trois, les fées tirent du fuseau le fil de la destinée humaine, l'enroulent sur le rouet et le coupent l'heure venue de leur ciseau. Peut être furent elles à l'origine des déesses protectrices des champs. Leur rythme ternaire, qui caractérise leur activé est celui de la vie même: jeunesse, maturité, vieillesse ou bien naissance, vie et mort, dont l'astrologie fera: évolution, culmination, involution. Selon de vieilles traditions bretonnes à la naissance d'un enfant, on dresse trois couverts sur une table bien garnie, mais dans une pièce écartée de la maison, afin que les fées soient rendues propices.
Pour mieux comprendre le symbolisme des fées, il faut par delà parques et moires, remonter aux kères, divinités infernales de la mythologie grecque, sortes de Walkyries qui s'emparent des agonisants sur le champs de bataille, mais qui, selon l'Illiade, paraissent aussi déterminer le sort, le destin du héros, auquel elles apparaissent en lui offrant un choix, dont dépendra l'issue bénéfique ou maléfique de son voyage.
La filiation des fées telles que nous veons de l'indiquer montre qu'elles sont originellement des expressions de la terre-mère. Mais le courant de l'histoire, selon un mécanisme ascensionnel que nous avons exposé en d'autres notes, les a fait peu à peu montrer du fond de la terre à sa surface, où dans la clarté de la lune, elles deviennent des esprits des eaux et de la végétation. Les lieux de leur épiphanie montrent cependant clairement leur origine; elles apparaissent en effet le plus souvent sur des montagnes, près des crevasses et des torrents, sur les innombrables tables des fées ou dans le plus profond des forêts, au bord d'une grotte ou d'un abîme, d'une cheminée des fées, ou encore près d'un fleuve mugissant ou au bord d'une source ou d'une fontaine. Elles sont associées au rythme ternaire, mais en y regardant de plus près, elles relèvent aussi du quarternaire: en musique on dirait que leur mesure est à trois quatre: trois temps marqués et un silence. Ce qui représente en effet et le rythme lunaire et celui des saisons. La lune est visible pendant trois phases sur quatres: à sa quatrième phase elle est invisible, on dit qu'elle est morte. De même la vie prerésentée par la végétation nait sur la terre au printemps, s'épanouit en été, décroit en automne, et disparait pendant l'hiver, temps de silence de mort. Si l'on examine de très près contes et légendes relatif aux fées apparait que ce quatrième temps des fées n'a pas été oublié.
C'est le temps de la rupture, de l'épiphanie anthropomorphe de la fée se dissipe. La fée participe du surnaturle, parce que sa vie est continue, et non discontinue comme la notre et comme celle de toute chose vivante de notre monde. Il est donc normal qu'en la saison de la mort elle n'apparaisse pas. Pourtant elle existe toujours sous une autre forme, relevant comme elle en son essence, de la vie continue, de la vie éternelle. Voilà la raison pour laquelle Mélusine le samedi, quitte son époux et lui demande de ne pas chercher à la voir et de respecter son secret. Il lui faut en effet en cette phase quatrième quitter l'apparence humaine pour prendre celle d'un serpent, épiphanie animale, comme on le sait de la vie éternelle. Mélusine est alternativemnet femme et serpent, de la même façon que le serpent change de peau pour se renouveler indéfiniment. C'est le moment qui, chez les humains, correspond au temps de silence, à la mort. Aussi les fées ne se montrent elle jamais que de façon intermittente, comme par éclipses, bien qu'elles subsistent en elles même de façon permanente. On pourrait en dire autant des manifestations de l'inconscient.

Source: dictionnaire des symboles, Jean Chevalier, Alain Gheerbrant.

Bien à vous



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