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OuHermétisme approche et définition
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Magie :: Haute magie
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Hermétisme approche et définition
Bonjour,
L'hermétisme:
Est une doctrine issue d'Égypte qui connut un certain succès dans le monde antique et au Moyen Age. On retrouve à son origine de nombreux ouvrages attribués à Hermès (cf. ce mot). Ils avaient été publiés, traduits en grec, en latin et en copte. Cette doctrine, connue dès les premiers temps de l'Égypte ancienne, était aussi désignée sous les noms d'art hermétique, d'art sacré.
Elle est synonyme d'alchimie.
Les Grecs, en recevant des Égyptiens l'art sacré, lui donnèrent le nom de science hermétique, de Hermès Trismégiste ou Toth, dieu à qui les Égyptiens attribuaient l'invention des arts et des sciences et la rédaction des livres hermétiques qui formaient la base de l'étude de l'art sacré. Les doctrines qui s'y trouvaient exposées avaient en réalité pour point de départ l'observation des faits et l'imitation de la nature, et on ne doit pas être surpris qu'elles aient été cultivées avec ardeur, non seulement par les prêtres d'Isis, mais encore par les esprits les plus élevés de l'école d'Alexandrie.
A dater de l'époque de la prise de cette ville par les Arabes (640), la science d'Hermès parut tomber dans l'oubli, bien qu'elle continuât encore à faire l'objet des recherches secrètes de quelques disciples enthousiastes. Mais dès que l'empire des Califes fut fondé et que les Arabes commencèrent à cultiver les sciences connues de leur temps, l'art sacré redevint, sous le nom d'alchimie, le but des travaux d'un grand nombre de personnalités remarquables En changeant de nom il conserva son langage symbolique et ses allures mystérieuses avec lesquelles il traversa tout le Moyen âge. Pendant cette dernière phase de son existence, il subit la double transformation que doit offrir toute science tenue secrète. D'un côté, l'alchimie s'enrichissait et se perfectionnait d'une manière continue, quoique lente, jusqu'au moment où elle se constitua au grand jour en une science nouvelle, la chimie, dont les progrès furent dès ce moment si rapides. De l'autre, elle s'égarait de plus en plus à la poursuite de deux chimères : la pierre philosophale ou substance propre à convertir les métaux vils en métaux précieux, or ou argent, et la panacée universelle, remède capable de guérir tous les maux, de rajeunir la vieillesse et de prolonger indéfiniment l'existence. Les travaux accomplis dans le but de découvrir la pierre philosophale et d'opérer la transmutation des métaux, constituaient le grand oeuvre, qui dans l'origine embrassait également la recherche de la panacée, mais qui s'en sépara plus tard.
L'hermétisme essaya d'adapter les moyens d'expression de la philosophie à la pensée traditionnelle. Un ouvrage, le Corpus hermeticus, contient des textes d'inspiration authentiquement égyptienne : notamment, une définition du langage tel que l'Égypte l'a conçu, le portrait d'un pharaon idéal, élu des dieux et, sans doute, la plus exacte définition et interprétation du rôle d'un temple égyptien.
La doctrine. Le premier principe de l'enseignement hermétique est l'unité. On en trouve la preuve et l'énoncé dans la Table d'Émeraude (cf. ce mot)
« Toutes les choses sont et proviennent d'Un, par la médiation d'Un. Toutes les choses sont nées de cette chose unique... » Son symbole est le cercle u qui s'achève en soi-même » ou le serpent qui se mord la queue (ourobouros). Ce symbole exprime l'univers à Un le Tout ».
L'immanence, la présence dans l'homme de toute possibilité est un autre principe fondamental de l'hermétisme :
« Tu es Tout... Tout est en toi. »
Ce principe trouve sa correspondance dans les premières phrases de la Table d'Émeraude :
a
"Ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. »
Tout ce que possède le macrocosme, l'homme le possède aussi.
L'hermétisme, comme on s'en aperçoit, fut le résultat d'un long effort pour concilier les traditions égyptiennes avec l'astrologie chaldéenne d'abord, puis avec la civilisation grecque par la suite. C'était une doctrine strictement philosophique et littéraire. On n'y trouve trace ni d'un clergé ni d'une religion. Et cette doctrine aura servi d'étiquette à d'autres doctrines fort diverses, hétéroclites, comme on l'a dit plus haut, qui avaient un caractère cependant commun : l'ésotérisme. L'alchimie et la gnose paraissent avoir été les points forts de cette diversité.
source :http://www.cosmovisions.com
Bien à vous
L'hermétisme:
Est une doctrine issue d'Égypte qui connut un certain succès dans le monde antique et au Moyen Age. On retrouve à son origine de nombreux ouvrages attribués à Hermès (cf. ce mot). Ils avaient été publiés, traduits en grec, en latin et en copte. Cette doctrine, connue dès les premiers temps de l'Égypte ancienne, était aussi désignée sous les noms d'art hermétique, d'art sacré.
Elle est synonyme d'alchimie.
Les Grecs, en recevant des Égyptiens l'art sacré, lui donnèrent le nom de science hermétique, de Hermès Trismégiste ou Toth, dieu à qui les Égyptiens attribuaient l'invention des arts et des sciences et la rédaction des livres hermétiques qui formaient la base de l'étude de l'art sacré. Les doctrines qui s'y trouvaient exposées avaient en réalité pour point de départ l'observation des faits et l'imitation de la nature, et on ne doit pas être surpris qu'elles aient été cultivées avec ardeur, non seulement par les prêtres d'Isis, mais encore par les esprits les plus élevés de l'école d'Alexandrie.
A dater de l'époque de la prise de cette ville par les Arabes (640), la science d'Hermès parut tomber dans l'oubli, bien qu'elle continuât encore à faire l'objet des recherches secrètes de quelques disciples enthousiastes. Mais dès que l'empire des Califes fut fondé et que les Arabes commencèrent à cultiver les sciences connues de leur temps, l'art sacré redevint, sous le nom d'alchimie, le but des travaux d'un grand nombre de personnalités remarquables En changeant de nom il conserva son langage symbolique et ses allures mystérieuses avec lesquelles il traversa tout le Moyen âge. Pendant cette dernière phase de son existence, il subit la double transformation que doit offrir toute science tenue secrète. D'un côté, l'alchimie s'enrichissait et se perfectionnait d'une manière continue, quoique lente, jusqu'au moment où elle se constitua au grand jour en une science nouvelle, la chimie, dont les progrès furent dès ce moment si rapides. De l'autre, elle s'égarait de plus en plus à la poursuite de deux chimères : la pierre philosophale ou substance propre à convertir les métaux vils en métaux précieux, or ou argent, et la panacée universelle, remède capable de guérir tous les maux, de rajeunir la vieillesse et de prolonger indéfiniment l'existence. Les travaux accomplis dans le but de découvrir la pierre philosophale et d'opérer la transmutation des métaux, constituaient le grand oeuvre, qui dans l'origine embrassait également la recherche de la panacée, mais qui s'en sépara plus tard.
L'hermétisme essaya d'adapter les moyens d'expression de la philosophie à la pensée traditionnelle. Un ouvrage, le Corpus hermeticus, contient des textes d'inspiration authentiquement égyptienne : notamment, une définition du langage tel que l'Égypte l'a conçu, le portrait d'un pharaon idéal, élu des dieux et, sans doute, la plus exacte définition et interprétation du rôle d'un temple égyptien.
La doctrine. Le premier principe de l'enseignement hermétique est l'unité. On en trouve la preuve et l'énoncé dans la Table d'Émeraude (cf. ce mot)
« Toutes les choses sont et proviennent d'Un, par la médiation d'Un. Toutes les choses sont nées de cette chose unique... » Son symbole est le cercle u qui s'achève en soi-même » ou le serpent qui se mord la queue (ourobouros). Ce symbole exprime l'univers à Un le Tout ».
L'immanence, la présence dans l'homme de toute possibilité est un autre principe fondamental de l'hermétisme :
« Tu es Tout... Tout est en toi. »
Ce principe trouve sa correspondance dans les premières phrases de la Table d'Émeraude :
a
"Ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. »
Tout ce que possède le macrocosme, l'homme le possède aussi.
L'hermétisme, comme on s'en aperçoit, fut le résultat d'un long effort pour concilier les traditions égyptiennes avec l'astrologie chaldéenne d'abord, puis avec la civilisation grecque par la suite. C'était une doctrine strictement philosophique et littéraire. On n'y trouve trace ni d'un clergé ni d'une religion. Et cette doctrine aura servi d'étiquette à d'autres doctrines fort diverses, hétéroclites, comme on l'a dit plus haut, qui avaient un caractère cependant commun : l'ésotérisme. L'alchimie et la gnose paraissent avoir été les points forts de cette diversité.
source :http://www.cosmovisions.com
Bien à vous
Re: Hermétisme approche et définition
Doctrine de l'hermétisme gréco-égyptien
L'hermétisme du Corpus Hermeticum est "un mélange de platonisme, de stoïcisme, et de quelques traces judaïques et persanes" Après avoir opéré la distinction populaire/savant, Festugière opère, après W. Bousset (1914), une autre division, cette fois à l'intérieur du seul hermétisme dit savant ou philosophique. La pensée religieuse de l'hermétisme philosophique "est dominée par deux tendances, qu'on peut dire une tendance optimiste et une tendance pessimiste."
Hermétisme savant optimiste. "Dans la première [tendance], le monde est considéré comme beau : il est essentiellement un ordre (...). Un tel ordre suppose un Ordonnateur (...), en sorte que la vue du monde conduit naturellement à la connaissance et à l'adoration d'un Dieu démiurge du monde." "Courant optimiste : C.H. [Corpus Hermeticum] II, V, VI, VIII, IX-XII, XIV, XVI, l' Asclépius, certains morceaux de Stobée XXIII, XXVI."
Hermétisme savant pessimiste. "Dans la seconde [tendance], le monde est considéré comme mauvais. Le désordre y domine (...). Le Dieu (...) ne peut être directement le créateur du monde (...), ce Dieu sera infiniment éloigné, infiniment au-dessus du monde. Il sera hypercosmique. Entre lui et le monde, on supposera toute une série d'intermédiaires (...). Il faudra fuir tout ce qui est matière." "Courant pessimiste : C.H. I, IV, VII, XIII, certains morceaux de l' Asclépius et le fond de Stobée XXIII (Korè Kosmou)."
Les grands thèmes de l'hermétisme savant sont les suivants, selon Festugière. Il y a trois Vivants : Dieu, le monde et l'homme (son intellect) (Asclépius, 10). A) DIEU : existence et unicité de Dieu (C.H. XI 5-14), excellence de Dieu (C.H. II 14-16, VI), Dieu donne tout et ne reçoit rien parce qu'il n'a besoin de rien (C.H. II 16, V 10, VI 1, X 3), Dieu source de tout (C.H. XI 3), Dieu présent partout contient tout (C.H. XI 6, 20, XII 22-23), Dieu Un et Tout (C.H. XIII 17, XVI 3), Dieu éternellement actif (C.H. XI 13-14, XVI 19), Dieu créateur créant parce qu'il est bon (C.H. IV 1-2), Dieu cause seulement du bien (C.H. VI), Dieu non cause du mal (CH IV 8, XIV 7). Dieu est androgyne, "mâle-et-femelle". B) LE MONDE : sympathie, lien entre ciel et terre (Asclépius, Stobée XXIII ss.). C) L'INTELLECT (νους) : origine divine de l'intellect soit comme parcelle de l'Âme du Tout (C.H. X 7, 15) soit comme dérivée de la Vie et de la Lumière qui sont des éléments constituants de Dieu (C.H. I 17), intellect oeil de l'âme ou du coeur (C.H. IV 11, V 2, VII 1, X 4, 5, XIII 14, 18), pouvoir de la pensée (C.H. XI 19-20), existence de Dieu invisible prouvée par l'existence de l'âme invisible (C.H. V 2).
Extrait du Corpus Hermeticum, traité XII (D'Hermès Trismégiste : sur l'intellect commun, à Tat [Thoth, Hermès Trismégiste]) :
"L'intellect (noûs νους), ô Tat, est tiré de la substance même de Dieu, s'il y a du moins quelque substance de Dieu (...). La grande maladie, c'est la négation de Dieu, puis l'opinion erronée, d'où découlent tous les maux (...). Tous les hommes sont soumis à la fatalité, à la naissance et au changement (...) mais les hommes en possession du verbe, dont nous avons dit qu'en eux l'intellect commande, ne les subissent pas de la même manière que les autres (...). Tout est un (...) : tu trouveras, mon enfant, qu'en réalité c'est sur toutes choses que domine l'intellect, c'est-à-dire le moi de Dieu, sur la fatalité (...). La parole aussi est une, elle se traduit de langue en langue, et l'on découvre alors qu'elle est la même en Égypte et en Perse comme en Grèce. (...) Dieu est tout (θεος παν έστι) ; et le Tout pénètre toutes choses et enveloppe toutes choses. Adore ce Verbe, mon enfant, et rends-lui un culte. Or il n'y a qu'un moyen de rendre culte à Dieu, c'est de ne pas être mauvais."
Initiation dans l'hermétisme gréco-égyptien
Certes, l'hermétisme gréco-égyptien est "littéraire", mais on devine des initiations. Il semble que les hermétistes alexandrins pratiquaient une religion plus mentale que rituelle, prônant la discipline de l'arcane (l'interdiction de révéler aux profanes), la contemplation, certains exercices extatiques. Comme le remarque Mircea Eliade, "nous avons affaire à un nouveau modèle de communication des sagesses ésotériques. À la différence des associations fermées comportant une organisation hiérarchique, des rites initiatiques et la révélation progressive d'une doctrine secrète, l'hermétisme, tout comme l'alchimie, implique uniquement un certain nombre de textes révélés, transmis et interprétés par un 'maître' à quelques disciples soigneusement préparés (c'est-à-dire rendus 'purs' par l'ascèse, la méditation et par certaines pratiques cultuelles)... Le texte sacré peut être oublié pendant des siècles, il suffit qu'il soit redécouvert par un lecteur compétent pour que son message redevienne intelligible et actuel."
A partir d'une analyse du traité de Nag Hammadi sur l'Ogdoade et l'Ennéade (c'est-à-dire la huitième et la neuvième sphères célestes), plusieurs spécialistes concluent aujourd'hui à l'existence de rites et de communautés hermétiques dans les premiers siècles chrétiens. Selon Jean-Pierre Mahé, l’initiation à l’Ogdoade et l’Ennéade n’est conférée qu’après un long parcours sur « la voie d’immortalité ». Les étapes de ce parcours sont : la gnose (éveil, prise de conscience, renoncement au mal et quête du Dieu suprême), le discours (étude des enseignements d’Hermès : les Définitions conservées en version arménienne, les Leçons générales et les Leçons détaillées), et l’intellect (exercices de contemplation silencieuse). De même que la quête hermétique du Dieu suprême n’implique pas l’abandon du polythéisme égyptien, la progression sur la voie d’immortalité s’accompagne de la pratique de l’astrologie (pour connaître le chemin de la remontée de l’âme) et de l’alchimie (pour apprendre à se transformer soi-même). L’existence d’objets aussi précieux que la carte hermétique du cosmos figurant sur les tablettes astrologiques de Grand (en ivoire et en or) rend improbable l’appellation d’hermétisme « populaire » attachée à ces exercices. Il faudrait plutôt y voir une littérature hermétique « pratique », en complément des textes hermétiques « philosophiques ».
Les autres hermétismes : l'hermésisme
Antoine Faivre a suggéré qu'à côté du mot "Hermétisme" (Hermetism en anglais), servant à désigner le corps de doctrines des Hermetica ainsi que leurs gloses et exégèses, on utilise le mot "hermésisme" (Hermeticism en anglais) pour désigner "un ensemble plus vaste de doctrines, de croyances et de pratiques, dont la nature s'est précisée à la Renaissance. Elles ne dépendent pas nécessairement de la tradition hermétique alexandrine, mais incluent aussi bien la Kabbale chrétienne, le rosicrucisme, la théosophie, le paracelsisme, et d'une façon générale la plupart des formes que revêt l'ésotérisme occidental moderne".
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Herm%C3%A9tisme
Bien à vous
L'hermétisme du Corpus Hermeticum est "un mélange de platonisme, de stoïcisme, et de quelques traces judaïques et persanes" Après avoir opéré la distinction populaire/savant, Festugière opère, après W. Bousset (1914), une autre division, cette fois à l'intérieur du seul hermétisme dit savant ou philosophique. La pensée religieuse de l'hermétisme philosophique "est dominée par deux tendances, qu'on peut dire une tendance optimiste et une tendance pessimiste."
Hermétisme savant optimiste. "Dans la première [tendance], le monde est considéré comme beau : il est essentiellement un ordre (...). Un tel ordre suppose un Ordonnateur (...), en sorte que la vue du monde conduit naturellement à la connaissance et à l'adoration d'un Dieu démiurge du monde." "Courant optimiste : C.H. [Corpus Hermeticum] II, V, VI, VIII, IX-XII, XIV, XVI, l' Asclépius, certains morceaux de Stobée XXIII, XXVI."
Hermétisme savant pessimiste. "Dans la seconde [tendance], le monde est considéré comme mauvais. Le désordre y domine (...). Le Dieu (...) ne peut être directement le créateur du monde (...), ce Dieu sera infiniment éloigné, infiniment au-dessus du monde. Il sera hypercosmique. Entre lui et le monde, on supposera toute une série d'intermédiaires (...). Il faudra fuir tout ce qui est matière." "Courant pessimiste : C.H. I, IV, VII, XIII, certains morceaux de l' Asclépius et le fond de Stobée XXIII (Korè Kosmou)."
Les grands thèmes de l'hermétisme savant sont les suivants, selon Festugière. Il y a trois Vivants : Dieu, le monde et l'homme (son intellect) (Asclépius, 10). A) DIEU : existence et unicité de Dieu (C.H. XI 5-14), excellence de Dieu (C.H. II 14-16, VI), Dieu donne tout et ne reçoit rien parce qu'il n'a besoin de rien (C.H. II 16, V 10, VI 1, X 3), Dieu source de tout (C.H. XI 3), Dieu présent partout contient tout (C.H. XI 6, 20, XII 22-23), Dieu Un et Tout (C.H. XIII 17, XVI 3), Dieu éternellement actif (C.H. XI 13-14, XVI 19), Dieu créateur créant parce qu'il est bon (C.H. IV 1-2), Dieu cause seulement du bien (C.H. VI), Dieu non cause du mal (CH IV 8, XIV 7). Dieu est androgyne, "mâle-et-femelle". B) LE MONDE : sympathie, lien entre ciel et terre (Asclépius, Stobée XXIII ss.). C) L'INTELLECT (νους) : origine divine de l'intellect soit comme parcelle de l'Âme du Tout (C.H. X 7, 15) soit comme dérivée de la Vie et de la Lumière qui sont des éléments constituants de Dieu (C.H. I 17), intellect oeil de l'âme ou du coeur (C.H. IV 11, V 2, VII 1, X 4, 5, XIII 14, 18), pouvoir de la pensée (C.H. XI 19-20), existence de Dieu invisible prouvée par l'existence de l'âme invisible (C.H. V 2).
Extrait du Corpus Hermeticum, traité XII (D'Hermès Trismégiste : sur l'intellect commun, à Tat [Thoth, Hermès Trismégiste]) :
"L'intellect (noûs νους), ô Tat, est tiré de la substance même de Dieu, s'il y a du moins quelque substance de Dieu (...). La grande maladie, c'est la négation de Dieu, puis l'opinion erronée, d'où découlent tous les maux (...). Tous les hommes sont soumis à la fatalité, à la naissance et au changement (...) mais les hommes en possession du verbe, dont nous avons dit qu'en eux l'intellect commande, ne les subissent pas de la même manière que les autres (...). Tout est un (...) : tu trouveras, mon enfant, qu'en réalité c'est sur toutes choses que domine l'intellect, c'est-à-dire le moi de Dieu, sur la fatalité (...). La parole aussi est une, elle se traduit de langue en langue, et l'on découvre alors qu'elle est la même en Égypte et en Perse comme en Grèce. (...) Dieu est tout (θεος παν έστι) ; et le Tout pénètre toutes choses et enveloppe toutes choses. Adore ce Verbe, mon enfant, et rends-lui un culte. Or il n'y a qu'un moyen de rendre culte à Dieu, c'est de ne pas être mauvais."
Initiation dans l'hermétisme gréco-égyptien
Certes, l'hermétisme gréco-égyptien est "littéraire", mais on devine des initiations. Il semble que les hermétistes alexandrins pratiquaient une religion plus mentale que rituelle, prônant la discipline de l'arcane (l'interdiction de révéler aux profanes), la contemplation, certains exercices extatiques. Comme le remarque Mircea Eliade, "nous avons affaire à un nouveau modèle de communication des sagesses ésotériques. À la différence des associations fermées comportant une organisation hiérarchique, des rites initiatiques et la révélation progressive d'une doctrine secrète, l'hermétisme, tout comme l'alchimie, implique uniquement un certain nombre de textes révélés, transmis et interprétés par un 'maître' à quelques disciples soigneusement préparés (c'est-à-dire rendus 'purs' par l'ascèse, la méditation et par certaines pratiques cultuelles)... Le texte sacré peut être oublié pendant des siècles, il suffit qu'il soit redécouvert par un lecteur compétent pour que son message redevienne intelligible et actuel."
A partir d'une analyse du traité de Nag Hammadi sur l'Ogdoade et l'Ennéade (c'est-à-dire la huitième et la neuvième sphères célestes), plusieurs spécialistes concluent aujourd'hui à l'existence de rites et de communautés hermétiques dans les premiers siècles chrétiens. Selon Jean-Pierre Mahé, l’initiation à l’Ogdoade et l’Ennéade n’est conférée qu’après un long parcours sur « la voie d’immortalité ». Les étapes de ce parcours sont : la gnose (éveil, prise de conscience, renoncement au mal et quête du Dieu suprême), le discours (étude des enseignements d’Hermès : les Définitions conservées en version arménienne, les Leçons générales et les Leçons détaillées), et l’intellect (exercices de contemplation silencieuse). De même que la quête hermétique du Dieu suprême n’implique pas l’abandon du polythéisme égyptien, la progression sur la voie d’immortalité s’accompagne de la pratique de l’astrologie (pour connaître le chemin de la remontée de l’âme) et de l’alchimie (pour apprendre à se transformer soi-même). L’existence d’objets aussi précieux que la carte hermétique du cosmos figurant sur les tablettes astrologiques de Grand (en ivoire et en or) rend improbable l’appellation d’hermétisme « populaire » attachée à ces exercices. Il faudrait plutôt y voir une littérature hermétique « pratique », en complément des textes hermétiques « philosophiques ».
Les autres hermétismes : l'hermésisme
Antoine Faivre a suggéré qu'à côté du mot "Hermétisme" (Hermetism en anglais), servant à désigner le corps de doctrines des Hermetica ainsi que leurs gloses et exégèses, on utilise le mot "hermésisme" (Hermeticism en anglais) pour désigner "un ensemble plus vaste de doctrines, de croyances et de pratiques, dont la nature s'est précisée à la Renaissance. Elles ne dépendent pas nécessairement de la tradition hermétique alexandrine, mais incluent aussi bien la Kabbale chrétienne, le rosicrucisme, la théosophie, le paracelsisme, et d'une façon générale la plupart des formes que revêt l'ésotérisme occidental moderne".
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Herm%C3%A9tisme
Bien à vous
Re: Hermétisme approche et définition
Bonjour,
Juste une question:
Le kibalion est bien la philosophie d'Hermès?
Et
"Ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. » ,
en est l'un des sept principes.
Par contre,date t-il des égyptiens ou après(donc des grecs)?
Je pencherais pour le premier choix,mais je n'en ai aucune certitude.
Quelqu'un aurait-il une précision à ce sujet?
Merci.
Juste une question:
Le kibalion est bien la philosophie d'Hermès?
Et
"Ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. » ,
en est l'un des sept principes.
Par contre,date t-il des égyptiens ou après(donc des grecs)?
Je pencherais pour le premier choix,mais je n'en ai aucune certitude.
Quelqu'un aurait-il une précision à ce sujet?
Merci.

mistral- Energie libre
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Nombre de messages: 32
Pratiques magiques/ spiritualité: chrétien
Age: 49
Re: Hermétisme approche et définition
Le kybalion est une tentative d'explication de la Table d'Emeraude d'Hermès le trois fois grand. Donc en partant de ce constat le kybalion est plus récent que la table d'Emeraude... je pencherais donc pour une origine plus ou moins récente (peut être moyen âge... ou plus récent encore).
Quand à la Table elle même on ne peut faire que des supposition vu que la plus vielle version trouvé est sur un manuscrit arabe du VIème siècle qui donne une supposée traduction d'Appolonius de Tyane (Ier siècle ap JC)
Juste pour référence historique l'égypte grecque commence en - 305 av JC avec Ptolémé Ier et en -30 l'Egypte est romaine donc Aplonius de Tyane à très bien pu trouvé un récit grec, egyptien ou autre...
Quand à la Table elle même on ne peut faire que des supposition vu que la plus vielle version trouvé est sur un manuscrit arabe du VIème siècle qui donne une supposée traduction d'Appolonius de Tyane (Ier siècle ap JC)
Juste pour référence historique l'égypte grecque commence en - 305 av JC avec Ptolémé Ier et en -30 l'Egypte est romaine donc Aplonius de Tyane à très bien pu trouvé un récit grec, egyptien ou autre...
Re: Hermétisme approche et définition
Autant pour moi,
C'est vrais que si j'avais réfléchis un peu,
je me serais souvenus que ni la table d'émeraude,ni les tablettes de Toth ne mentionne le Kibalion.
Par contre cela entraine une autre question,
Qui l'a écrit?

C'est vrais que si j'avais réfléchis un peu,
je me serais souvenus que ni la table d'émeraude,ni les tablettes de Toth ne mentionne le Kibalion.
Par contre cela entraine une autre question,
Qui l'a écrit?

mistral- Energie libre
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Pratiques magiques/ spiritualité: chrétien
Age: 49
Re: Hermétisme approche et définition
Je suis persuadé d'avoir fait un post sur le kybalion qu'évidemment je retrouve pas
faut que je cherche...
faut que je cherche...
Re: Hermétisme approche et définition
J'ai cherché en tapant kibalion en mode recherche avant de poster,j'ai bien suivi le mode d'emploi
,
Mais bon c'était le soir...
Mais bon c'était le soir...

mistral- Energie libre
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Nombre de messages: 32
Pratiques magiques/ spiritualité: chrétien
Age: 49
Re: Hermétisme approche et définition
Bonjour,
Voilà,je n'ai pas trouvé de posts sur le kibalion.
Et je me permets de renouveler ma question:
-Est-ce que quelqu'un sait qui a écrit le kibalion?
Si vous pouviez éclairer ma lanterne,ce serait super.
Merci en attendant.

Voilà,je n'ai pas trouvé de posts sur le kibalion.
Et je me permets de renouveler ma question:
-Est-ce que quelqu'un sait qui a écrit le kibalion?
Si vous pouviez éclairer ma lanterne,ce serait super.
Merci en attendant.

mistral- Energie libre
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Nombre de messages: 32
Pratiques magiques/ spiritualité: chrétien
Age: 49

elda
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Nombre de messages: 3486
Pratiques magiques/ spiritualité: trait d'union
Age: 27
Re: Hermétisme approche et définition
Merci Elda pour ta réponse,c'est super.
Néanmoins je pense que "les trois initiés"ont bel et bien écrits le kybalion mais comme l'on dirait aujourd'hui:version remastérisée(ou du moins moderne:enfin remise au gout du jour),ce qui est très bien.
Cela prouve qu'il est toujours d'actualité,enfin pour moi bien entendu.
Malheureusement,je pense qu'il est,et de très loin,bien antérieur à ce début 1900.
Mais merci tout de même.
Si quelqu'un à d'autre réponse,et ou,d'autre liens,je serais volontiers preneur.
Merci pour tout.
A bientôt.
Erick.
Néanmoins je pense que "les trois initiés"ont bel et bien écrits le kybalion mais comme l'on dirait aujourd'hui:version remastérisée(ou du moins moderne:enfin remise au gout du jour),ce qui est très bien.
Cela prouve qu'il est toujours d'actualité,enfin pour moi bien entendu.
Malheureusement,je pense qu'il est,et de très loin,bien antérieur à ce début 1900.
Mais merci tout de même.
Si quelqu'un à d'autre réponse,et ou,d'autre liens,je serais volontiers preneur.
Merci pour tout.
A bientôt.
Erick.

mistral- Energie libre
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