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Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

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Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par Fennec le Mer 1 Oct 2014 - 17:53

Bonjoooour!  faim
Aujourd'hui, je souhaite vous parler d'une pratique taboue, qui évoque les mythes, et surtout les films d'horreurs (avec son lot de psychopathes!), causant frissons et horreurs à certains... pourtant, elle existe toujours actuellement, et cela depuis la nuit des temps.

A travers 5 exemples, je vous présenterais le Cannibalisme sous sa considération sacrée, étroitement liée aux sacrifices. Au programme: Le cannibalisme dans les civilisations tribales (endo-exo cannibalisme), dans l'Antiquité grecque, chez les aztèques, pour les chrétiens catholiques et orthodoxes à travers l'Eucharistie, ainsi que chez les aghoris, mal-aimés du peuple indien.

Le Cannibalisme Sacré

William Adolphe Bouguereau, Bacchante on a Panther(1855)

Définition:
A l'origine du mot Cannibale:  Quand Colomb découvrit les Amériques, il connut cette pratique auprès des indiens Arawak, qui lui décrivirent un peuple voisin, les Caribes (qui signifie "hardi"). L'explorateur le rapprocha du mot latin "canis", le chien (d'où on associait de terribles légendes d'homme à tête de chien vorace, qui n'est pas sans rappeler la lycanthropie: Cynocéphalie); puis ce mot se transforma en "canib", qui donnera "cannibalisme'.

Le cannibalisme est le fait de manger les êtres de sa propre espèce (le cannibalisme animal existe aussi). L'anthropophagie signifie "manger des humains". Toutefois, il existe une nuance dans ses deux termes: on inscrit plus généralement le cannibalisme dans une pratique rituelle sociétale.

On dénote différents types de cannibalisme: alimentaire, gastronomique, guerrier, sacré, de vengeance, judiciaire, érotique… Mais ce dossier ne traitera que des thématiques sacrées, rituelles et religieuses.


Saint Christophe Cynocéphale

Pour remarque: Dans son livre, " Cannibales, histoire et bizarreries de l'anthropophagie", Monestier cite une étude de l'ONU en 1962, où on estime plus ou moins 3 millions de personnes au milieu du XXème siècle, auraient mangé régulièrement de la chair humaine (sans compter celles qui en mangent occasionnellement); et on remarque que les grandes concentrations de phénomènes d'anthropophagie corrèle souvent avec la pénurie alimentaire (Amérique latine, Afrique centrale, quelques archipels d'Océanie,…).
Spoiler:


Identité de l'altérité:

Selon les ethnologues, il existe deux types de cannibalisme retrouvé dans les sociétés tribales: endo-cannibalisme, et exo-cannibalisme. On retrouve des peuples qui pratiquent strictement l'un ou l'autre, et d'autres qui pratiquent les deux à la fois.
C'est un phénomène visant à ordonner une société, c'est aussi le reflet de leur conception de l'identité de l'altérité. Le rite cannibale est très codifié, on ne peut pas manger n'importe qui, n'importe comment: par exemple, chez certaines tribus, on ne pourra pas manger un proche de sexe opposé (considéré comme un inceste), et la chair sera souvent préparé culinairement (cuisson et mêlé aux aliments).
*"L'endocannibalisme est une forme de cannibalisme anthropophage qui consiste à manger des morts issus de son propre groupe."
C'est une pratique funéraire où on ingère les restes d'un proche défunt, dans le but de s'approprier son âme, lui donner sépulture dans le corps des vivants, et encore se protéger de la colère du mort en errance: le défunt est perpétué dans le circuit de la vie.

Par exemple, chez les Yanomamis, société amazonienne, on ingère les os broyés, mélangés à des aliments, alors que chez les Guayakis du Paraguay, la chair est consommée bouillie. (D'après Pierre Clastres, dans "Chroniques des Indiens Guaraki", en 1972).

*"L'exocannibalisme, consiste à consommer des étrangers, par exemple des prises de guerre."
L'exo-cannibalisme s'inscrit dans une démarche guerrière : les victimes appartiennent à un groupe extérieur. On consomme le corps de l'adversaire non pas tant pour se nourrir d'une partie de sa chair mais pour s'approprier les qualités qu'on lui reconnaît, comme le courage, de façon à renforcer le groupe. Ils peuvent le consommer par crainte sa puissance et sa vengeance.

Selon Kilani Mondher, dans «le cannibalisme, une catégorie bonne à penser»:"Chez les Iroquois, (...), on ne se mangeait pas entre soi, mais on mangeait des prisonniers appartenant aux nations ennemies qu’on pouvait aussi adopter et donc fonder avec eux une relation de parenté."
Les Iroquois sont aussi connus pour leurs terribles tortures, qui ont une signification particulière: elles ont pour but de rendre comestible le corps du supplicié, en dissociant et en niant la partie humaine dans le corps consommable, pour mieux la différencier.

Pour conclure, finalement la logique entre endo et exo cannibalisme se rejoint sur le point sa vision de l'altérité: que ce soit un proche défunt, ou un ennemi à la tribu, ils sont tous les deux assimilé à la tribu, leur identité est reconnu la même que la leur.
Spoiler:


Cannibalisme dans l'Europe Antique

D'où provient notre dégoût et phobie en Europe à propos du cannibalisme?

Hendrik Goltzius, Lycaon

Avec les recherches anthropologiques, le cannibalisme est décrit comme "une preuve d'évolution" lors du congrès international d'anthropologie et archéologie du XIXeme siècle (relevé par M.Monestier). Malgré ces avancées en terme de connaissances, on a jamais cessé de diaboliser et fantasmer cette pratique.
Dans une interview de Georges Guille-Escuret, ethnologue, cette phobie des Européens puise aux sources de l’Antiquité grecque et de la culture chrétienne.
Source: "Le rejet du cannibalisme au fondement de la politique"par Fabien Trécourt , dans "le Monde des Religions".

Contrairement aux sociétés cannibales, en Europe, il n'a jamais été pensable de considérer l'ennemi sur un même pied d'égalité. Ce sont les civilisations grecques qui sont à l'origine de ce rejet total: on peut le voir à travers leur mythologie, où l'entre-dévoration des dieux et moyen de survie et de conservation du pouvoir.
Le Cannibalisme dans la Mythologie Grecque
         
                             
    LA THÉOGONIE D'HÉSIODE
“A peine sortis des entrailles sacrées de leur mère et déposés sur ses genoux, le grand Cronos engloutissait dans son sein tous ses enfants : c'était pour qu'aucun des glorieux descendants du ciel ne pût un jour lui ravir le sceptre. Car il avait appris d'Ouranos et de Géa, que le sort le condamnait à passer, malgré sa puissance, sous le joug d'un de ses fils, à succomber sous les conseils de Zeus.”

(VIIIè / VIIè siècle avant Jésus-Christ, traduite par M. Patin (1892) de l'Académie Française)
Philoctetes.free.fr


Voir autres mythes chez dieux et humains:

Cannibalisme de pouvoir, de sacrifice, de punition, de vengeance… à travers ces récits, on perçoit le sacrifice humain et le cannibalisme comme une anti-valeur du système normatif hellénique. Pour eux, ce rejet leur donne accession à un haut degré de civilisation.


Les fêtes dyonisiaques: vestiges du cannibalisme?

A l'ombre des cultes des dieux olympiens, lors des orgies bacchiques, cérémonies subversives mais non pas moins religieuses, sont effectuées à la nuit tombée, éclairées de torches, contrairement aux autres dieux qui étaient célébrés en plein jour. Un des rites étaient de mettre en pièce des animaux sauvages, et de manger leur chair crue. On le pratiquait aussi dans les mystères de la religion orphique, alors qu'en Crête, on faisait de même avec un taureau. Ces rites omophagiques (où l'on mange la viande crue) serait un des derniers restes du cannibalisme.
Source: http://www.cosmovisions.com/$Dionysos02.htm

Jean-Pierre Baud, dans son ouvrage "L'affaire de la main volée. Une histoire juridique du corps", suppose qu'à l'origine, les sacrifices furent d'abord humains, et au fur et à mesure du temps, remplacés par des animaux.

Des sacrifices humains de substitution

Ainsi, les rites cannibales et sacrificielles, furent aussi remplacés par la médiation, négociation, communication, ou encore des rites de substitution:
Denys d'Halicarnasse, rhéteur et historien grec, raconte comment Hercule mit fin aux sacrifices humains qu'offraient jusqu'alors les anciens sur le site de la future Rome:
« afin que ces hommes n'aient aucune peur ou scrupule d'avoir abandonné les sacrifices ancestraux, il apprit aux indigènes, pour apaiser la colère du dieu, à fabriquer à la place des hommes qu'ils jetaient pieds et poings liés dans le courant du Tibre des mannequins à figure humaine, habillés de la même façon qu'eux, et à les précipiter dans le fleuve, afin que la crainte superstitieuse qui habitait alors toutes les âmes fut extirpée, les apparences de l'ancien supplice étant sauvegardées. » (trad. V. Fromentin, CUF, 1998).
Source:Sacrifices humains et mises à mort rituelles à Rome: quelques observations par Françoise Van Haeperen: lien

L'historien précise aussi que les Romains accomplissaient encore ce rite à son époque, en mai; il correspond à la cérémonie des Argées, durant laquelle les vestales jetaient dans le Tibre des mannequins représentant des hommes.

Chez les grecs et les romains, les seules exceptions à l'accomplissement de sacrifices humains furent en temps de crise, de conflits, comme lors de la préparation de la bataille Salonique où l'on dédia des prisonniers perses aux dieux, et aussi pour respecter la pax deorum, (la paix des dieux, fondamentale chez les romains).

Philosophes et penseurs à contre-courant

A l'époque hellénistique, il existe toutefois des visions à l'encontre des normes de la société grecque: cyniques et stoïciens les remettent en question au profit du droit de l'individu face à la société, et pour s'opposer à toute forme de civilisation aliénatrice.

Dans son ouvrage "Nécrophagie cynique et stoïcienne", Daraki écrit: "la nécrophagie conseillée vise à transformer le corps en tombeau. La nécrophagie cynique et stoïcienne  vise à mêler inextricablement le statut des vivants et des morts".
Et dans "Oralité et violence", Kostas Nassikas ajoute: "les cyniques et les stoïciens de l'Antiquité grecque prônent la nécrophagie comme visant à vivre sa mort ; à ouvrir les profondeurs de la vie, à enrichir les dimensions de l'homme de son intériorité."

*Diogène
, IVeme siècle avant JC, déclarait qu'il n'y a aucun mal à manger n'importe quelle chair, animale ou humaine, tout comme le font certains peuples étrangers, car "en saine raison, tout est tout et partout". Théophile d'Antioche l'accuse d'avoir tenu des propos, tels que d' d'avoir "appris aux enfants de pousser devant eux leurs parents jusqu'à l'autel du sacrifice et à les manger jusqu'au dernier morceau"(surenchère ou vérité?)

*Hérodote
, historien du Vème siècle avant JC, prône la tolérance quand la religion des peuples impose le cannibalisme.

*A Rome, Sénèque, influencé par les pythagoriciens grecs et leurs idées de la réincarnation, posa la question suivante: si on mange un animal, cela sous-entend qu'il faut l'avoir tué, et à travers la réincarnation, on peut donc commettre un parricide. (car un parent peut se retrouvé réincarné dans un animal).

Un sacrement cannibale chez les chrétiens: L'Eucharistie

Si la culture du sacrifice humain et la pratique cannibale étaient surtout le fait des religions polythéistes, le monothéisme aussi: il y'a des dieux qui se repaissent du corps des hommes, mais chez les chrétiens c'est l'inverse: un Dieu qui offre sa chair et son sang.  
La veille de sa crucifixion,  lors de la cène, le dernier repas que Jésus-Christ prit avec ses apôtres, il fonda le sacrement de l' Eucharistie.
Selon Matthieu (26, 26-28) :
« Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit ; puis, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps ». Puis il prit une coupe et, après avoir rendu grâce, il la leur donna en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, versé pour la multitude, pour le pardon des péchés. »

Le sens de L'Eucharistie

Des intellectuels juifs (Freud, Abraham, Strack), ainsi que des antisémites (Daumer, Ghillany), critiquèrent l'Eucharistie catholique, pretextant une sublimation du culte anthropophagique.
René Girard, dans “Les Origines de la Cultures”, raconte que l'Eucharistie reprend le cannibalisme archaïque pour, paradoxalement, prouver le contraire: ici dieu se place en position de victime pour "libérer l'homme de l'illusion d'un dieu violent", par l'intermédiaire du Christ. Il utilise le rite cannibale des sociétés archaïques, pour faire prendre conscience de cette violence aux hommes et ainsi d'en sortir.
Lien: forum théorie mimétique
Dans l'Evangile selon Saint Jean, les disciples furent choqués par les paroles de Jésus, ils ne saisirent qu'une dimension morbide au premier abord.
L'Eucharistie symbolise la réunion mystique des fidèles dans un repas cannibale. Mais il y'a ingestion non de la chair morte, mais de vie, permettant la connexion au divin.
Ichtus

Discours de Jésus sur le pain de vie (saint Jean)
Spoiler:
“Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même, le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde."
Les Juifs alors se mirent à discuter fort entre eux; ils disaient: "Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger?"
Alors Jésus leur dit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour.
Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson.
Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Voici le pain descendu du ciel; il n'est pas comme celui qu'ont mangé les pères et ils sont morts; qui mange ce pain vivra à jamais."

On notera le lien du symbolisme du sang, avec celui de l'Ancien Testament;
Le sang des béliers servait de signe pour épargner les hébreux lors de la délivrance et de la sortie d'Égypte : « Quand l’Éternel traversera l’Égypte pour frapper et qu’il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Éternel passera par–dessus la porte et ne laissera pas le destructeur entrer dans vos maisons pour (vous) frapper. » (Exode 12:23).
Ce même sang permet la relation avec Dieu via le Christ : « C’est pourquoi Jésus aussi, pour sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. » (Hébreux 13:12)
Ainsi que la symbolique du pain, à travers la Manne dans l'Exode:
Toute la communauté des Israélites se mit à murmurer contre Moïse et Aaron dans le désert (Ex 16:2). Les Hébreux murmuraient contre Moïse, parce qu'ils mouraient de faim ; sur le soir, il leur tomba des cailles du ciel ; le matin suivant, il se répandit un brouillard ou une rosée ; lorsqu'elle fut évanouie, elle laissa sur les arbustes du désert de petites concrétions analogues au givre ; les enfants d’Israël regardèrent et ils se dirent l’un à l’autre : « Qu’est-ce que cela ? » car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : « C’est le pain que L’Éternel vous donne pour nourriture ».
Article sur le symbolisme de l'Eucharistie préfigurée dans l'ancien Testament

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Les pains et les poissons sont la manne du Christ unissant les fidèles dans la communion sacramentelle. (Stained glass detail, Canterbury Cathedral (first miracle))

La Transsubstantiation: la présence réelle du corps du Christ

"
Il y a une seule Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle absolument personne n’est sauvé et dans laquelle le Christ est lui-même à la fois le prêtre et le sacrifice, lui dont le corps et le sang, dans le sacrement de l’autel, sont vraiment contenus sous les espèces du pain et du vin, le pain étant transsubstantié au corps et le sang au vin par la puissance divine, afin que, pour accomplir le mystère de l’unité, nous recevions nous-mêmes de lui ce qu’il a reçu de nous. " (Quatrième Concile de Latran en 1215)
lien

C’est le concile de Trente qui a explicité et officialisé pour l’Église catholique romaine le dogme de la Transsubstantiation, en réaction contre les thèses protestantes qui étaient discutées à cette époque.
Les apparences du pain et du vin ne changent pas. Mais la substance (au sens de ce qui fait être) du pain et du vin disparaît et la substance du Christ est là.

Pour en savoir plus sur la Transsubstantiation, une vidéo explicative d’Arnaud Dumouch:"Théologie Métaphysique: L'être de l'eucharistie":
Spoiler:

Les luthériens ont gardé l’essentiel de la liturgie catholique, affirme la présence réelle du Christ dans la substance, mais  préfèrent utiliser le terme consubstantiation (lors de la Cène, le pain et le vin conservent leurs substances propres avec lesquelles coexistent les substances du corps et du sang du Christ.)
Mais aujourd'hui, il existe un réel désaccord entre catholiques/orthodoxes, et certains protestants, ces derniers considérant l'eucharistie comme symbolique.

Spoiler:



Sacrifices et Cannibalisme Aztèque: une mise à mort pour la renaissance

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Illustration du Codex Mendoza

Les sacrifices aztèques restent un sujet contreversé (sans compter le négationnisme qui encoure à ce sujet), car cette violence ordinaire à grande échelle est dérangeante! certains auteurs critiquent les témoignages de Cortès, un conquistador espagnol, qui aurait exagéré le cannibalisme aztèque pour justifier moralement sa conquête. Pourtant, ce peuple fut celui qui pratiquait ces rites avec le plus d'ampleur.

Cannibalisme: différentes raisons impliquées

On pense que l'anthropophagie des aztèques était exclusivement religieux; pourtant certains chercheurs ont mis en évidence différents facteurs. Dans son ouvrage "Le sacrifice humain chez les Aztèques", Graulich tentent de démontrer qu'elles sont toutes importantes dans l'explication du cannibalisme aztèque. Par exemple, le fait que cette civilisation soit basée sur un fonctionnement "potlatch": C'est un comportement culturel, souvent sous forme de cérémonie plus ou moins formelle, basé sur le don. Plus précisément, c'est un système de dons / contre-dons dans le cadre d'échanges non marchands." lien

Il cite d'autres auteurs, comme Yolotl González Torres, qui lui a bien montré que les Aztèques dévoraient leurs ennemis pour une simple raison de goût durant les Guerres Fleuries (elle cite des scènes de gavages pour engraisser les captifs)! Suazo, en 1521, raconte que les parties du corps du sacrifié furent parfois vendues sur le marché, et Munoz Camargo évoque des "boucheries publiques de chair humaine, comme il y'en a aujourd'hui de boeuf et de mouton".
Le dominicain Bartholomé de Las Casas comparait les rites cannibales aztèques à la transsubstantiation de l'eucharistie catholique, quand les sacrifiés représentaient les divinités.
D'autres témoignages firent échos de cannibalisme guerrier, en dehors de toute pratique religieuse (à la rigueur une part gardée en offrande aux dieux). Ils mangeaient les vaincus, pour s'approprier leurs qualités (Vaillant), par vengeance, pour garder des trophées de têtes humaines, ou encore par désir l'humiliation. Donc les raisons restent très disparates!

Le sacrifice et le cannibalisme restent la clef de voûte de la religion aztèque et de sa société: il n'y a qu'à voir les fondements de leur mythologie, leur cosmologie, de la mythologie, leurs systèmes politique, économique, et social... Pour comprendre:
Les conceptions religieuses chez les aztèques:

Loin du concept judéo-chrétien du Bien et du Mal, la religion aztèque est basée sur un système dualiste de l'univers: la vie et la mort sont un aspect complémentaire de l'existence. Le peuple aztèque était polythéïste, leurs dieux furent importés d'autres mythologies Méso Américaines, et voués à la conservation du monde, affectés à des tâches précises d'assistance aux hommes(dieux de la fertilité et agraire, dieux guerriers...).
Mais il existe une divinité typique de la religion aztèque; sa place est primordiale, car ils se considèrent comme le peuple élu de celui-ci : il s'agit de Huitzilopochtli, dieu du soleil et de la guerre, associé aux rites de guerre et de mort. Son nom nahuatl qui signifie « colibri de gauche », c'est-à-dire, symboliquement, « guerrier ressuscité » car après leur mort, l'âme des guerrier se transformait en colibri.
Il règne avec Tlaloc, appelé aussi Tlalocantecuhtlicelui qui fait ruisseler les choses », « celui qui sème », en nahuatl) qui est un dieu aztèque de l'eau et de la pluie. La sécheresse étant très redoutée en Méso Amérique, on lui sacrifiait généralement des enfants noyés.Les sacrifices donnés en l'honneur du dieu Tlaloc devaient éviter la sécheresse et les inondations.
Les Mythes Cosmogoniques

Les mythes cosmogoniques aztèques sont imprégnés de références aux sacrifices humains comme un élément nécessaire au fonctionnement et à l'équilibre du cosmos.

* Dans le mythe de la création du monde, dans lequel la déesse-terre Tlaltecuhtli réclame des cœurs humains et refuse de donner ses fruits avant d'être arrosée de sang.
* Dans le mythe de la création du Soleil et de la Lune, le sacrifice des dieux Nanahuatzin et Tecciztecatl leur permet de renaître sous la forme de ces astres puis le sacrifice des autres dieux est également nécessaire pour que le Soleil commence à se déplacer dans le ciel.
*Dans le mythe nahua de la Légende des soleils, la déesse-Terre donne le jour aux 400 Mimixcoas et à 5 Mecitin (c'est-à-dire des Mexicas) ; comme les Mimixcoas se laissent aller à la luxure et à la boisson et ne ramènent donc rien de la chasse, les cinq Mecitin sont chargés de tuer les 400 Mimixcoas pour que la Terre et le Soleil puissent s'en alimenter.
*Dans le Mythe de la création des hommes par le dieu Quetzalcoatl, qui, sous la forme de Xolotl le "Dieu-chien", alla dérober aux enfers de Mictlantecuhtli, les ossements desséchés des morts. Il fit sacrifice de son sang, en les arrosant avec celui-ci pour donner vie aux hommes. (Cependant, ce dieu s'opposait aux sacrifices des humains.)
Ce rôle régulateur est également lié à la Légende des soleils, selon laquelle les dieux avaient successivement créé plusieurs mondes ou « soleils » qui furent chaque fois anéantis avec leurs habitants ; les sacrifices humains devaient apaiser les dieux afin qu'ils ne détruisent pas encore le monde actuel. Les Aztèques pensaient aussi que les sacrifices permettaient au Soleil de continuer sa course dans le ciel.
Pour repousser ce chaos, il fallait alors verser aux dieux "l'eau précieuse", c'est à dire le sang, et ainsi le dieu soleil pouvait continuer à exister.
Lien


Le rite de mise à Mort

Les formes de sacrifices étaient variées: pendaisons, crémation, écrasement, criblé de flèches,... mais la méthode la plus documentée est la cardiectomie : l'arrachement du cœur sur une victime encore vivante sur la pierre du sacrifice (techcatl).
Lors des cérémonies sacrificielles, une représentation du dieu (sculpture, élément naturel, animal) auquel le rituel était dédié recevait en offrande une partie du corps du sacrifié (son cœur ou son sang le plus souvent).
Qui sacrifiait/mangeait t'on?

Le sacrifice concernait principalement les prisonniers, guerriers et esclaves, mais il pouvait également s'agir de volontaires. En effet, selon leurs croyances, la vie qui les attendait dans l'autre monde dépendait non de leurs actions sur terre mais de leur trépas ; or, les deux morts considérées comme les plus glorieuses étaient le sacrifice et la mort au combat.
En parallèle à l'article plus haut sur 'l'identité de l'altérité', les Aztèques distinguaient deux sortes de sacrifices et de victimes :les esclaves (faisant partie de la communauté) et les guerriers étrangers capturés.

Les esclaves seuls pouvaient représenter les divinités masculines ou féminines, lors des fêtes qui leur étaient consacrées. (à la seule et curieuse exception de Tezcatlipoca). Avant la cérémonie, on effectuait un bain rituel qui consister à effacer la "souillure" de l'état de captivité.
Les cadavres des guerriers captifs pouvaient alors servir d'autel à ces sacrifices. Après les exécutions, on descendait avec précaution les corps des esclaves en bas de la pyramide, alors que ceux des guerriers étrangers étaient jetés.

Puis les cadavres sont récupérés pour être consommés. Noblesse, prêtres et souverains se partagent le corps des sacrifiés, et notamment les membres inférieurs et supérieurs, sans assaisonnement ni épices. Le cœur était mangé par les prêtres, ou à des animaux sauvages gardés en captivité (serpents, jaguars) qui représentaient certaines divinités; les cuisses étaient réservées à l’empereur. Les ossements pouvaient servir à la fabrication d'instruments de musique, de cuillères, de poinçons ou encore de parures.
Spoiler:


Les Aghoris


C'est une secte shivaiste tantrique (Aghoreshwar Bhagvan Ram affirme qu'ils sont "au-delà et en amont des traditions connues.").
Les Aghoris sont les continuateurs des  Kapaliks, "les porteurs de crâne", une secte tantrique originaire du Kashmir dont les adeptes, des sâdhus revêtus de noir, effectuent leurs rites, se nourrissent et mendient à l’aide d’un bol fait de la partie supérieure du crâne humain (Kapal). Lors du IVeme siècle, ces derniers succèdèrent eux mêmes de l'influence des Pâshupatas, ascètes au corps couvert de cendres et vivants dans les champs de crémation.
Les Sages des cimetières et des déchets

Leur nom, en sanskrit "A-ghora",  signifie "Ce qui n’est pas terrible", "sans peur", "absence de difficultés", alors qu'en hindi, aghori signifie « sale, négligé ». De par leurs pratiques "subversives", ils ont toujours eu mauvaise réputation auprès de la société hindouiste traditionnelle. Ils s'habillent avec des habits de défunts, linceul, se maculent de leur cendres pour se protéger des maladies, accusés de manger la chair animale et de cannibalisme, de coprophagie, de boire de l'alcool....
“Les pratiques aghori visent à parvenir à cette connaissance naturelle de l’équanimité notamment par la confrontation à l’impureté. L’accent est porté sur la connaissance de l’énergie universelle, Shakti, méditée et comprise à travers les trois formes traditionnelles de la déesse (Sarveshwari): Mahakali représentant la destruction, Mahalakshmi, la préservation, et Mahasarvaswati, la création."
source

Les Aghoris fondent leurs croyances sur deux principes: Shiva est parfait et responsable de tout: de chaque pierre, arbre, animal, et de la pensée, ainsi que du mal, du bien. Cette dualité est illusion! Par conséquent, tout ce qui existe est parfait; ainsi, nier la perfection de toute chose nierait également le caractère sacré de la vie dans toute sa manifestation (et par delà, c’est nier la perfection de Dieu).
"Méditer sur les morts"

Le Shava Sadhana est un rituel aghori signifiant "méditation au-dessus d'un cadavre". Ses mantras mantras invoquent la Smashan Tara (déesse des lieux de crémation), qui bénira l' Aghori, et le dôtera de pouvoirs surnaturels. lien

" Le cadavre (Shava) par la puissance de l’ascète (Shakti), émanée de la déesse, devient Shiva". Jeu de mot bien connu des tantrikas qui y voient une méthode de résurrection des morts. Selon la lignée kinarami, cette pratique est avant tout symbolique, et s’apparente à des techniques d’investigation du Védanta (Connaissance de Soi). De même, le crâne demeure le siège de la pensée, et donc de l’illusion, puisque c’est la confusion mentale qui entraine l’ignorance. Ainsi purifié, le sâdakh (aspirant à la connaissance), parvient à la clarté de l’esprit.

Les cadavres, qui peuvent être soit tirés d'une rivière (y compris Gange), ou obtenus à partir de lieux de crémation,sont consommées à la fois crus et cuits sur une flamme nue.
Pour les Aghoris, le corps mort est considéré comme une matière naturelle dépourvue de la force de vie qu'elle contenait . Alors que pour les gens ordinaires, le cannibalisme est considéré comme primitif, barbare et impur, pour les Aghoris, il n y' a rien de profane, car la pureté comme l'impureté est une création de Shiva. C'est aussi une façon de renverser les tabous et les stéréotypes.
Transmuter la Mort

A travers cet acte de cannibalisme, les Aghoris tentent de découvrir comment la matière se transforme d'une forme à une autre: "c'est une forme de médecine spirituelle, qui consiste en une absorption symbolique de la maladie, et une en transmutation de celle-ci en santé, par le pouvoir du feu".
Swami Rama témoigne, après avoir observé un baba Aghori transmuter la chair "d'un cadavre humain flottant dans la rivière, en une nourriture végétarienne”. Selon le récit de Swami Rama, l'Aghori a également démontré la capacité de guérir les blessures instantanément, de transmuter un rocher dans un cube de sucre, et du sable dans les amandes et les noix de cajou.
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par Hagel le Mer 1 Oct 2014 - 20:29

C'est super intéressant
Merci Fennec!



GPS du forum: La fonction recherche est une voie prioritaire, la section débuter la bande d'arrêt d'urgence et les dossiers l'autoroute.
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par etoilelointaine le Mer 1 Oct 2014 - 22:58

vraiment passionnant, merci !
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par ch.ch le Jeu 2 Oct 2014 - 10:29

aha.. sujet inattendu.
Je suis toujours étonné de voir à quel point la morale est une chose toute relative et mouvante selon les époques
>
les parties du corps du sacrifié furent parfois vendues sur le marché, et Munoz Camargo évoque des "boucheries publiques de chair humaine, comme il y'en a aujourd'hui de boeuf et de mouton"

Joli dossier en tout cas !
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par Gwenddyd le Jeu 2 Oct 2014 - 11:46

Je n'avais pas la moindre idée de l'existence de ce concept. Merci donc pour ce dossier fascinant.
Je propose à Dieu un 11e commandement /D   :
"Tu ne mangeras point ton prochain"
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par Anna Ho Vala le Jeu 2 Oct 2014 - 16:23

Super, merci pour ce dossier Fennec !
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par Fennec le Ven 3 Oct 2014 - 10:56

Merci, je suis contente s'il vous a plu.
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par Eunice Hangwire le Ven 3 Oct 2014 - 12:30

wow, magnifique dossier *_*
merci à toi jap
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par Hermine le Ven 3 Oct 2014 - 14:17

C'est génial ! J'ai appris plein de trucs !

Quand j'étais à Katmandou (à Pashupatinath), on avait rencontré un shadu et on lui avait demandé s'il y en avait encore pratiquaient le cannibalisme (ce que le guide nous avait dit) et il a dit que non.

Je trouve que la méditation sur les morts, dans la version où on se visualise soi-même entrain de pourrir, est extrêmement intéressante du point de vue de la démarche personnelle pour faire face à la peur de sa propre mort. Dans nos pays, on a beau être constamment en contact avec des images très violentes, la mort est taboue et dans les contact qu'on a avec elle (accidents, décès de proches, ...) tout est fait pour atténuer les choses et pour passer le plus vite possible à autre chose plutôt que pour accompagner le processus.

C'est inspirants mais franchement y a des passages descriptifs qui m'ont filé la gerbe (salut l'étale de boucherie aztèque!) ^^
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par Hagel le Ven 3 Oct 2014 - 14:56

Par rapport au renvoi à la mort, il existe un autre dossier en association sur le forum, moins connu :
Arrow la vie après la mort

y a des passages descriptifs qui m'ont filé la gerbe
tout pareil /D



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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par Fennec le Ven 3 Oct 2014 - 18:32

Alors je ne vous conseille pas le livre de Monestier ^^, il est extrêmement détaillé et complet (forcément passionnant), et surtout, y'a de très belles photos! Aujourd'hui, contrairement à une époque, je suis obligée de le lire à petite dose, sinon j'ai la nausée.
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

Message par stf le Lun 3 Nov 2014 - 18:30

Sa c'est du dossier Fennec !
Très intéressant, j'ai appris beaucoup de chose...c'est vrai que certains passages sont assez hard mais en même temps c'est du cannibalisme.

Merci Fennec pour ce super boulot que tu nous as fais et tout le temps consacrer.


....Ton expérience n'aura de sens que celui que tu lui donne...
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Re: Dossier Octobre 2014: Le Cannibalisme Sacré

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