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Flore magique et astrologie de l'Antiquité - Guy Ducourthial

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Flore magique et astrologie de l'Antiquité - Guy Ducourthial

Message par Invité le Mer 21 Jan 2015 - 21:37

Présentation d'ouvrage



  • Nom : Flore magique et astrologie de l'Antiquité
  • Auteur : Guy Ducourthial
  • Langue : Français
  • Édition : Belin
  • Pages : 652 pages
  • Prix :


4eme de couverture :

«Botanique, magie, astrologie, médecine, c'est en apparence tout un bric à brac de concepts, de connaissances et de fantasmes disparates, une juxtaposition de souffrances quotidiennes, un univers bizarre de rêves et d'idéal, que l'Antiquité, par un fallacieux système magique, a cru pouvoir ordonner en un monde organisé.

Cette unification de l'hétéroclite, cette synthèse de l'irrationnel, comment a-t-elle pu se faire aux premiers siècles de notre ère? Pour apporter une réponse à cette question, Guy Ducourthial a lu et relu avec une attention aiguë des textes grecs et latins d'auteurs respectés, et en quelque sorte officiels, tels que Théophraste, Dioscoride ou Pline l'Ancien, mais surtout des bribes peu connues de textes rares restés inédits, partiellement traduits, mal traduits ou jamais traduits [...].

Que l'amateur érudit qui désire partir dans les campagnes à la recherche de telle plante de Zeus ou d'Aphrodite commence par lire ces pages, pour savoir, bien au fait de l'art botanique planétaire et de l'art botanique zodiacal, les choisir sans hésitation, pour sa propre sauvegarde et celle des siens...»

Danielle Gourevitch (extrait de la Préface)

Résumé :

Etudie, en s'appuyant sur des textes classiques (Théophraste, Dioscoride, Pline l'Ancien) et des fragments rares et mal connus, l'usage des plantes dans l'Antiquité, à travers divers aspects qui correspondent à autant de grandes parties du livre : connaissances botaniques de l'Antiquité (médecine incluse) ; plantes et magie, plantes et astrologie ; plantes et planètes ; plantes et zodiaque.
©Electre 2015

Sommaire :

[A recopier]

Détails sur l'ouvrage :

Botanique, magie, astrologie et médecine se trouvaient intimement liées dans l’Antiquité, et s’associaient même, aux premiers siècles de notre ère, dans un système cohérent, bien que fort éloigné de nos conceptions scientifiques. C’est à cette unification de l’hétéroclite, cette synthèse de l’irrationnel concernant des savoirs qui relèvent aujourd’hui des sciences naturelles que s’est intéressé Guy Ducourthial.

Docteur du Muséum National d’Histoire Naturelle, l’auteur a déjà publié en 1996 chez Pardès un ouvrage sur La Pomme. Il nous livre ici, dans la prestigieuse collection «L’Antiquité au présent» de Belin, dirigée par Yan Thomas, un ouvrage dense et érudit qui reprend des éléments de sa thèse intitulée Recherches sur les relations entre plantes non-cultivées, magie et astrologie dans l’Antiquité grecque, soutenue en 1993.

L’ouvrage est préfacé par Danielle Gourevitch, qui souligne son aspect novateur et particulièrement utile. En effet, Guy Ducourthial s’est abondamment appuyé sur des auteurs classiques et respectés, comme Théophraste, Dioscoride, Hippocrate, Galien ou Pline l’Ancien ; mais il n’a pas négligé des textes plus confidentiels, mal édités, voire inédits, dont il est pour certains d’entre eux le premier à proposer une traduction. Il a rassemblé des passages, fragments et opuscules très spécifiques, souvent difficiles à dater, difficiles à comprendre, plus encore difficiles à traduire.
La lecture est facilitée par la présence d’une liste des plantes (avec parfois le nom grec ou latin, car les identifications ne sont pas toujours assurées) indiquant leurs principales vertus selon les auteurs anciens, et de deux index (noms de plantes, auteurs et œuvres), ainsi que de nombreux tableaux récapitulatifs. La bibliographie, particulièrement riche, est présentée de manière thématique.

Les différents textes analysés révèlent l’approche originale du monde végétal proposée par les magiciens et les astrologues. Elle se distingue en effet de celle des philosophes, des naturalistes ou des médecins, même si elle intègre certaines conceptions propres aux uns ou aux autres et fait plus ou moins explicitement référence à un savoir botanique commun qui s’était progressivement constitué avant eux, les anciens Grecs s’étant toujours montrés sensibles à l’exceptionnelle richesse de leur environnement végétal. L’analyse permet de dégager les principaux aspects d’une botanique magique fondée pour une large part sur une conception de l’organisation du cosmos dont les différents composants entretiennent des relations de sympathie ou d’antipathie. Plusieurs de ces textes sont particulièrement consacrés à une botanique astrologique. Elaborée probablement à partir du IIe siècle avant J.-C., elle s’intégrait dans un système qui se voulait rigoureux et logique, dont l’ambition était d’expliquer le fonctionnement de l’univers et de prévoir la destinée des éléments qui le composent. Ainsi, les plantes, comme les êtres humains, étaient sensées subir l’influence des planètes et des constellations du zodiaque. Cette conception a inspiré de nombreux ouvrages ultérieurs, mais aussi de très nombreuses croyances populaires qui se sont perpétuées dans nos campagnes jusqu’au début du XXe siècle.

La première partie de l’ouvrage s’intéresse aux différentes approches de la connaissance des plantes chez les anciens Grecs (puis chez les Romains). C’est l’occasion d’une présentation des sources littéraires émanant des philosophes, des naturalistes ou des médecins, sans parler des nombreux textes, anonymes, qui laissent à penser qu’ils étaient l’œuvre de magiciens ou d’astrologues.
La deuxième partie dégage les principaux aspects de la botanique magique, c’est-à-dire de toute connaissance ou utilisation des plantes «dont la finalité est de produire, par des procédés occultes particuliers, des phénomènes inexplicables ou qui semblent l’être ou encore des effets que l’on pourrait croire impossibles à obtenir par les pratiques courantes, tant ils paraissent sortir du cours ordinaire de la nature» (p.104). Bien que l’Antiquité ne nous ait légué aucun ouvrage détaillé sur ce sujet, de nombreux textes ou fragments évoquent les propriétés magiques de certaines plantes (depuis le môlu de l’Odyssée) et les dispositions à prendre pour les récolter ou les utiliser, afin d’obtenir des effets particuliers dont on ne saurait bénéficier en recourant aux pratiques habituelles. Ces effets sont au reste variés : protection contre les maladies ou les maléfices, aphrodisiaques (ou anaphrodisiaques !), choix du sexe d’un enfant, etc…

La troisième partie met en évidence les spécificités de la botanique astrologique, qu’elle soit planétaire ou zodiacale. L’astrologie grecque s’est constituée dans le courant de l’époque hellénistique, s’inspirant de celles qui ont été développées au Moyen Orient et en Egypte. L’interdépendance des diverses échelles du cosmos se manifestait par des «chaînes» verticales reliant ensemble une divinité, un astre, une pierre, un animal, une plante et une partie du corps humain. Ainsi, à l’instar des Chaldéens, les Grecs associèrent une de leurs principales divinités à chacune des planètes. La médecine astrologique avait pour base la mise en relation des astres avec certaines parties du corps (variables selon les auteurs…), et avec certaines plantes qui entraient dans la composition de remèdes plus ou moins complexes. Il est malaisé d’identifier ces plantes avec certitude, mais l’on sait que l’héliotrope ou la chicorée sauvage étaient associés au Soleil, la pivoine à la Lune et l’asphodèle à Saturne. Une autre «école d’herboristes» semble avoir privilégié les rapports des plantes (et des parties du corps humain) avec les signes du zodiaque. Toutefois, la plupart des plantes ne semblent pas avoir été sélectionnées uniquement pour leur aptitude à guérir les affections propres aux organes placés sous l’influence des signes zodiacaux. Elles ont également été choisies en fonction des caractères attribués par les astrologues aux planètes domiciliées dans chaque signe du zodiaque. En outre, l’efficacité d’une plante zodiacale était réputée d’autant plus grande qu’elle poussait dans une région placée sous le même signe qu’elle (chacune des parties du monde étant également sous l’influence de l’un des douze signes). Les astrologues attribuaient aussi chaque jour de l’année et chaque heure du jour à un signe du zodiaque, ce qui revêtait une grande importance pour la récolte des plantes sauvages.

Nous sommes donc en présence d’un système complexe ayant sa propre cohérence, dont cet ouvrage s’attache surtout à présenter les indications botaniques. Ce domaine pourrait faire l’objet de recherches plus approfondies : jusque là les études s’étaient surtout cantonnées à l’analyse de la «flore mythologique», et peu à la «flore magique et astrologique» ou à la «flore des rites», cette dernière n’ayant pas encore fait l’objet d’un recensement systématique.
Sébastien Dalmon

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Re: Flore magique et astrologie de l'Antiquité - Guy Ducourthial

Message par Anna Ho Vala le Mer 21 Jan 2015 - 21:57

Ceci répond à cela...

Merci !

Anna Ho Vala
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Re: Flore magique et astrologie de l'Antiquité - Guy Ducourthial

Message par Hagel le Mer 21 Jan 2015 - 21:59

uhu, ajouté à ma wish-list!

Merci pour la référence sunny



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Flore magique et astrologique de l'antiquité, Guy Ducourthial

Message par Hagel le Mar 26 Jan 2016 - 15:23

Bonjour à tous,





Informations :

Editeur : Belin
Collection : L'Antiquité au présent
Auteur : Guy Ducourthal
-> Docteur du muséum national d'Histoire naturelle. Ses recherches portent sur la botanique, de l'Antiquité à la Renaissance.
Pages : 653
Prix : 35 euros 50

Résumé :

Botanique, magie, astrologie, médecine, c'est en apparence tout un bric à brac de concepts, de connaissances et de fantasmes disparates, une juxtaposition de souffrances quotidiennes, un univers bizarre de rêves et d'idéal, que l'Antiquité, par un fallacieux système magique, a cru pouvoir ordonner en un monde organisé. Cette unification de l'hétéroclite, cette synthèse de l'irrationnel, comment a-t-elle pu se faire aux premiers siècles de notre ère ? Pour apporter une réponse à cette question, Guy Ducourthial a lu et relu avec une attention aiguë des textes grecs et latins d'auteurs respectés, et en quelque sorte officiels, tels que Théophraste, Dioscoride ou Pline l'Ancien, mais surtout des bribes peu connues de textes rares restés inédits, partiellement traduits, mal traduits ou jamais traduits. Que l'amateur érudit qui désire partir dans les campagnes à la recherche de telle plante de Zeus ou d'Aphrodite commence par lire ces pages, pour savoir, bien au fait de l'art botanique planétaire et de l'art botanique zodiacal, les choisir sans hésitation, pour sa propre sauvegarde et celle des siens


Point de vue :

Forme :
un super papier glacé, une flopée de notes en appendices avec des références nombreuses et abondantes (plus de 100 pages!!), qui font de ce livre un petit bijou.
Avec un index de noms de plantes paginés, un classement des plantes et de leurs propriétés, en fin de livre.

Style d'écriture :
Il est clair que l'auteur est universitaire, et donc chaque présentation d'information se doit d'être justifiées. Pour lui, l'ésotérisme, les énergies sont une approche culturelle et sociale, donc vous ne verrez pas de considérations du type "oui, donc elle émet telle énergie, d'après mon expérience". Absolument pas.
Le livre se heurte ainsi souvent aux limites de l'auteur, par les textes qu'il a, car il n'utilise que des références (très pointues et très très intéressantes), mais qui vous permettent de voir quel texte antique fait référence à telle plante, en telle circonstance.

Fond :
Des modes de cueillettes magiques, à la nature d'une plante, ramassée à deux doigts, ou avec une serpe en airain, ou encore le chant de Médée pour récolter, ou la prière pour ramasser la racine, ou bien la façon dont les esprits et démons habitent les plantes selon la conception Antique...vous trouverez tout. Tout, tout, tout sur la question, dans les limites des traités Antiques.
Dans ce livre, l'approche culturelle et historique fait que médecine, ésotérisme & superstitions se confondent, bien évidemment. Mais tout est référencé, expliqué et soigneusement présenter, dans ce recueil.
La présentation particulière des prémices de la théorie des signatures (cf plantes et analogies d'Abraxas) dans le rapport à l'astrologie, fait prendre une place toute particulière aux étoiles et à la terre.

Conclusion :
Un classique pour les amateurs et passionnés de plantes, d'astrologie & d'ésotérisme.



Bien à vous, Hagel




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Re: Flore magique et astrologie de l'Antiquité - Guy Ducourthial

Message par Gwenddyd le Jeu 28 Jan 2016 - 8:34

Je le veux !

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