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Yves Rocard

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Yves Rocard

Message par Hagel le Dim 7 Sep 2008 - 11:56

Bonjour,

Yves Rocard, né à Vannes le 22 mai 1903 et mort à Paris le 16 mars 1992, est un physicien français. Il est le père de Michel Rocard. Il est l'un des seuls scientifique à avoir travailler sur le magnétisme et le biomagnétisme. Ses travaux sont exceptionnels.

Biographie:

Il entre à l'École normale supérieure en 1922 et est reçu au concours d'agrégation de sciences physiques en 1925. Par la suite, il est boursier d'études à la Faculté des sciences pour préparer une thèse de doctorat.

En 1927, il devient docteur ès mathématiques (L'hydrodynamique et la théorie cinétique des gaz), puis ès sciences physiques en 1928 (Théorie moléculaire de la diffusion de la lumière par les fluides, thèse préparée au laboratoire de Charles Fabry). Il est alors chargé du cours de la Fondation Peccot au Collège de France puis nommé maître de recherches en 1932. Il devient maître de conférences de physique à la faculté des sciences de Clermont-Ferrand en 1939 puis le 1er octobre 1939 maître de conférences de mécanique expérimentale des fluides à la faculté des sciences de Paris.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il faisait partie d'un groupe résistant (Cohors-Asturies). Lors d'une mission particulièrement dangereuse, il s'envole vers l'Angleterre dans un petit avion. Là, il rejoint De Gaulle qui le nomme directeur de recherche des Forces navales françaises libres. Il s'intéresse particulièrement à la détection par les radars anglais de fortes émissions radio du soleil (non pas durant un travail scientifique, mais comme interférant avec l'utilisation purement militaire du radar).

Après la guerre, Rocard revient en France, et commence sa véritable carrière. En 1945, il devient professeur titulaire de physique et directeur du laboratoire de physique de l'ENS, succédant à Georges Bruhat. Il y met en place un site de radio-astronomie, parvenant même à mettre la main sur « 2 miroirs de radar allemands de type Wurzburg, chacun de 7,5 m de diamètre » indispensables pour démarrer un tel projet. Utilisant ses contacts du temps de guerre, il parvient à accéder à l'ultra secret Centre de recherche de la Marine nationale de Marcoussis, Essonne.

Il est également l'inventeur de la première lampe radio à chauffage indirect, et fit des études sur le radio-atterrissage sans visibilité.

À partir de 1947, il devient conseiller scientifique pour les programmes militaires au CEA, après la mise à l'écart de Frédéric Joliot-Curie considéré comme un membre trop influent du PCF. En 1951, il est responsable scientifique des programmes qui vont conduire la France à la maîtrise de l'armement nucléaire. Il est en quelque sorte le père des bombes A et bombes H françaises.

En 1952, malgré les travaux pionniers en radio-astronomie menés en France, il devient évident que d'autres utilisent des instruments plus puissants face auxquels les Français ne pourront pas s'aligner. Rocard soutient vigoureusement le projet et le ministère de l'Éducation nationale accorde 25 millions de francs à l'École normale supérieure. Une place est trouvée pour l'observatoire de radio-astronomie à Nançay (Cher), site célèbre en raison de ses 32 radio-télescopes alignés en plein champ.

Sous son impulsion, le laboratoire de physique de l'ENS à Paris démarre en 1955 la construction du Laboratoire de l'accélérateur linéaire à Orsay, Essonne, pour donner aux scientifiques leur premier accélérateur d'électrons.

Parallèlement, il entreprendra également des recherches variées sur :

les semi-conducteurs,
la stabilité au vent du pont de Tancarville;
la sensibilité des sourciers (à partir de 1957);
les ovnis et le projet Blue Book en 1966 (il fit partie du Collège Invisible de Josef Allen Hynek).
En mai 1963, la revue de vulgarisation scientifique Science et Vie dans son numéro 548, lui consacre un article titré « Après des années de polémique, Science et Vie l'affirme "Oui la radiesthésie est vraie !" ». L'auteur de ce dossier, Charles-Grégoire Maubert, après avoir interviewé Yves Rocard, explique comme suit les raisons pour lesquelles la baguette de sourcier se met à bouger à certains moments : « (...) l'eau qui filtre dans des milieux poreux, sous l'action d'une différence de pression, fait, naître des potentiels électrocinétiques, par un effet Quincke, bien connu depuis 1850. Ces potentiels font circuler dans la terre des courants électriques. En outre, dans nombre de cas, des phénomènes accessoires, liés à la présence de l'eau, provoquent dans le sol des différences de potentiel corrélatives souvent bien plus importantes. » Les expériences d'Yves Rocard qui ont ensuite été refaites par le comité Para avec une méthode plus rigoureuse (randomisé, double aveugle) ont été négatives.

En 1973, à 70 ans, il quitte le laboratoire de physique de l'École normale supérieure et Jean Brossel prend sa succession à la direction. En 1981, dans la dernière partie de sa vie, Rocard concentre son intérêt sur les faibles valeurs du magnétisme et le biomagnétisme. Il mène des recherches sur la sensibilité des sourciers, capables de déceler une variation de magnétisme de l'ordre du milligauss. Cela lui vaudra les foudres de l'Union rationaliste notamment, et lui coûtera un fauteuil, quasiment réservé, à l'Académie des sciences qui lui reprochera ses « recherches par trop insolites ». Quelque chose d'Yves Rocard, passionné de sourcellerie, existe dans le personnage du professeur Tryphon Tournesol lorsqu'on le voit utiliser son fameux pendule.

Rocard meurt en 1992 à Paris, année où la Société française de physique « en hommage à l'ensemble de son œuvre » créera le prix qui porte son nom, et « récompense un transfert de technologie entre un laboratoire de recherches public et une compagnie privée ».

Citations:

« Vous savez, le magnétisme et les magnétiseurs survivront, ainsi que les radiesthésistes et les sourciers. Si la science pouvait tout expliquer et la médecine, tout guérir, c’en serait fait du magnétisme et des “capteurs” d’ondes mais - et c’est tant mieux -, ce n’est pas le cas. Il y a 30 ans, quand j’ai commencé à m’intéresser aux sourciers, qui sont, en fait, des radiesthésistes, et aux magnétiseurs, mes collègues scientifiques pensaient que la sénescence me gagnait mais vous constaterez que j’ai encore bon pied bon œil et je réponds à vos questions. Les magnétiseurs et les radiesthésistes existent parce qu’ils obtiennent des résultats incontestables. Ils existeront aussi longtemps qu’ils continueront à obtenir ces résultats. »
Interview du Pr Yves Rocard par Christian Becant (Revue de Radiesthésie, Janvier 2004).

Publications:

Rôle de la Lumière Diffusée par l'Atmosphère dans la visibilité. Bull. Techn. S.T.I.Aé, n°45, Paris, 1928
Jean Cabannes - La diffusion moléculaire de la lumière, volume 16 de cette série - avec la participation d'Yves Rocard, PUF, Conférences-rapports de documentation sur la physique, 1931, 53 figures In-8, 1 vol. - 320 pp.
L'hydrodynamique et la théorie cinétique des gaz. Paris: Gauthier-Villars, 1932
Diffusion de la lumière et visibilité, projecteurs, feux, instruments d'observation. Paris: Edition de la Revue d'Optique, 1935
Propagation et absorption du son. Paris: Hermann, 1935
La stabilité de route des locomotives. 1re partie. Paris: Hermann, 1935
La stabilité de route des locomotives, 2e partie avec Julien, M. Paris: Hermann, 1935
Les phénomènes d'auto-oscillation dans les installations hydrauliques. Paris: Hermann, 1937
Théorie des oscillateurs. Paris: édition de la Revue Scientifique, 1941
Dynamique générale des vibrations, Paris, Masson & Cie, 1943, 4e édition. Paris: Masson, 1951
Le signal du sourcier (Dunod 1962), épuisé
Électricité, 3e édition. Paris: Masson, 1966 (1re édition en 1950)
Thermodynamique, 2e edition. Paris: Masson, 1967 (1re édition en 1952)
L'instabilité en mécanique; automobiles, avions, ponts suspendus. Paris: Masson, 1954
Les Sourciers (Que sais-je, n° 1981, ISBN 2130370071
Mémoires sans concessions. Paris: Grasset, 1988
La science et les sourciers ; baguettes, pendules, biomagnétisme. Paris: Dunod 1989, ISBN 2100029967

Yves Rocard, Le signal du sourcier, éditions Dunod, 1962 (épuisé).
Yves Rocard, La science et les sourciers ; baguettes, pendules, biomagnétisme, Paris: Dunod 1989, (ISBN 2100029967).
Yves Rocard, Les Sourciers - Collection "Que Sais-je" n° 1939 (Presses Universitaires de France)


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