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Une question de bon sens ?

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Une question de bon sens ?

Message par L'Impératrice d'Alcove le Lun 16 Nov 2015 - 9:31

Khairé !

Une question se pose régulièrement en magie de nos jours, il s’agit du sens où commencer la création du cercle, ou d’une manière générale, le sens au sein de la pratique. Doit on commencer notre cercle à l’Est ou au Nord ? Tourner dans le sens horaire, antihoraire ou ne pas tourner du tout ? Comment moduler nos mouvements selon le but de notre rituel, c’est ce que je vous propose de voir ensemble.

Le monde ésotérique vit actuellement dans un dualisme assez manichéen. Le sens horaire étant généralement considéré comme « bénéfique » et le sens antihoraire comme « maléfique ». Cette conception nous vient de la course du soleil. En effet, la montre étant l’évolution du cadran solaire et sachant que ces deux inventions se sont développée dans l’hémisphère nord, le sens horaire correspond à la course du soleil. Cet astre ayant toujours été considéré comme bénéfique par les anciens, nous lui avons donc attribués la même connotation au sens de sa rotation.

Nous avons affaire ici à l’explication la plus commune dans le monde ésotérique contemporain. Cependant, cela pose un problème. Si cette explication peut fonctionner pour nous, habitants de l’hémisphère nord, il ne s’agit absolument pas d’une règle pouvant être appliquée n’importe où. Il est donc important de savoir si les textes que nous utilisons se basent ou non sur une logique solaire et si il n’existe pas une loi plus universelle.

Si nous prenons l’exemple de pratiques plus anciennes comme les pratiques hermétiques gréco-égyptiennes. Nous voyons que le sens lié à la rotation solaire n’est pas respectée dans les traces rituelles écrites que nous possédons. Il existe de nombreuses amulettes de destruction basées sur une rotation horaire et des amulettes de protection basées sur un sens antihoraire. Heureusement, un des textes fondamentaux de la métaphysique antique vient nous informer à ce sujet.

Hermès : Tout mobile est mû non dans quelque chose qui est mû, mais dans quelque chose qui est en repos : et le moteur est lui aussi en repos, car il lui est impossible d’être mû avec ce qu’il meut.
Asclépios : Comment alors, ô Trismégiste, les choses d’ici-bas sont-elles mues avec les choses qui les meuvent ? Je t’ai entendu dire en effet que les sphères des planètes sont mues par la sphère des fixes.
Hermès : Il ne s’agit pas là, Asclépios, d’un mouvement solidaire, mais d’un mouvement opposé : car ces sphères ne sont pas mues d’un mouvement uniforme, mais de mouvements opposés l’un à l’autre, et cette opposition implique un point d’équilibre fixe pour le mouvement.
   – Corpus Hermeticum, Livre. II.vi

   Car la résistance est arrêt du mouvement. Ainsi donc les sphères des planètes étant mues en sens contraire de la sphère des fixes. Ils sont déplacés l’un par l’autre en opposition. Ils sont déplacés autour de leur opposé par un point fixe et il ne peut en être autrement.
   – Corpus Hermeticum, Livre. II.viii


Comme nous l’indique le Corpus Hermeticum, tandis que les sphères planétaires tournent dans le sens horaire tandis la sphère des étoiles fixe tourne dans un sens anti-horaire.

Mais revenons à un texte de magie pouvant expliciter le lien entre les sphères le mouvement mais surtout ce qui nous intéresse: le mage.

   Le Cercle est donc une figure symbolique de l’Infini, de la Divinité dans tous Ses Aspects, telle qu’elle peut être appréhendée par le Microcosme, c’est à dire, parfait Dessiner, donc, un Cercle magique signifie que l’on représente le Divin dans Sa Perfection, que l’ on entre en contact avec Lui. Ceci a lieu surtout au moment où le Mage se tient debout au milieu du Cercle car c’est par ce geste que le contact avec la Divinité est spécialement réalisé. Le Mage communique avec le Macrocosme dans le plus haut degré de sa conscience. En conséquence, selon la véritable Magie, il est tout à fait logique que le fait de se tenir debout au milieu d’un Cercle magique revient à ne faire qu’un, chacun dans sa propre conscience, avec Dieu
   –  La pratique de la magie évocatoire – Franz Bardon

Ainsi le cercle représente le macrocosme et le mage au centre l’expression du divin. Nous pouvons ainsi concevoir que notre cercle représente symboliquement le déploiement des différentes sphères propre à la tradition hermetique. D’ailleurs ce cercle, bien qu’il puisse être simple (un trait), est normalement complexifié par l’ajout de noms et d’éléments en correspondance avec la ou les sphères sphères liées au travail que l’on désire réaliser.

C’est donc une fois notre but déterminé et après avoir choisi l’élément astral qui servira de base à l’élaboration du rite que nous pourrons déterminer dans quel sens aura lieu le rituel pour ainsi être en harmonie avec le mouvement de l’énergie des cieux et pouvoir effectuer le rituel dans une parfaite stabilité. Nous nous retrouvons donc ici dans un géocentrisme valable pour tous les pratiquants et englobant une plus grande compréhension métaphysique que la simple rotation solaire, qui elle, sera plutôt utilisée soit dans une tradition ayant oubliée la métaphysique astrale, soit dans un travail ayant lieux sur le travail sub-lunaire.

PS: Je ne suis pas encore autorisé à publier des images, du coup je me contente du texte.
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Re: Une question de bon sens ?

Message par Abraxas le Lun 16 Nov 2015 - 16:47

Salut,

Quel bonheur que de découvrir ce sujet ce matin, la question du « sens » est une question très intéressante et qui amène invariablement beaucoup de questionnement.

J’aimerais dire en préambule, et pour ajouter quelques éléments de réflexions, que la question du sens « horaire » comme étant bénéfique, versus le sens « antihoraire » comme étant maléfique, n’est pas uniquement lié à la création du cadran solaire, mais aussi au fait que la majorité de la population est droitière. Les poignées de portes, les vis, ont également des sens de rotation « horaire », c’est lié au fait que nous sommes majoritairement « droitier », et ce sens de rotation est celui qui est mécaniquement le plus « naturel » pour la majeur partie d’entre nous.

Le sens de lecture « horaire » des montres est une convention lié au gnomon en partie, mais également à ce mouvement mécanique naturel (et donc aux méthodes de fabrication des montres), et finalement au sens de lecture commun, il existe des exceptions bien sûr, tout le monde connait (ou pas) par exemple l’horloge de l’ancienne synagogue de Prague qui tourne en sens antihoraire.

Si la « gauche » qu’on appelle « sinistra » en latin, a si mauvaise réputation c’est entre-autre lié au fait que le « gaucher » est une exception, et que dans les stratégies militaires antiques, le côté gauche est le côté le plus faible. On en garde des traces très visibles, on parle d’une personne maladroite en disant qu’elle est « gauche » et on dit d’une personne qui respecte les règles du devoir qu’elle fait preuve de « droiture ». Ces notions sont universelles dans le sens où elles ne dépendent pas de l’hémisphère, comme c’est le cas du cadran solaire, qui n’est que la « projection » de l’ombre du soleil, et qui dépend avant tout de la position de l’observateur et du type de cadran qu’il utilise (les gnomons tournant effectivement en sens inverse suivant l’hémisphère).

Ces notions se retrouvent dans la qualification des « voies de la main gauche » et des « voies de la main droite », ces notions peuvent paraitre manichéennes, mais elles ne sont, je pense, que des conventions de langages, des notions que l’on peut à mon humble avis considérer comme étant purement arbitraire.

Concernant l’explication d’Hermès, elle présuppose semble-t-il un modèle géocentrique, ou le « point fixe » dont il est question est la terre, si nous devions nous en tenir à cette interprétation que la sphère des fixes tournent dans un sens antihoraire et que la sphères des planètes tournent dans un sens horaire, cette interprétation ne serait plus vrais dès lors que les planètes entre dans leur mouvement rétrograde (et donc antihoraire pour l’observateur), que les anciens connaissaient pourtant parfaitement. Je n’ai pas les références sous la main, mais il serait intéressant de voir comment le corpus Hermeticum aborde ce paradoxe.

D’un point de vue scientifique ou physique, cette notion de sens de rotation ne fait pas vraiment de sens, celui qui sur le dos est emporté dans un ouragan dans l’hémisphère nord dira qu’il tourne vers la gauche et celui qui est emporté sur le ventre dira qu’il tourne vers la droite….Mais pour le bien d’avoir une discussion « normé » on dira pourtant que dans l’hémisphère nord les dépressions tourne en sens « antihoraire », c’est une convention qu’on s’impose comme convention de langage, identique me semble-t-il à celle qu’on utilise dans l’ésotérisme finalement.

De notre côté donc, à la lumière des connaissances actuelles, devrait-on dire que la rotation de la terre serait « horaire » ou « anti-horaire » ? On pourrait dire que cela dépend de l’observateur. La terre ne tourne que dans un « sens » mais la perception de ce « sens », et corollairement le « trompe l’œil » que représente le mouvement des planètes et du soleil, dépend de ce que l’observateur définie comme étant le devant et le derrière, comme étant le haut et le bas, de ce qu’il définit comme convention.

La question du cercle en magie, est je pense, intimement lié à la question de la croix, car elle présuppose un positionnement spatial. Un alignement « terrestre » (les 4 directions) et un alignement « céleste » (la course des étoiles), un axe ouranien et un axe chtonien, un alignement de l’opérateur entre sa position spatiale sur terre, avec un référentiel céleste et divin, au croisement des chemins, au « centre » du cercle, l’opérateur est alors « en conscience » comme dirait Bardon, unit au principe divin.

Ce qui est « fixe » dans le sens ou hermès l’entendrait au vu des connaissances que nous avons aujourd’hui, c’est uniquement l’observateur. C’est lui qui fixe un point d’ancrage, qu’on pourrait qualifier d’arbitraire ou de purement théorique.

La question fondamentale et sous-jacente à ce que nos ancêtres (et nous-même) essayons de répondre c’est « qu’est-ce qui met ce système en mouvement », en gros qu’est-ce qui est la source, qu’est-ce qui est l’ « énergie » qui initie ce mouvement (et par extension donc le rite).

Si nous devions relier cela à une hypothétique question énergétique, on pourrait penser qu’il existe une énergie « tellurique » et une énergie « astrale », et que leur sens de rotation sont opposés. Certaines tradition utilise le sens tellurique, et le définisse comme tel, d’autres utilisent le sens « astrale » et le définisse comme tel, les différences entre les « directions » d’ouverture et de fermeture, d’orientation de l’opérateur, et de « sens de rotation », font parfois spécifiquement référence à cette différenciation.

Les rites « magiques », sont les rejetons des rites spirituels des traditions qui les ont engendrées et qui nous ont précédés, ils ne se comprennent que dans le cadre de ces référentiels spirituels. Je ne suis pas sûr qu’on puisse généraliser en disant que « les traditions » ont oubliés la métaphysique astrale. Pour certaines traditions cette métaphysique n’existe tout simplement pas, dans le sens ou pour certaines traditions il n’y a pas de distinction autre que symbolique entre le monde sublunaire et le monde astrale et que ces distinctions, pour autant qu’elles existent dans une tradition donnée, n’utilisent pas toutes ce vocabulaire qui est spécifique à l’hermétisme. Pour d’autres traditions, qui se replacent dans environnement « moderne », il faut remettre en relation ces rites, avec ce qui les a engendrés, c’est-à-dire des explications causales qui sont tout autant « physique » que métaphysique des phénomènes observés. De nos jours, cela nous oblige donc : soit à dissocier le spirituel du matériel, soit à revoir notre référentiel spirituel pour l’accorder avec la réalité de nos connaissances « physiques », ce n’est donc pas toujours un « oubli », mais parfois au contraire une volonté lucide, que l’on peut critiquer à loisir, mais qui n’est pas forcément dépourvu de « sens » ou de « bon sens » ;-).

Les « rajouts » que l’on trouve sur les cercles d’invocations ou d’évocation, ne font pas il me semble, systématiquement spécifiquement de relation avec la théorie des sphères, que l’on retrouve indépendamment de l’hermétisme d’ailleurs, il me semble que ces ajouts sont plus des tentatives d’alignement entre le macrocosme et le microcosme dans le sens ou, par exemple, les « noms de fleuves » du paradis, le nom des « archanges » des directions, ou de leur personnification, des « daimons » gardien des directions « célestes », font justement référence à des directions « célestes » que l’opérateur aligne avec des directions « terrestre », il aligne donc son référentiel individuel ou terrestre avec le référentiel divin ou céleste.

Mais je suis fondamentalement d’accord finalement avec le questionnement initial, on ne peut pas « simplifier » en se disant qu’un sens serait bénéfique et un sens serait maléfique, il faut cependant replacer le contexte de l’utilisation, non pas dans un cadre purement hermétique et en relation unique avec cette logique de la dispersion dans le monde sublunaire de l’influence des sphères célestes, mais dans un sens plus large, dans la tradition et/ou le référentiel spirituel qu’on utilise.

Cela va donc plus loin selon moi que l’interprétation d’une relation entre la théorie des sphères hermétiques et le « sens » de rotation qu’on utilise, même si la réflexion est très intéressante, il faut l’étendre je pense suivant le « rite » qu’on observe.

Grü

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Re: Une question de bon sens ?

Message par Hagel le Mar 17 Nov 2015 - 9:14

Bonjour,

Pour rajouter ma petite pierre au débat spécial pop-corn
Dans l'hémisphère Nord, les vortex, tornades, trombes, eau qui s'écoule...tourne dans le sens horaire.
On peut aussi y voir une correspondance naturelle analogique.

Biz



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Re: Une question de bon sens ?

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