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Le symbolisme de la rose

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Le symbolisme de la rose

Message par Hagel le Mar 7 Oct 2008 - 9:35

Bonjour,

Symbolisme de la rose:


La rose est, dans l'iconographie chrétienne, soit la coupe qui recueille le sang du Chri­st, soit la transfiguration des gouttes de ce sang, soit le symbole des plaies du Christ. Un symbole rosicrucien figure cinq roses, une au centre et une sur chacun des bras de la Croix. Ces images évoquent, soit le Graal, soit la rosée céleste de la Rédemption. Et puisque nous citons les Rose+Croix, remarquons que leur emblème place la rose au centre de la Croix, c'est-à-dire à l'emplacement du coeur du Christ, du Sacré-Coeur.

Ce symbole est le même que la Rosa candida de la Divine Comédie; laquelle ne peut manquer d'évoquer la Rose mystique des litanies chrétiennes, symbole de la Vierge; le même peut-être aussi que celui du Roman de la Rose. Angelus Silesius fait de la rose l'image de l'âme, celle aussi du Christ, dont l'âme reçoit l’empreinte. La rose d'or, autrefois bénie par le Pape le quatrième dimanche de Carême, était un symbole de puissance et d'instruction spirituelles (DEVA) mais aussi sans doute un symbole de résurrection et d'immortalité.

La rosace gothique et la rose des vents marquent le passage du symbolisme de la rose à celui de la roue.

Il faut enfin noter le cas particulier, en mystique musulmane, d'un Saadi de Chiraz, pour qui le Jardin des Roses est celui de la contemplation : J'irai cueillir les roses du jardin, mais le parfum du rosier m'a enivré. Langage que la mystique chrétienne ne refuserait en aucune manière, en com­mentaire du Cantique des Cantiques sur la rose de Saron.

La rose, par son rapport avec le sang répandu, parait souvent être le symbole d'une renaissance mystique.

Sur le champ de bataille où sont tombés de nombreux héros, poussent des rosiers et des églantiers... Des roses et des anémones sont sorties du sang d'Adonis tandis que ce jeune dieu agonisait...

Il faut, dit Mircea Eliade, que la vie humaine se consume complètement pour épuiser toutes les possibilités de création ou de manifestation; vient-elle à être interrompue brusquement, par une mort vio­lente, elle tente de se prolonger sous une autre forme: plante, fleur, fruit (ELIT).

Les cicatrices sont comparées à des roses par Abd Ul Kadir Gilani, qui attribue à ces roses un sens mystique.

Selon F. Portal, la rose et la couleur rose constitueraient un symbole de régéné­ration du fait de la parenté sémantique du latin rosa avec ros, la pluie, la rosée. La rose et sa couleur, dit-il (PORS, 218) étaient les symboles du premier degré de régénération et d'initiation aux mystères... L'âne d'Apulée recouvre la forme humaine, en mangeant une couronne de roses ver­meilles que lui présente le grand prêtre d'Isis. Le rosier, ajoute cet auteur, est l’image du régénéré, comme la rosée est le symbole de la régénération (220). Et la rose, dans les textes sacrés, accompagne bien souvent le vert, ce qui confirme cette interprétation. Ainsi dans l’Ecclésiaste (24, 14) ; J'ai grandi... comme les plants de roses de Jéricho, comme un olivier magni­fique dans la plaine. L’olivier était consa­cré à Athéna — la déesse aux yeux pers — qui naquit à Rhodes, l’Ile des roses : ce qui suggère les mystères de l'initiation. Et les rosiers étaient consacrés à Aphrodite en même temps qu’à Athéna. La rose était chez les Grecs une fleur blanche, mais lorsque Adonis, protégé d'Aphrodite, fut blessé à mort, la Déesse courut vers lui, se piqua à une épine et le sang colora les roses qui lui étaient consacrées.

C'est ce symbolisme de régénération qui fait que, depuis l’Antiquité, on dépose des roses sur les tombes : les anciens... nom­maient cette cérémonie rosalia ; tous les ans, au mois de mai, ils offraient aux mânes des défunts des mets de roses (PORS, 222). Et Hécate, déesse des Enfers, était parfois représentée la tête ceinte d’une guirlande de roses à cinq feuilles. On sait que le nombre cinq, succédant au quatre, nombre d’accomplissement, marque le départ d’un nouveau cycle.

Au septième siècle, selon Bède, le tombeau de Jésus-Christ était peint d'une couleur mélangée de blanc et de rouge. L'on retrouve ces deux éléments composants de la couleur rose, le rouge et le blanc, avec leur valeur symbolique traditionnelle, sur tous les plans, du profane au sacré, dans la différence accordée aux offrandes de roses blanches et de roses rouges, ainsi que dans la différence entre les notions de passion et de pureté et celles d’amour transcendant et de sagesse divine. Aux armes des reli­gieuses, dit le Palais de l’Honneur, l’on met une couronne composée de branches de rosier blanc avec ses feuilles, ses roses et ses épines, qui dénote la chasteté qu’elles ont conservée parmi les épines et les morti­fications de la vie.

La rose est devenue un symbole de l’amour et plus encore du don de l’amour, de l’amour pur... La rose comme fleur d’amour remplace le lotus égyptien et le narcisse grec ; ce ne sont pas les roses frivoles de Catulle... mais les roses celtiques, vivaces et fières, non dépourvues d’épines et lourdes d’un doux symbolisme: celle du Roman de la Rose, dont Guillaume de Lorris et Jean de Meung font le mystérieux tabernacle du Jardin d'Amour de la Cheva­lerie, rosa mystica (les litanies de la Vierge, roses d’or que les Papes donneront aux princesses méritantes, enfin l’immense fleur symbolique que Béatrice montre à son amant fidèle parvenu au dernier cercle du Paradis, rose et rosace à la fois (GHYN, 2, 41).

L’amour paradisiaque sera comparé par Dante au centre de la rose: Au centre d’or de la rose éternelle, qui se dilate et va de degré en degré, et qui exhale un parfum de louange au soleil toujours printanier, Béatrice m’attira... (DANC, le Paradis, chant XXX. 124-127 - chant XXXI, v.4-22).

Blanche ou rouge, la rose est une des fleurs préférées des alchimistes dont les traités s’intitulent souvent rosiers des philosophes. La rose blanche comme le lis fut liée à la pierre au blanc, but du petit oeuvre, tandis que la rose rouge fut associée à la pierre au rouge, but du grand oeuvre. La plupart de ces roses ont sept pétales dont chacun évoque un métal ou une opé­ration de l’oeuvre (VANA, 27). Une rose bleue serait le symbole de l'impossible.

Source : Dictionnaire des symboles, J. Chevalier et A. Gheerbrant

Le symbolisme de la rose dans le langage des fleurs :


La rose rouge : l'amour et le respect. Sang de la blessure et de la souffrance, passion amoureuse.

La rose jaune : la joie et l'amitié. Mais aussi mensonge, trahison, pour se faire pardonner une infidélité, une rupture.

La rose blanche : l’innocence, la pureté et le secret. Virginité, amour courtois, silence, intérêt.

Une rose blanche et une rouge : sympathie

Roses blanches et rouges : feu du coeur et beauté ardente.

La rose rose foncé : la reconnaissance.

La rose rose pâle : la joie (naissance, mariage).

La rose pêche : la modestie.

La rose corail : le désir.

La rose orange : la fascination.

La rose lavande : un coup de foudre.

Les symboles liés à l'aspect général de la rose :
Boutons de rose : l'enfance innocente.

Rose épanouie :
beauté passagère.

Rose sans épine : confiance, mais aussi le plaisir factice et facile.

Rose pompon : gentillesse et grâce enfantine.

Rose mousseuse : amour, volupté.

Feuille de rose : jamais ne m'importune.

Source : http://www.les-7-roses.com

Correspondances magiques :

Planète : Vénus

Elément : eau

Propriétés magiques de la rose rouge :
Portée sur soi : aide à la conception

En parfum : sert à communiquer avec les forces supérieures

Source : Formulaire de Haute-Magie, P. -V. Piobb

Bien à vous



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