
Connaitre ses dons, Vies antérieures, Désenvoûtement-Hantise...
Connexion
Pour contacter les administrateurs de ce forum:
>>Cliquez ici (sans oublier une adresse où pouvoir répondre)<<
OuLes druides
Page 1 sur 1 • Partager •
Les druides
Bonjour,
Les druides étaint les prêtres magiciens du peuple celte.
Le terme celte "druide" dérive de "dru-wid-es" signifiant grand savoir.
Un druide est en rapport immédiat avec le monde des esprits, il les voit et les entend, il possède la force de contraindre un esprit.
Le druide peut avoir recours à la divination, la prédiction, la satire maléfique ou encore la louange. Le procédé de divination le plus connu chez les druides est appelé "Ogam" ou sous le nom breton de "prenn-denn" qui a pris le sens de malheur.
Les 3 grandes forces du druidisme: Minéral, Végétal, Animal.
Devenir druide ne se fait pas par le simple souhait, c'est une tradition orale transmise durant 20 années d'études.
Bien à vous.
Les druides étaint les prêtres magiciens du peuple celte.
Le terme celte "druide" dérive de "dru-wid-es" signifiant grand savoir.
Un druide est en rapport immédiat avec le monde des esprits, il les voit et les entend, il possède la force de contraindre un esprit.
Le druide peut avoir recours à la divination, la prédiction, la satire maléfique ou encore la louange. Le procédé de divination le plus connu chez les druides est appelé "Ogam" ou sous le nom breton de "prenn-denn" qui a pris le sens de malheur.
Les 3 grandes forces du druidisme: Minéral, Végétal, Animal.
Devenir druide ne se fait pas par le simple souhait, c'est une tradition orale transmise durant 20 années d'études.
Bien à vous.
Re: Les druides
Donc il se peut qu'il y en aie encore de vrais? ou seuls ceux qui veulent se faire passer pour Druide restent?
Dante
-

Nombre de messages: 260
Age: 26
Re: Les druides
je doute que leur traditions est survécus...
hélas! Mais on peut trouver le courant néo-druidique qui reprend les légendes celtes et se rapprochent de la nature
Re: Les druides
si il en reste, mais ils sont très rare et se trouvent surtout en Irlande....

Et la grande question habituel par mail
Pour la lisibilité des postes et avoir plus de chance d'obtenir une réponse, merci de faire attention à la ponctuation et à ne pas faire de pavés incompréhensibles.
Règle perso:
Lire le forum avant de poster n'importe quoi.
Re: Les druides
En Bretagne il y a encore des Druides, ou plutot néo druides.
Il y a néanmoins un petit soucis concernant le "Druide contemporain",
car le Druide appartenait au sommet de la caste celtique.
Ils ont une fonction divinatoire, pratiquent les sacrifices, mais sont aussi ceux qui transmettent le savoir, avec une fonction d'historien, juriste, philosophe, conseiller de guerre et parfois guerrier, dilplômate.
Mais il enseigne aussi la musique, littérature, médecine...20 ans d'apprentissage ne devaient pas être de trop avec tout ça lol
Un seul druide n'avait apparemment toutes ces fonctions en même temps.
Cette caste était divisée en trois partie:
- Théologiens
- Poètes
- Devins
Le Druide est le pilier de la société celtique, qui fait que même le roi n'agit pas sans l'aval du Druide et personne ne pouvait parler avant lui.
L'arbre celtique: http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/druide-92.htm
D'aprs certains historiens, les Druides auraient disparus au fur et à mesure que les romains aient pris le pouvoir au sein de la société celtique, ce qui amenuisa le rôle du Druide. La religion celtique était aussi contrôlée par les romains. Peu à peu le système celtique, qui a comme pilier le Druide, se serait romanisé et aurait fait disparaitre cette classe sacerdotale.
Ils tuèrent massivement les Druides et les chrétiens firent le reste.
La religion celtique ne pouvant survivre sans son Druide, celle ci aurait périclité. Se transformant en gallos romains puis en chrétiens.
Ne conservant que quelques traditions, puisque la transmission orale était interdite.
Donc nous possédons peu de preuves exhaustives...
Hormis celles à travers la retranscription faite par certains moines.
Textes paiens?...ou empli de christianisme...les chercheurs essaient de
décortiquer tout cela.
Le druidisme antique disparait définitivement d'Irlande au moyen age
lors de sa christianisation.
Le néo druidisme est né au XVIIIe siècle.
Certains scientifiques ne le reconnaisse pas car celui ci ne serait pas en corrélation avec les textes qui ont subsisté...après, c'est à chacun de voir..
Il y a néanmoins un petit soucis concernant le "Druide contemporain",
car le Druide appartenait au sommet de la caste celtique.
Ils ont une fonction divinatoire, pratiquent les sacrifices, mais sont aussi ceux qui transmettent le savoir, avec une fonction d'historien, juriste, philosophe, conseiller de guerre et parfois guerrier, dilplômate.
Mais il enseigne aussi la musique, littérature, médecine...20 ans d'apprentissage ne devaient pas être de trop avec tout ça lol
Un seul druide n'avait apparemment toutes ces fonctions en même temps.
Cette caste était divisée en trois partie:
- Théologiens
- Poètes
- Devins
Le Druide est le pilier de la société celtique, qui fait que même le roi n'agit pas sans l'aval du Druide et personne ne pouvait parler avant lui.
Le druide est celui qui avait tous les pouvoirs : il a le droit de vie et de mort sur tous (le roi inclus) L'arbre celtique
L'arbre celtique: http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/druide-92.htm
D'aprs certains historiens, les Druides auraient disparus au fur et à mesure que les romains aient pris le pouvoir au sein de la société celtique, ce qui amenuisa le rôle du Druide. La religion celtique était aussi contrôlée par les romains. Peu à peu le système celtique, qui a comme pilier le Druide, se serait romanisé et aurait fait disparaitre cette classe sacerdotale.
Ils tuèrent massivement les Druides et les chrétiens firent le reste.
La religion celtique ne pouvant survivre sans son Druide, celle ci aurait périclité. Se transformant en gallos romains puis en chrétiens.
Ne conservant que quelques traditions, puisque la transmission orale était interdite.
Donc nous possédons peu de preuves exhaustives...
Hormis celles à travers la retranscription faite par certains moines.
Textes paiens?...ou empli de christianisme...les chercheurs essaient de
décortiquer tout cela.
Le druidisme antique disparait définitivement d'Irlande au moyen age
lors de sa christianisation.
Le néo druidisme est né au XVIIIe siècle.
Certains scientifiques ne le reconnaisse pas car celui ci ne serait pas en corrélation avec les textes qui ont subsisté...après, c'est à chacun de voir..
Le néo-druidisme se base sur la partie des iolo Manuscripts parus en 1848 et le Barddas du pasteur William Ab Ithel paru en 1862. Selon M. Guyonvarc'h, ancien professeur de celtique spécialisé dans l'étude des textes irlandais médiévaux, ces textes ne correspondent en rien aux normes védiques ou irlandaises préchrétiennes,
ou plus simplement encore indo-européennes.
Le fond théologique est manifestement d'essence chrétienne
et la langue est le Gallois moderne. L'arbre celtique
Dernière édition par laorans le Mar 25 Nov 2008 - 23:34, édité 2 fois

laorans- Energie libre
-

Nombre de messages: 14
Re: Les druides
Y-a-t-il encore des gens que vous connaissez qui sont druides? ou n'est ce que des imposteurs?
Je n'arriverai pas à me faire à cette idée. Déjà qu'on a abattu mes menhir, mes dolmens, qu'on a tarit mes sources, qu'on a souillé mes lieux sacrés... :colere:
Je me tromperai?
Je n'arriverai pas à me faire à cette idée. Déjà qu'on a abattu mes menhir, mes dolmens, qu'on a tarit mes sources, qu'on a souillé mes lieux sacrés... :colere:
Je me tromperai?

Cheveyo- Recherche de la maîtrise des énergies
-

Nombre de messages: 480
Age: 22
Localisation: Metz; Nancy
Re: Les druides
Rom'S a écrit:Y-a-t-il encore des gens que vous connaissez qui sont druides? ou n'est ce que des imposteurs?
Je n'arriverai pas à me faire à cette idée. Déjà qu'on a abattu mes menhir, mes dolmens, qu'on a tarit mes sources, qu'on a souillé mes lieux sacrés... :colere:
Je me tromperai?
Ben perso, je ne connais pas de Druide.
Donc je ne peux pas affirmer qu'ils sont tous imposteurs.
J'ai de la famille en Bretagne qui reconnait le Druide actuel officiel.
Mais je ne sais pas moi même s'il n'est pas un imposteur....
C'est à chacun de trouver sa voie, mais il est vrai que ce n'est pas facile, car il y a beaucoup de fantaisie et fantaisistes...
L'Arbre Celtique est un site tenu par des scientifiques.
Il y a beaucoup de réponses...qui peuvent peut etre créer la désillusion sur certains points, mais apporte une connaissance très réconfortante sur la culture celte
http://www.arbre-celtique.com
PS: Ce site ne traite pas la partie magie

laorans- Energie libre
-

Nombre de messages: 14
Re: Les druides
Je ne veux pas me réconforter, mais trouver ma voie...
Je pense qu'au fur et à mesure de l'Histoire, l'homme s'est petit à petit éloigné du spirituel, de sa mission sur terre.
Beaucoup me disent que je ne suis qu'un utopiste, qu'un fou certainement, voire même un nostalgique, mais je sais que nous allons au devant de grands dangers et de grandes périodes de doûte.
Il y'a eut l'animisme, le polythéisme, le monothéisme.
Il y'a eut forcément un moment où l'homme se trouva plus en phase avec lui même. Et la nature dans tout ça? Les celtes ne s'en sont jamais séparé, et les Druides, liens entre eux et la Nature et les dieux, étaient aussi important tu dis, que les rois, si ce n'est plus.
Elle est restée inchangée, ou alors défigurée par la main de l'homme, mais elle conserve toujours sa force créatrice, son souffle que nous respirons sans cesse.
Tu veux dire que la vraie religion druide n'est plus? ou qu'elle reste à découvrir par soi même, en étant en communication avec ce qui reste des celtes?
Je ressasse la question depuis une semaine, et je trouve toujours pas une réponse. Mais un débat va forcément quelque part, alors pourquoi pas vers ce que je veux savoir!
J'espère ne pas être trop flou, j'ai toujours eu du mal à m'exprimer dans le language des humains ^^
Je pense qu'au fur et à mesure de l'Histoire, l'homme s'est petit à petit éloigné du spirituel, de sa mission sur terre.
Beaucoup me disent que je ne suis qu'un utopiste, qu'un fou certainement, voire même un nostalgique, mais je sais que nous allons au devant de grands dangers et de grandes périodes de doûte.
Il y'a eut l'animisme, le polythéisme, le monothéisme.
Il y'a eut forcément un moment où l'homme se trouva plus en phase avec lui même. Et la nature dans tout ça? Les celtes ne s'en sont jamais séparé, et les Druides, liens entre eux et la Nature et les dieux, étaient aussi important tu dis, que les rois, si ce n'est plus.
Elle est restée inchangée, ou alors défigurée par la main de l'homme, mais elle conserve toujours sa force créatrice, son souffle que nous respirons sans cesse.
Tu veux dire que la vraie religion druide n'est plus? ou qu'elle reste à découvrir par soi même, en étant en communication avec ce qui reste des celtes?
Je ressasse la question depuis une semaine, et je trouve toujours pas une réponse. Mais un débat va forcément quelque part, alors pourquoi pas vers ce que je veux savoir!
J'espère ne pas être trop flou, j'ai toujours eu du mal à m'exprimer dans le language des humains ^^

Cheveyo- Recherche de la maîtrise des énergies
-

Nombre de messages: 480
Age: 22
Localisation: Metz; Nancy
Re: Les druides
La religion celte telle qu'elle était est morte à jamais...
Car nous avons changé de société, la notre n'a pas survécu malgré des siècles de prospérité. La roue tourne...
Je ne pense pas pouvoir répondre concrètement à ta question.
Il faut savoir que le celtisme d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celui de nos ancêtres.
C'est une version remixée. Mais peut être est ce le renouveau du celtisme. Je n'en sais rien.
L'essentiel est que ça apporte quelque chose de positif.
Ne croire en rien est aussi une croyance.
Le tout est de ne pas trop tomber dans la nostalgie pour garder la tête froide, et savoir raison garder ^^
Le mieux est de ne jamais se contenter de textes, il faut lire le travail des chercheurs, ce qui leur permettra aussi d'avoir plus de fric pour continuer des recherches sérieuses, car aujourd'hui on donne plus notre fric à des charlatans qu'aux seuls qui puissent nous permettre d'avoir de bons renseignements sur cette ancienne culture, encore méconnue.
Il faut voir que la société celte s'est éteinte en France en moins 60 environ, un peu moins pour certains coins. Au Ve siecle en Irlande
En tous cas, Deux mille ans nous sépare d'eux et de notre époque. Notre environnement est totalement différent.
Après, de ce que j'en sais, le néo celtisme n'est pas néfaste du tout. Il permet effectivement de reprendre contacte avec les éléments, natures.
Avec des textes de chercheurs à l'appui, le mélange devrait être pas mal.
Le mieux est sans doute d'écouter son attirance profonde, on en tire toujours quelque chose de positif. Si c'est une déception c'est déjà un choix en moins et un pas en plus
A mon sens, il ne faut pas devenir nihiliste concernant l'Homme en rapport à ses erreurs.
Notre planète a déjà connu des destructions massives bien avant les dinosaures et certaines duent à des espèces qui détruisaient trop de végétaux par expl. Trop d'herbivores parfois qui changèrent le climat . Pas assez, ce qui augmenta l'oxygène et transforma la planète en bombe à gaz. (à cette époque les insectes régnaient et avait des tailles gigantesque, l'oxygène était de plus de 30 à 40% supérieur - Paléonzoique De -543 à -248 millions d'années - époque carbonifère[1]
L'homme n'était toujours pas apparu...
En tous cas, à chaque fois la planète s'est protégée, quitte à détruire.
Mais il ne faut pas trop être dans une notion de bien ou de mal , à mon sens.
Ce qui ne veut pas dire ne pas faire la différence entre ce qui est négatif ou positif.
L'Homme est un tout. Parfois il fait des merveilles parfois détruit.
Bonne chance dans ta quête spirituelle.
Il ne faut peut être pas chercher trop "LA vrai religion" mais celle qui répondra à tes questions.
Cordialement
Laorans
[1]Paléontologie
Car nous avons changé de société, la notre n'a pas survécu malgré des siècles de prospérité. La roue tourne...
Je ne pense pas pouvoir répondre concrètement à ta question.
Il faut savoir que le celtisme d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celui de nos ancêtres.
C'est une version remixée. Mais peut être est ce le renouveau du celtisme. Je n'en sais rien.
L'essentiel est que ça apporte quelque chose de positif.
Ne croire en rien est aussi une croyance.
Le tout est de ne pas trop tomber dans la nostalgie pour garder la tête froide, et savoir raison garder ^^
Le mieux est de ne jamais se contenter de textes, il faut lire le travail des chercheurs, ce qui leur permettra aussi d'avoir plus de fric pour continuer des recherches sérieuses, car aujourd'hui on donne plus notre fric à des charlatans qu'aux seuls qui puissent nous permettre d'avoir de bons renseignements sur cette ancienne culture, encore méconnue.
Il faut voir que la société celte s'est éteinte en France en moins 60 environ, un peu moins pour certains coins. Au Ve siecle en Irlande
En tous cas, Deux mille ans nous sépare d'eux et de notre époque. Notre environnement est totalement différent.
Après, de ce que j'en sais, le néo celtisme n'est pas néfaste du tout. Il permet effectivement de reprendre contacte avec les éléments, natures.
Avec des textes de chercheurs à l'appui, le mélange devrait être pas mal.
Le mieux est sans doute d'écouter son attirance profonde, on en tire toujours quelque chose de positif. Si c'est une déception c'est déjà un choix en moins et un pas en plus
A mon sens, il ne faut pas devenir nihiliste concernant l'Homme en rapport à ses erreurs.
Notre planète a déjà connu des destructions massives bien avant les dinosaures et certaines duent à des espèces qui détruisaient trop de végétaux par expl. Trop d'herbivores parfois qui changèrent le climat . Pas assez, ce qui augmenta l'oxygène et transforma la planète en bombe à gaz. (à cette époque les insectes régnaient et avait des tailles gigantesque, l'oxygène était de plus de 30 à 40% supérieur - Paléonzoique De -543 à -248 millions d'années - époque carbonifère[1]
L'homme n'était toujours pas apparu...
En tous cas, à chaque fois la planète s'est protégée, quitte à détruire.
Mais il ne faut pas trop être dans une notion de bien ou de mal , à mon sens.
Ce qui ne veut pas dire ne pas faire la différence entre ce qui est négatif ou positif.
L'Homme est un tout. Parfois il fait des merveilles parfois détruit.
Bonne chance dans ta quête spirituelle.
Il ne faut peut être pas chercher trop "LA vrai religion" mais celle qui répondra à tes questions.
Cordialement
Laorans
[1]Paléontologie

laorans- Energie libre
-

Nombre de messages: 14
Re: Les druides
J'ai fais un exposé à la fac sur les druides, et juste pour rectifier, ce n'est pas lui qui faisait le sacrifice, il y participait par sa présence, mais c'était un autre membres du corps sacerdocale qui le faisait: le devin (c'est un autre terme en grec, celui ci étant pour les romains). Il y avait aussi des assistants pour les rites, ils avaient juste un statut inférieur.
Voilà ^^
Voilà ^^
Dernière édition par topa le Sam 29 Nov 2008 - 11:11, édité 1 fois (Raison : Attention aux fautes.)

Beldarion- Petit courant énergétique
-

Nombre de messages: 240
Age: 22
Re: Les druides
Bonjour,
Après d'avoir lu vos commentaires , ça me rappelle un peu ma arrière grande mère qui était une chamane très connu en Espagne qui était voyante personnelle pour la reine d'Espagne. Elle était l'un des dernière chamanes vivantes.
. Elle me disait qu'on ne peut pas devenir chamane en faisant des stages ou des cours et ce sont les reveurs ou les mythomanes. elle m'a prédit que la tradition chamane disparaitra et elle avec à cause de la religion chrétienne trop radical . Elle a vécu en Espagne à l'époque de franco et elle était recherché par la police politique . Elle fuit avec les
8 enfants au Maroc ou elle a vécu jusqu'à sa mort. Bien sur que sa tombe est toujours près de Casablanca. Bien sur que les druides et les chamanes sont deja disparu à jamais sauf
dans nos mémoires . Sauf à ceux qui jouent comme les druides ou chamanes pour revivre nos mémoires et c'est quand meme agréable . rien de plus ....
mes amitiés à vous
Après d'avoir lu vos commentaires , ça me rappelle un peu ma arrière grande mère qui était une chamane très connu en Espagne qui était voyante personnelle pour la reine d'Espagne. Elle était l'un des dernière chamanes vivantes.
. Elle me disait qu'on ne peut pas devenir chamane en faisant des stages ou des cours et ce sont les reveurs ou les mythomanes. elle m'a prédit que la tradition chamane disparaitra et elle avec à cause de la religion chrétienne trop radical . Elle a vécu en Espagne à l'époque de franco et elle était recherché par la police politique . Elle fuit avec les
8 enfants au Maroc ou elle a vécu jusqu'à sa mort. Bien sur que sa tombe est toujours près de Casablanca. Bien sur que les druides et les chamanes sont deja disparu à jamais sauf
dans nos mémoires . Sauf à ceux qui jouent comme les druides ou chamanes pour revivre nos mémoires et c'est quand meme agréable . rien de plus ....
mes amitiés à vous
louparctique
-

Nombre de messages: 95
Age: 40
Re: Les druides
Elle était l'un des dernière chamanes vivantes.
Ben voyons...il en existe bien d'autres pourtant et ils sont vivants!lol
Le chamanisme n'a pas de rapport avec le druidisme en tout cas pas dans ce post.


Eliphas Levi:
"le magicien dispose d'une force qu'il connait, le sorcier s'efforce d'abuser de ce qu'il ignore"
Pas d'entraide par MP, merci
Re: Les druides
En tout cas, Loup Arctique, ça ferai une superbe idée de roman cette histoire.
Dante
-

Nombre de messages: 260
Age: 26
Re: Les druides
Hé oui, j'ai nombreux d'histoire de ma grande famille (mon grand père a 7 frères....etc) dans notre tradition : nous les jeunes , on aime ecouter nos vieux qui nous racontent leur histoires vécus dont j'ai une privilège....etc .
Mais, ça reste dans notre famille .... .
mes amitiés à vous*
Mais, ça reste dans notre famille .... .
mes amitiés à vous*
louparctique
-

Nombre de messages: 95
Age: 40
Re: Les druides
Excuse moi Hagel que c'est n'est rien à voir avec le chamanisme . Mais , je parle la disparition des traditions anciennes....etc . Je vous préviens que ma mère est irlandaise et mon père est gitan espagnol . Ca fait de moi un bâtard multi race et multi culture !! . Pour les druides , je les croyais disparu depuis à l'arrivée du pouvoir romaine et encore écrasé par les fanatiques bibliques !....etc . Mais, je crois qu'il y aura les extraits druidiques mais jamais vrai druide complet ! . Bien sur, j'espère qu'il y aura ....
mes amitiés à vous
mes amitiés à vous
louparctique
-

Nombre de messages: 95
Age: 40
Re: Les druides
Ca en fait des choses dis donc. multi race, multi culture, multi post.... la touche édit....
Dante
-

Nombre de messages: 260
Age: 26
Re: Les druides
Non au double post, comme te le fais très justement remarqué Dante, touche éditer...


Eliphas Levi:
"le magicien dispose d'une force qu'il connait, le sorcier s'efforce d'abuser de ce qu'il ignore"
Pas d'entraide par MP, merci
Re: Les druides
c'est quoi post ? pouvez vous m'expliquer plus clairement .
merci
merci
louparctique
-

Nombre de messages: 95
Age: 40
Re: Les druides
Ce que tu viens d'écrire 



Eliphas Levi:
"le magicien dispose d'une force qu'il connait, le sorcier s'efforce d'abuser de ce qu'il ignore"
Pas d'entraide par MP, merci
Re: Les druides
Je préfère que tu règle par mp ce genre de souci avec un membre de l'équipe, car tes questions n'ont pas de rapport avec les posts sur le druidisme.
Comme cela t'a été indiqué par moi d'ailleurs dans un autre post, évite de faire deux posts d'affilés, comme si tu te répondais. Tu as la fonction éditer pour cela.
Bien à toi
Comme cela t'a été indiqué par moi d'ailleurs dans un autre post, évite de faire deux posts d'affilés, comme si tu te répondais. Tu as la fonction éditer pour cela.
Bien à toi


Eliphas Levi:
"le magicien dispose d'une force qu'il connait, le sorcier s'efforce d'abuser de ce qu'il ignore"
Pas d'entraide par MP, merci
Re: Les druides
Ok, j'apprendrai les règles de forum jour par jour .
Bon , j'ai des questions sur les druides : à nos jours, il y a les extraits druidiques mais jamais un vrai druide presque complet ?
mes amitiés à vous
Bon , j'ai des questions sur les druides : à nos jours, il y a les extraits druidiques mais jamais un vrai druide presque complet ?
mes amitiés à vous
louparctique
-

Nombre de messages: 95
Age: 40
Re: Les druides
La tradition druidique est oral, donc des textes ou extrait druidiques sont issus pour la majorité du néodruidisme (émergeant dans les années 60 environ) et ont peu de valeur hélas.
Donc j'ignore si à ce jour on peut affirmer qu'il existe des druides "complets"
bien à toi
Donc j'ignore si à ce jour on peut affirmer qu'il existe des druides "complets"
bien à toi


Eliphas Levi:
"le magicien dispose d'une force qu'il connait, le sorcier s'efforce d'abuser de ce qu'il ignore"
Pas d'entraide par MP, merci
Re: Les druides
J'espère quand meme de ne pas perdre les savoirs perdus par les fanatiques bibliques ou les autres.
Pourtant on dit le 21 ièmes siècles qui sera spirituel .
Plus on évolue et plus on est spirituel .....etc .
Les religieux monothéistes vont peu à peu disparaître car ils sont trop radicaux : non ! non! c'est lui dieu l'unique...etc .
C'est pour ça que c'est une bonne chose de les voir disparaître ! comme une belle revanche ! .
C'est pourquoi que je dit ça car ces religieux racidaux s'en foutent complètement la nature et les animaux .
mes amitiés à vous
Pourtant on dit le 21 ièmes siècles qui sera spirituel .
Plus on évolue et plus on est spirituel .....etc .
Les religieux monothéistes vont peu à peu disparaître car ils sont trop radicaux : non ! non! c'est lui dieu l'unique...etc .
C'est pour ça que c'est une bonne chose de les voir disparaître ! comme une belle revanche ! .
C'est pourquoi que je dit ça car ces religieux racidaux s'en foutent complètement la nature et les animaux .
mes amitiés à vous
louparctique
-

Nombre de messages: 95
Age: 40
Re: Les druides
Pourtant on dit le 21 ièmes siècles qui sera spirituel .
Plus on évolue et plus on est spirituel .....etc .
Les religieux monothéistes vont peu à peu disparaître car ils sont trop radicaux : non ! non! c'est lui dieu l'unique...etc .
C'est pour ça que c'est une bonne chose de les voir disparaître ! comme une belle revanche ! .
C'est pourquoi que je dit ça car ces religieux racidaux s'en foutent complètement la nature et les animaux .
Excuse-moi, loup, mais, au risque de paraître pour un idiot, ça te sers a quoi de dire ça dans le druidisme...?
Dante
-

Nombre de messages: 260
Age: 26
Re: Les druides
bien sur car le druidisme est très proche de la nature et vivait là dedans ! .
louparctique
-

Nombre de messages: 95
Age: 40
Re: Les druides
On est sur un forum ésotérique, pour la branche spiritualité, continuer dans le topic adapté please.


Eliphas Levi:
"le magicien dispose d'une force qu'il connait, le sorcier s'efforce d'abuser de ce qu'il ignore"
Pas d'entraide par MP, merci
Re: Les druides
Ok ! je laisse aux initiés....etc .
Mes amitiés à vous
Mes amitiés à vous
louparctique
-

Nombre de messages: 95
Age: 40
Re: Les druides
on te dis simplement de continuer le sujet dans le topic adapté ....

Et la grande question habituel par mail
Pour la lisibilité des postes et avoir plus de chance d'obtenir une réponse, merci de faire attention à la ponctuation et à ne pas faire de pavés incompréhensibles.
Règle perso:
Lire le forum avant de poster n'importe quoi.
Re: Les druides
Je ne suis pas vexé et j'aime beaucoup plaisanter car je m'ennuie chez moi .... .
J'ai très bien compris ce sujet ! .
Mes amitiés à vous
J'ai très bien compris ce sujet ! .
Mes amitiés à vous
louparctique
-

Nombre de messages: 95
Age: 40
Re: Les druides
Il est ici question des druides et du druidisme de l’Antiquité et non du mouvement néo-druidique contemporain.
Le druide est un personnage omnipotent et omniscient de la société celtique, au point qu’il est à la fois ministre du culte, philosophe, gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi et de la classe guerrière. Il est en premier lieu l’intermédiaire entre les dieux et les hommes. Il correspond donc à la première fonction de l'idéologie tripartite des Indo-Européens mise en lumière par Georges Dumézil (super grand historien je précise, membre de l'académie française).
Dans le récit Táin Bó Cúailnge (Razzia des vaches de Cooley), le druide Cathbad provoque la mort d'un émissaire qui a parlé sans permission, car « Nul ne parle avant le roi, mais le roi ne parle pas avant son druide ».
Il est chargé de la célébration des cérémonies sacrées et lui seul a le droit de pratiquer les sacrifices. Ce qui fait du druidisme, non seulement la religion des peuples celtes, mais aussi le fondement de toute leur civilisation.
Un seul nom de druide historique nous est connu, c’est Diviciacos dont Jules César nous apprend qu’il a été vergobret du peuple des Eduens, mais c'est Cicéron dont il fut l'hôte, qui nous renseigne sur sa qualité. Les autres, dont il est question dans les textes, relèvent de la mythologie celtique.
Sources et étymologie:
Comme pour tout ce qui concerne la civilisation celtique, nous ne disposons d’aucun texte d’origine interne. Les druides eux-mêmes sont à l’origine de cette lacune : considérant que la parole écrite est morte, ils ont privilégié l’oralité et la mémoire pour la transmission du Savoir. Néanmoins, les Celtes connaissaient l’écriture ( ils utilisaient le grec) et l’ont utilisée de façon marginale. De plus, ils ont inventé les ogam ou écriture oghamique dont 300 inscriptions à vocation funéraire nous sont parvenues gravées dans la pierre.
Sources littéraires:
Deux types de sources nous permettent d’appréhender le sujet : les témoignages antiques et la consignation par des clercs, de traditions orales au Moyen Âge en Irlande. Pour la première catégorie, il faut citer notamment Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l'Ancien (Histoire naturelle), et surtout César qui, avec ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, nous apporte de nombreuses et importantes informations sur la société gauloise ainsi que sur la religion et ceux qui en ont la conduite. Une deuxième source vient corroborer la première et l’enrichir d’une origine différente, il s’agit d’un ensemble de textes irlandais, pour l’essentiel, écrits du VIIIe siècle au XVe siècle. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique qui se sont transmis oralement de génération en génération. Les collecteurs transcripteurs les ont affublés d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre l’original. De cette littérature, on peut citer : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes) et les Mabinogion gallois.
Depuis les Romains - notamment Pline l'Ancien et Lucain- on a longtemps pensé que le mot druide était associé au chêne (en grec : δρυς, drus), à cause des rites associés à cet arbre. Les linguistes et philologues ont maintenant établi que ce terme spécifiquement celtique, présent tant dans le texte de Jules César que ceux du Moyen Âge, provenait de « dru-wid-es » qui signifie « très savants ». On remarquera toutefois que curieusement chêne se dit derw (ou derv/dero) en breton et que sur une racine semblable se forme en gallois le mot derwydd qui signifie druide, ce qui a pu mener a une certaine confusion sur l'origine du mot ; cette thèse est catégoriquement réfutée par Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux pour qui « il n’existe aucune possibilité immédiate de relier le nom des druides à celui du chêne (gaulois dervo-, irlandais daur, dar, gallois derw, breton derv) ».
Jules César écrit : « Les premiers [les druides] s'occupent des choses de la religion, ils président aux sacrifices publics et privés et règlent les pratiques religieuses ; les jeunes gens viennent en foule s'instruire auprès d'eux, et on les honore grandement ». (Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 13).
Le décalage géographique et chronologique entre les sources continentales et les sources insulaires semble poser problème à certains auteurs. Ainsi l’archéologue Jean-Louis Brunaux, dans son ouvrage Les Druides, des philosophes chez les Barbares, prend le parti d’écarter les sources irlandaises pour ne considérer que les auteurs grecs et latins et étudier les druides gaulois. Mais la plupart, comme Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux par exemple, considèrent pour les sources galloises et irlandaises, que c’est la retranscription qui est tardive, mais que le fond est archaïque. Albert Grenier note, quant à lui : « Toute cette littérature n'est vraiment étudiée que depuis une soixantaine d’années. On n’en méconnait plus aujourd’hui la valeur ni l’intérêt. Si mêlée qu’elle soit d’éléments divers, elle n'en plonge pas moins ses racines dans un passé lointain dont l’isolement de l’Irlande a conservé la tradition. Tandis que le continent subissait le bouleversement des invasions barbares, le celtisme insulaire s’est développé, conservant une image l’ancienne civilisation. ». Miranda Jane Green rappelle l'importance des druides dans la mythologie de l’Irlande et note la confirmation des textes classiques par les récits mythiques en ce qui concerne l'existence de trois types de membres de la classe sacerdotale.
Archéologie:
Si l’archéologie nous renseigne sur les sanctuaires et certaines pratiques cultuelles, elle n’apporte rien sur le statut et la fonction. Selon Venceslas Kruta, « L'identification archéologique des druides est difficile et même les cas qui peuvent être considérés comme les plus vraisemblables restent incertains. »
* Dans la nécropole de Pogny (département de la Marne), la sépulture d’un guerrier renfermait des instruments (une patère en bronze et deux cuillères plates - musée de Châlons-en-Champagne) que l’on suppose être médicaux. La médecine étant exclusivement du ressort des druides, il est possible que l’homme inhumé dans cette tombe fut l’un d’eux.
* À Pottenbrunn (Basse-Autriche), l’une des nécropoles, utilisée au Ve siècle av. J.-C. et au IVe siècle av. J.-C., contient quarante deux tombes dont l’une d’elles (n° 520), pourrait être celle d’un druide. Un instrument qui semble être une sonde chirurgicale et un pendule en os ont été retrouvés, entre autres objets, à côté du squelette d’un guerrier, âgé de 45-55 ans.
* En Grande-Bretagne, Camulodunon l’oppidum du puissant peuple des Trinovantes était installé à l’emplacement de l’actuelle ville de Colchester (comté d’Essex). Dans ce site archéologique important, on a découvert en février 2008 une sépulture contenant des instruments de divination et des outils chirurgicaux (scalpels, scie, aiguilles, sondes, etc.), qui pourraient laisser supposer qu'il s’agit, là aussi, de la tombe d’un druide.
Origines:
Si César évoque une origine insulaire (« On croit que leur doctrine est née en Bretagne, et a été apportée de cette île dans la Gaule ; de nos jours encore ceux qui veulent en faire une étude approfondie vont le plus souvent s’instruire là-bas. » Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 13), il existe plusieurs thèses sur l’émergence de l’institution druidique.
* une origine fondamentale et spécifique de la civilisation celtique
* une origine pré-celtique issue du néolithique
* une création tardive des derniers siècles du Ier millénaire av. J.-C.
La classe sacerdotale:
Structure de la société celtique:
César, relatant ses opérations militaires, avait noté que les Gaulois (la plèbe) étaient dirigés par deux classes d’hommes, les druides et les chevaliers (equites) : « Dans toute la Gaule, il n'y a que deux classes d'hommes qui soient comptées pour quelque chose et qui soient honorées ; car la multitude n'a guère que le rang des esclaves, n'osant rien par elle-même, et n'étant admise à aucun conseil. […] Des deux classes privilégiées, l'une est celle des druides, l'autre celle des chevaliers ». On retrouve cette hiérarchie dans la structure de la société divine des Tuatha Dé Danann, les dieux de l’Irlande, qui reproduit le schéma de l’idéologie tripartite des Indo-européens, telle qu’elle a été exposée par Georges Dumézil.
* La classe sacerdotale qui possède le Savoir et fait la Loi ; elle administre le sacré et le religieux
* La classe guerrière qui gère les affaires militaires sous le commandement du roi
* La classe des producteurs (artisans, agriculteurs, éleveurs, etc.) qui doit subvenir aux besoins de l’ensemble de la société et en priorité ceux des deux autres classes
Hiérarchie et structure de la classe sacerdotale:
La classe sacerdotale est elle-même hiérarchisée, et ses membres possèdent des « spécialités ». Strabon fut l’un des premiers auteurs à décrire la classe sacerdotale :
« Chez tous les peuples gaulois sans exception se retrouvent trois classes d'hommes qui sont l'objet d'honneurs extraordinaires, à savoir les Bardes, les Vates et les Druides : les Bardes, autrement dits les chantres sacrés, les Vates, autrement dits les devins qui président aux sacrifices et interrogent la nature, enfin les Druides, qui, indépendamment de la physiologie ou philosophie naturelle, professent l'éthique ou philosophie morale. »
— Strabon, Géographie, IV, 4.
* le mot druide est un terme générique qui s’applique à tous les membres de la classe sacerdotale, dont les domaines d’attribution sont la religion, le sacrifice, la justice, l’enseignement, la poésie, la divination, etc. Mais il définit aussi ceux que l'on appelle les druides « théologiens ».
* le barde est spécialisé dans la poésie orale et chantée, son rôle est de faire la louange, la satire ou le blâme.
* le vate est un devin, il s’occupe plus particulièrement du culte, de la divination et de la médecine. Les femmes participent à cette fonction de prophétie (telles les Gallisenae de l’île de Sein).
Dans la tradition irlandaise le file (pl. filid) est un devin, il a remplacé le barde dont il possédait aussi les attributions. En fonction de leurs spécialités, les filid sont sencha (historien, professeur), brithem (juge et juriste), scelaige (conteur), cainte (satiriste), liaig (médecin), dorsaide (portier), cruitire (harpiste), deogbaire (échanson). Le devin est le faith, la prophétesse est banfaith ou banfile. Ollamh est le titre le plus élevé (le sens du mot est docteur, savant) devant l’anruth (brillant), l'oblaire étant l'étudiant (voir Hiérarchie des filid dans l'article Barde).
Le druide est un personnage omnipotent et omniscient de la société celtique, au point qu’il est à la fois ministre du culte, philosophe, gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi et de la classe guerrière. Il est en premier lieu l’intermédiaire entre les dieux et les hommes. Il correspond donc à la première fonction de l'idéologie tripartite des Indo-Européens mise en lumière par Georges Dumézil (super grand historien je précise, membre de l'académie française).
Dans le récit Táin Bó Cúailnge (Razzia des vaches de Cooley), le druide Cathbad provoque la mort d'un émissaire qui a parlé sans permission, car « Nul ne parle avant le roi, mais le roi ne parle pas avant son druide ».
Il est chargé de la célébration des cérémonies sacrées et lui seul a le droit de pratiquer les sacrifices. Ce qui fait du druidisme, non seulement la religion des peuples celtes, mais aussi le fondement de toute leur civilisation.
Un seul nom de druide historique nous est connu, c’est Diviciacos dont Jules César nous apprend qu’il a été vergobret du peuple des Eduens, mais c'est Cicéron dont il fut l'hôte, qui nous renseigne sur sa qualité. Les autres, dont il est question dans les textes, relèvent de la mythologie celtique.
Sources et étymologie:
Comme pour tout ce qui concerne la civilisation celtique, nous ne disposons d’aucun texte d’origine interne. Les druides eux-mêmes sont à l’origine de cette lacune : considérant que la parole écrite est morte, ils ont privilégié l’oralité et la mémoire pour la transmission du Savoir. Néanmoins, les Celtes connaissaient l’écriture ( ils utilisaient le grec) et l’ont utilisée de façon marginale. De plus, ils ont inventé les ogam ou écriture oghamique dont 300 inscriptions à vocation funéraire nous sont parvenues gravées dans la pierre.
Sources littéraires:
Deux types de sources nous permettent d’appréhender le sujet : les témoignages antiques et la consignation par des clercs, de traditions orales au Moyen Âge en Irlande. Pour la première catégorie, il faut citer notamment Diodore de Sicile (Bibliothèque historique), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l'Ancien (Histoire naturelle), et surtout César qui, avec ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, nous apporte de nombreuses et importantes informations sur la société gauloise ainsi que sur la religion et ceux qui en ont la conduite. Une deuxième source vient corroborer la première et l’enrichir d’une origine différente, il s’agit d’un ensemble de textes irlandais, pour l’essentiel, écrits du VIIIe siècle au XVe siècle. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique qui se sont transmis oralement de génération en génération. Les collecteurs transcripteurs les ont affublés d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre l’original. De cette littérature, on peut citer : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes) et les Mabinogion gallois.
Depuis les Romains - notamment Pline l'Ancien et Lucain- on a longtemps pensé que le mot druide était associé au chêne (en grec : δρυς, drus), à cause des rites associés à cet arbre. Les linguistes et philologues ont maintenant établi que ce terme spécifiquement celtique, présent tant dans le texte de Jules César que ceux du Moyen Âge, provenait de « dru-wid-es » qui signifie « très savants ». On remarquera toutefois que curieusement chêne se dit derw (ou derv/dero) en breton et que sur une racine semblable se forme en gallois le mot derwydd qui signifie druide, ce qui a pu mener a une certaine confusion sur l'origine du mot ; cette thèse est catégoriquement réfutée par Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux pour qui « il n’existe aucune possibilité immédiate de relier le nom des druides à celui du chêne (gaulois dervo-, irlandais daur, dar, gallois derw, breton derv) ».
Jules César écrit : « Les premiers [les druides] s'occupent des choses de la religion, ils président aux sacrifices publics et privés et règlent les pratiques religieuses ; les jeunes gens viennent en foule s'instruire auprès d'eux, et on les honore grandement ». (Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 13).
Le décalage géographique et chronologique entre les sources continentales et les sources insulaires semble poser problème à certains auteurs. Ainsi l’archéologue Jean-Louis Brunaux, dans son ouvrage Les Druides, des philosophes chez les Barbares, prend le parti d’écarter les sources irlandaises pour ne considérer que les auteurs grecs et latins et étudier les druides gaulois. Mais la plupart, comme Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux par exemple, considèrent pour les sources galloises et irlandaises, que c’est la retranscription qui est tardive, mais que le fond est archaïque. Albert Grenier note, quant à lui : « Toute cette littérature n'est vraiment étudiée que depuis une soixantaine d’années. On n’en méconnait plus aujourd’hui la valeur ni l’intérêt. Si mêlée qu’elle soit d’éléments divers, elle n'en plonge pas moins ses racines dans un passé lointain dont l’isolement de l’Irlande a conservé la tradition. Tandis que le continent subissait le bouleversement des invasions barbares, le celtisme insulaire s’est développé, conservant une image l’ancienne civilisation. ». Miranda Jane Green rappelle l'importance des druides dans la mythologie de l’Irlande et note la confirmation des textes classiques par les récits mythiques en ce qui concerne l'existence de trois types de membres de la classe sacerdotale.
Archéologie:
Si l’archéologie nous renseigne sur les sanctuaires et certaines pratiques cultuelles, elle n’apporte rien sur le statut et la fonction. Selon Venceslas Kruta, « L'identification archéologique des druides est difficile et même les cas qui peuvent être considérés comme les plus vraisemblables restent incertains. »
* Dans la nécropole de Pogny (département de la Marne), la sépulture d’un guerrier renfermait des instruments (une patère en bronze et deux cuillères plates - musée de Châlons-en-Champagne) que l’on suppose être médicaux. La médecine étant exclusivement du ressort des druides, il est possible que l’homme inhumé dans cette tombe fut l’un d’eux.
* À Pottenbrunn (Basse-Autriche), l’une des nécropoles, utilisée au Ve siècle av. J.-C. et au IVe siècle av. J.-C., contient quarante deux tombes dont l’une d’elles (n° 520), pourrait être celle d’un druide. Un instrument qui semble être une sonde chirurgicale et un pendule en os ont été retrouvés, entre autres objets, à côté du squelette d’un guerrier, âgé de 45-55 ans.
* En Grande-Bretagne, Camulodunon l’oppidum du puissant peuple des Trinovantes était installé à l’emplacement de l’actuelle ville de Colchester (comté d’Essex). Dans ce site archéologique important, on a découvert en février 2008 une sépulture contenant des instruments de divination et des outils chirurgicaux (scalpels, scie, aiguilles, sondes, etc.), qui pourraient laisser supposer qu'il s’agit, là aussi, de la tombe d’un druide.
Origines:
Si César évoque une origine insulaire (« On croit que leur doctrine est née en Bretagne, et a été apportée de cette île dans la Gaule ; de nos jours encore ceux qui veulent en faire une étude approfondie vont le plus souvent s’instruire là-bas. » Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 13), il existe plusieurs thèses sur l’émergence de l’institution druidique.
* une origine fondamentale et spécifique de la civilisation celtique
* une origine pré-celtique issue du néolithique
* une création tardive des derniers siècles du Ier millénaire av. J.-C.
La classe sacerdotale:
Structure de la société celtique:
César, relatant ses opérations militaires, avait noté que les Gaulois (la plèbe) étaient dirigés par deux classes d’hommes, les druides et les chevaliers (equites) : « Dans toute la Gaule, il n'y a que deux classes d'hommes qui soient comptées pour quelque chose et qui soient honorées ; car la multitude n'a guère que le rang des esclaves, n'osant rien par elle-même, et n'étant admise à aucun conseil. […] Des deux classes privilégiées, l'une est celle des druides, l'autre celle des chevaliers ». On retrouve cette hiérarchie dans la structure de la société divine des Tuatha Dé Danann, les dieux de l’Irlande, qui reproduit le schéma de l’idéologie tripartite des Indo-européens, telle qu’elle a été exposée par Georges Dumézil.
* La classe sacerdotale qui possède le Savoir et fait la Loi ; elle administre le sacré et le religieux
* La classe guerrière qui gère les affaires militaires sous le commandement du roi
* La classe des producteurs (artisans, agriculteurs, éleveurs, etc.) qui doit subvenir aux besoins de l’ensemble de la société et en priorité ceux des deux autres classes
Hiérarchie et structure de la classe sacerdotale:
La classe sacerdotale est elle-même hiérarchisée, et ses membres possèdent des « spécialités ». Strabon fut l’un des premiers auteurs à décrire la classe sacerdotale :
« Chez tous les peuples gaulois sans exception se retrouvent trois classes d'hommes qui sont l'objet d'honneurs extraordinaires, à savoir les Bardes, les Vates et les Druides : les Bardes, autrement dits les chantres sacrés, les Vates, autrement dits les devins qui président aux sacrifices et interrogent la nature, enfin les Druides, qui, indépendamment de la physiologie ou philosophie naturelle, professent l'éthique ou philosophie morale. »
— Strabon, Géographie, IV, 4.
* le mot druide est un terme générique qui s’applique à tous les membres de la classe sacerdotale, dont les domaines d’attribution sont la religion, le sacrifice, la justice, l’enseignement, la poésie, la divination, etc. Mais il définit aussi ceux que l'on appelle les druides « théologiens ».
* le barde est spécialisé dans la poésie orale et chantée, son rôle est de faire la louange, la satire ou le blâme.
* le vate est un devin, il s’occupe plus particulièrement du culte, de la divination et de la médecine. Les femmes participent à cette fonction de prophétie (telles les Gallisenae de l’île de Sein).
Dans la tradition irlandaise le file (pl. filid) est un devin, il a remplacé le barde dont il possédait aussi les attributions. En fonction de leurs spécialités, les filid sont sencha (historien, professeur), brithem (juge et juriste), scelaige (conteur), cainte (satiriste), liaig (médecin), dorsaide (portier), cruitire (harpiste), deogbaire (échanson). Le devin est le faith, la prophétesse est banfaith ou banfile. Ollamh est le titre le plus élevé (le sens du mot est docteur, savant) devant l’anruth (brillant), l'oblaire étant l'étudiant (voir Hiérarchie des filid dans l'article Barde).


Eliphas Levi:
"le magicien dispose d'une force qu'il connait, le sorcier s'efforce d'abuser de ce qu'il ignore"
Pas d'entraide par MP, merci
Re: Les druides
Le rôle du druide dans la société:
En tant que ministre de la religion, le druide procède à tous les rites cultuels, et en particulier aux sacrifices. Si les sacrifices humains de prisonniers de guerre sont attestés, il semble cependant qu’ils étaient réservés à des circonstances exceptionnelles, les sacrifices animaux (chevaux, taureaux) ou symboliques étaient plus courants.
L’enseignement, c’est-à-dire la transmission orale du savoir, fait aussi partie de ses responsabilités. C’est encore César qui nous apprend « qu’un grand nombre de jeunes gens viennent s’instruire chez eux » et que les études peuvent durer 20 ans ; on cite le chiffre de 150 élèves pour le druide mythique Cathbad, dans la tradition irlandaise.
Dans le contexte celtique, le domaine juridique fait partie de la théologie et relève donc de la religion. C’est donc tout naturellement que les druides sont à la fois juristes et juges. Le non-respect d’un contrat est sanctionné par des peines qui sont codifiées selon la nature de la faute et le rang des parties dans la hiérarchie sociale. Si c’est le roi qui prononce la sanction, c’est le druide qui conseille.
Compte tenu de la primauté de son statut, du prestige attaché à sa fonction, et aussi de sa qualité de juriste, il a aussi la charge des relations diplomatiques pour prévenir la guerre ou régler les compensations après l’agression. Notons au passage qu’un druide peut participer à la guerre, il n’y a pas d’interdit ni d’obligation. Le druide-guerrier est un personnage assez courant. Ainsi, à titre d’exemple, le druide Cathbad, dont le nom signifie « Tueur au combat ».
En tant que Savant et garant du savoir, il est logique que les domaines de l’histoire, de la généalogie, de la toponymie soient de son ressort, étant entendu que ce que nous appelons mythologie avait une réalité à cette époque. Pour des raisons de légitimité et de souveraineté, ces disciplines se devaient d’être les plus précises possibles.
Les Tuatha Dé Danann (Gens de la déesse Dana – les dieux de l’Irlande) ont un dieu-médecin, Diancecht qui est un expert dans la magie et la médecine, il soigne et rétablit les blessés, il ressuscite les morts en les immergeant dans la Fontaine de Santé, il fabrique une prothèse au roi Nuada qui a eu le bras arraché. Les épopées sont pleines de ces guérisons, où les plantes, les incantations et les breuvages magiques sont utilisés.
Leur grande connaissance de l'astronomie leur aura permis de conceptualiser le temps, dont nous avons une idée grâce au calendrier de Coligny, qui date de l’époque gallo-romaine.
Le roi ne prend pas la parole avant le druide, mais ils forment une sorte de binôme indispensable et antagoniste. Si le roi exerce la souveraineté, il le fait sous l’inspiration du druide qui lui doit le conseil, il y a dépendance du pouvoir politique au spirituel.
Les pratiques:
Certains textes irlandais font état de l’intervention des druides au moment de la naissance, pour donner un nom à l’enfant et pratiquer une lustration, que l’on assimile à une forme de baptême.
L’attention portée aux présages est générale, car ils sont l’expression des volontés divines et donc les présages et la divination ne peuvent relever que du religieux dans la mesure où le druide est l’intermédiaire et sa parole sacrée. C’est donc un domaine illimité dès l’instant qu’il est question de l’avenir.
Le mot irlandais geis (pluriel geasa) désigne un interdit qui peut être négatif (sens d’interdiction) ou positif (sens d’obligation) ; la geis a force de loi. Elle s’adresse principalement au roi et aux membres de la classe guerrière et recouvre l’ensemble des activités de la vie quotidienne.
La magie, dont la médecine est un prolongement, fait appel à des techniques rituelles. Les plantes médicinales en sont un élément important, il faut aussi noter l’élixir d’oubli qui affecte la mémoire, la musique, la Fontaine de Santé qui guérit les blessés dans les batailles et ressuscite les morts, la pomme, symbole celtique par excellence de l’immortalité et du savoir, la cueillette du gui accompagné du sacrifie de taureaux, et bien d’autres.
Les éléments aussi participent à cette religion : l’eau par son pouvoir de lustration, le feu qui sert aux sacrifices ou à la purification des troupeaux, le vent qui a le pouvoir d’égarer ou d’anéantir, le brouillard qui permet de se déplacer de manière invisible.
Les incantations sont aussi une pratique très usitée. La littérature irlandaise parle notamment du glam dicinn qui est une malédiction suprême qui entraîne la mort, de l’imbas forosnai qui a le sens d’illumination, et du dichetal do chennaib cnâime, dont la signification est incertaine : ce « chanté de la prophétie » serait une improvisation. La louange est de la responsabilité du barde, c'est une forme de poésie qui consiste à mettre en valeur les qualités d’un personnage. Le blâme est de même nature avec l’objectif contraire, à ne pas confondre avec la satire qui est une incantation religieuse et légale qui entraîne généralement la mort. La geis est une incantation constituée d'obligations et d'interdits que les membres de la classe des guerriers doivent respecter, sous peine de mort.
Les fêtes:
L’année celtique comporte quatre grandes fêtes religieuses au caractère obligatoire, l’absence étant punie de mort.
* Samain dont le sens est « réunion » a lieu le Ier novembre. Plus que le nouvel an, c’est le passage d’une année à l’autre, sa célébration dure une semaine qui est hors du temps, ce qui favorise les contacts avec l'Autre Monde. Elle se caractérise par des festins et des beuveries rituelles.
* Imbolc qui signifie « lustration » est le 1er février. C’est la purification qui marque la fin de la période hivernale.
* Beltaine les « feux de Bel » au 1er mai est une fête sacerdotale en rapport avec Belenos et de sa parèdre Belisama, qui marque le passage de la saison sombre à la saison claire avec le changement d’activités que cela implique. Les druides allument de grands feux pour protéger le bétail, essence même de la richesse.
* Lugnasad est l' « assemblée de Lug » le Ier août. Cette fête est consacrée au roi dans son rôle de redistributeur des richesses et de protecteur. C’est l’occasion de conclure des contrats de toutes sortes (commerciaux, matrimoniaux, juridiques) et de se mesurer dans des compétitions (joutes littéraires, sports).
Le druidisme:
Selon le Lebor Gabala (Livre des Conquêtes) le druidisme a été inventé par les Partholoniens, arrivés en Irlande 312 ans après le déluge et qui vont l’occuper pendant 5 000 ans. César aussi pense qu’il est originaire de l’île de Bretagne, puis s’est répandu en Gaule ; d’ailleurs il affirme que nombre d’étudiants vont se perfectionner là-bas.
Tout ce que l’on peut dire à ce propos ne peut être qu’une émanation de ce que nous savons de ses ministres. Plus qu’une religion, au sens où nous le comprenons aujourd’hui, le druidisme est le fondement même de la civilisation celtique, et le règlement de l’ensemble de la société. Toute la vie des Celtes est sous le contrôle des druides.
Les Celtes étaient convaincus de l’immortalité de l’âme, c’est la raison pour laquelle les guerriers n’éprouvaient aucune peur de la mort lors des batailles. Des confusions dans la lecture des textes ont suggéré la notion de réincarnation, mais celle-ci est inexistante.
Le Sidh est le nom gaélique qui désigne l'Autre Monde celtique, il se situe à l’ouest, au-delà de l’horizon de la mer, dans des îles magnifiques ; sous la mer, dans les lacs et les rivières où se situent de somptueux palais de cristal aux entrées mystérieuses ; sous les collines et les tertres. C’est le séjour des dieux.
Le culte se pratiquait dans des aires sacrées appelées Nemeton en langue gauloise (et nemed en gaélique) dont on trouve la trace, par exemple, dans le toponyme de la forêt de Nevet près de Locronan (Finistère), dont la Troménie, procession chrétienne, perpétue le souvenir d’une cérémonie druidique. Il est fort probable que des monuments mégalithiques, tels Carnac ou Stonehenge, aient été récupérés par les druides. Si à l’origine le Nemeton fut probablement un endroit ouvert, il a considérablement évolué pour devenir un enclos, de forme généralement quadrangulaire, comprenant des édifices en bois et un puits à offrandes.
Les filid irlandais ont élaboré un système de notation, les ogam (système parfois appelé écriture oghamique), qui n’a jamais servi à la rédaction de textes, mais à des inscriptions funéraires (dont 300 nous sont parvenues) ou incantatoires gravées dans la pierre ou le bois. Attribué par la tradition à Ogme, le dieu de la magie et de l’éloquence, cet alphabet composé d’encoches et dérivé de l’alphabet latin en association avec des noms d’arbres, resta cantonné à l’Irlande, l’Écosse et le Pays de Galles.
La thèse d’une origine chamanique préhistorique fut avancée, mais elle ne résista pas à l’analyse, et fut rapidement abandonnée. Par ailleurs, si le sanglier est l’animal emblématique de la classe sacerdotale, la notion de totémisme est totalement à exclure, ne correspondant pas dans sa définition aux conceptions celtiques.
Le druidisme fut une exclusivité de la civilisation celtique et ne résista pas à la romanisation des zones où il était implanté en Europe, ni à la christianisation de l’Irlande. Pour Philippe Jouët, « L’illusion d’une continuité doctrinale, même partielle, entre druidisme et christianisme repose sur une interprétation erronée ou tendancieuse de quelques textes d'élaboration récente »
Mythologie:
Le dieu-druide:
Dagda.
Les druides mythiques:
Liste non-exhaustive.
* Adnae Mac Uthidir est un « file » important d’Ulster, qui a le rang d’Ollam (un docteur en savoir). Il est le père de Néde, l’un des protagonistes de l’Immacallam in Da Tûaraid (Dialogue des deux Sages).
* Aithirne Ailgesach est un druide despotique, qui apparaît dans plusieurs récits du Cycle d'Ulster, dont la Courtise de Luaine et le Siège de Howth. Il est connu pour exiger des choses impossibles et se venger en se servant de sa « magie », notamment de la satire mortelle du glam dicinn.
* Amorgen Glungel est le file primordial des Milesiens, les premiers colons Gaels en Irlande. Outre ses fonctions bardiques, c’est aussi un juge, selon le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d’Irlande).
* Armogen Mac Eccit, fils de Eccet Salach, est le druide-poète du roi d’Ulster Conchobar Mac Nessa, c’est aussi un redoutable guerrier, dans le Cycle d'Ulster ».
* Aífé est une druidesse et une guerrière qui réside en Écosse. En conflit avec Scáthach, elle fait la paix avec sa rivale selon la demande de Cúchulainn, avec qui elle a un fils, Conla.
* Cathbad est l’un des druides les plus connus de la mythologie celtique irlandaise. Il a pour épouse la reine Ness, avec laquelle il a deux enfants, le futur roi Conchobar Mac Nessa et une fille Findchoem. Cathbad est aussi le père des druides Genann Gruadhsolus et Imrinn et le grand-père du héros Cúchulainn. Dans le récit Táin Bó Cúailnge (Razzia des vaches de Cooley), il provoque la mort de l’émissaire Sualtam qui a parlé sans permission, car selon une geis, il est interdit de parler avant le roi et le roi ne parle pas avant son druide.
* Coirpre est un file qui apparaît notamment dans le récit Cath Maighe Tuireadh (La Bataille de Mag Tured). Il est le premier druide à composer et prononcer une satire en Irlande, contre Bres, roi provisoire des Tuatha Dé Danann, pendant l’infirmité de Nuada.
* Corann est le druide du roi Conn Cetchathach. Dans le récit Echtra Conle (les Aventures de Conle), il doit user de toute sa magie pour affronter une Bansidh qui a jeté son dévolu sur Conle, le fils du roi. Mais les messagères de l’Autre Monde ont une magie plus puissante que celle des druides pour les affaires d'amour.
* Dubthach Dóel Ulad est un autre druide de la cour du roi Conchobar Mac Nessa. Il est célèbre pour semer systématiquement la zizanie et de proférer des injures gratuitement. Après l’assassinat des trois fils d’Usnech par Conchobar et la fin tragique de Deirdre, il quitte la cour avec d’autres guerriers Ulates et se réfugie en Connaught à la cour de la reine Medb et du roi Ailill. Il est entraîné dans la Razzia des vaches de Cooley, où il combat l’armée d’Ulster, aux côtés des souverains du Connaught.
* Esras était le druide qui gouvernait l'île de Gorias, une des quatre « Îles au nord du Monde », avant l’installation des Tuatha Dé Danann en Irlande. Il était le gardien d’un talisman, la lance de Lug Samildanach, arme mortelle à chaque coups, inséparable du Chaudron du Dagda, dans lequel elle doit plongée pour éviter qu'elle ne détruise tout autour d'elle.
* Fingen est un autre druide de Conchobar Mac Nessa, particulièrement réputé pour sa connaissance et sa pratique de la magie et de la médecine. Il est expert dans les trois formes de la médecine : magique, végétale et sanglante. Sa science est telle qu’il peut déterminer le nombre des occupants d’une maison et dire de quelles maladies ils sont atteints, en examinant la fumée qui s’échappe du toit.
* Fintan est un druide primordial, associé à l’épopée du peuple de Cesair. Après le Déluge, il subit diverses métamorphoses animales qui doivent lui permettre de traverser les millénaires, pour transmettre sa science et son histoire aux Irlandais.
* Gwydion, décrit comme un puissant magicien dans les Mabinogion gallois, est une représentation altérée des druides de l’antiquité[21].
* Ladra, tout comme Fintan, est un druide primordial, de l’épopée de Cesair. Premier amant et premier mort (abus de femmes) de l’île d’Irlande, il représente la fertilité et la mort.
* Mog Ruith, surnommé le « Serviteur à la Roue » (la roue cosmique), est une représentation du dieu-druide le Dagda, dont l’une des particularités est la cécité qui lui donne don de voyance. Druide-guerrier, c’est l’un des plus puissants de la mythologie, sa « magie » peut donner la victoire, comme le narre le Forbuis Droma Damhghaire (le Siège de Druim Damhghaire). Les premiers chrétiens irlandais en firent l'instigateur de l'exécution de saint Jean-Baptiste, afin de détruire sa réputation.
* Morfessa était le druide qui gouvernait l'île de Falias, une des quatre «îles au nord du Monde », avant l’installation des Tuatha Dé Danann en Irlande. Il était le gardien d’un autre talisman, la « pierre de Fal » qui symbolise le pouvoir légitime et la Souveraineté. Elle est placée à Tara, le centre mythique de l’Irlande, résidence des Ard ri Érenn.
* Nédé est un druide redoutable qui, dans l’Immacallam in Da Tûaraid (Dialogue des deux Sages), prétend au grade d’ollam dans une dispute scientifique face à un autre druide Ferchertne. Il meurt pour avoir commis les trois fautes irréparables du druide : l’adultère avec une reine, l’usurpation de la souveraineté royale et la satire abusive (le glam dicinn).
* Semias était le druide qui gouvernait l'île de Murias, une des quatre « îles au nord du Monde », avant l’installation des Tuatha Dé Danann en Irlande. Il était le gardien du chaudron et de la massue du Dagda, autres talismans des dieux d’Irlande.
* Tlachtga, fille de Mog Ruith, est une druidesse (bandrui, ce qui signifie « femme-druide »), réputée pour la puissance de ses pouvoirs. Elle est initiée par son père.
* Uiscias était le druide qui gouvernait l'île de Findias, une des quatre « îles au nord du Monde », avant l’installation des Tuatha Dé Danann en Irlande. Il était le gardien de l’Épée de Nuada, talisman qui représente la Souveraineté et la Guerre, arme infaillible aux blessures mortelles.
Source: wikipédia
Bien à vous
En tant que ministre de la religion, le druide procède à tous les rites cultuels, et en particulier aux sacrifices. Si les sacrifices humains de prisonniers de guerre sont attestés, il semble cependant qu’ils étaient réservés à des circonstances exceptionnelles, les sacrifices animaux (chevaux, taureaux) ou symboliques étaient plus courants.
L’enseignement, c’est-à-dire la transmission orale du savoir, fait aussi partie de ses responsabilités. C’est encore César qui nous apprend « qu’un grand nombre de jeunes gens viennent s’instruire chez eux » et que les études peuvent durer 20 ans ; on cite le chiffre de 150 élèves pour le druide mythique Cathbad, dans la tradition irlandaise.
Dans le contexte celtique, le domaine juridique fait partie de la théologie et relève donc de la religion. C’est donc tout naturellement que les druides sont à la fois juristes et juges. Le non-respect d’un contrat est sanctionné par des peines qui sont codifiées selon la nature de la faute et le rang des parties dans la hiérarchie sociale. Si c’est le roi qui prononce la sanction, c’est le druide qui conseille.
Compte tenu de la primauté de son statut, du prestige attaché à sa fonction, et aussi de sa qualité de juriste, il a aussi la charge des relations diplomatiques pour prévenir la guerre ou régler les compensations après l’agression. Notons au passage qu’un druide peut participer à la guerre, il n’y a pas d’interdit ni d’obligation. Le druide-guerrier est un personnage assez courant. Ainsi, à titre d’exemple, le druide Cathbad, dont le nom signifie « Tueur au combat ».
En tant que Savant et garant du savoir, il est logique que les domaines de l’histoire, de la généalogie, de la toponymie soient de son ressort, étant entendu que ce que nous appelons mythologie avait une réalité à cette époque. Pour des raisons de légitimité et de souveraineté, ces disciplines se devaient d’être les plus précises possibles.
Les Tuatha Dé Danann (Gens de la déesse Dana – les dieux de l’Irlande) ont un dieu-médecin, Diancecht qui est un expert dans la magie et la médecine, il soigne et rétablit les blessés, il ressuscite les morts en les immergeant dans la Fontaine de Santé, il fabrique une prothèse au roi Nuada qui a eu le bras arraché. Les épopées sont pleines de ces guérisons, où les plantes, les incantations et les breuvages magiques sont utilisés.
Leur grande connaissance de l'astronomie leur aura permis de conceptualiser le temps, dont nous avons une idée grâce au calendrier de Coligny, qui date de l’époque gallo-romaine.
Le roi ne prend pas la parole avant le druide, mais ils forment une sorte de binôme indispensable et antagoniste. Si le roi exerce la souveraineté, il le fait sous l’inspiration du druide qui lui doit le conseil, il y a dépendance du pouvoir politique au spirituel.
Les pratiques:
Certains textes irlandais font état de l’intervention des druides au moment de la naissance, pour donner un nom à l’enfant et pratiquer une lustration, que l’on assimile à une forme de baptême.
L’attention portée aux présages est générale, car ils sont l’expression des volontés divines et donc les présages et la divination ne peuvent relever que du religieux dans la mesure où le druide est l’intermédiaire et sa parole sacrée. C’est donc un domaine illimité dès l’instant qu’il est question de l’avenir.
Le mot irlandais geis (pluriel geasa) désigne un interdit qui peut être négatif (sens d’interdiction) ou positif (sens d’obligation) ; la geis a force de loi. Elle s’adresse principalement au roi et aux membres de la classe guerrière et recouvre l’ensemble des activités de la vie quotidienne.
La magie, dont la médecine est un prolongement, fait appel à des techniques rituelles. Les plantes médicinales en sont un élément important, il faut aussi noter l’élixir d’oubli qui affecte la mémoire, la musique, la Fontaine de Santé qui guérit les blessés dans les batailles et ressuscite les morts, la pomme, symbole celtique par excellence de l’immortalité et du savoir, la cueillette du gui accompagné du sacrifie de taureaux, et bien d’autres.
Les éléments aussi participent à cette religion : l’eau par son pouvoir de lustration, le feu qui sert aux sacrifices ou à la purification des troupeaux, le vent qui a le pouvoir d’égarer ou d’anéantir, le brouillard qui permet de se déplacer de manière invisible.
Les incantations sont aussi une pratique très usitée. La littérature irlandaise parle notamment du glam dicinn qui est une malédiction suprême qui entraîne la mort, de l’imbas forosnai qui a le sens d’illumination, et du dichetal do chennaib cnâime, dont la signification est incertaine : ce « chanté de la prophétie » serait une improvisation. La louange est de la responsabilité du barde, c'est une forme de poésie qui consiste à mettre en valeur les qualités d’un personnage. Le blâme est de même nature avec l’objectif contraire, à ne pas confondre avec la satire qui est une incantation religieuse et légale qui entraîne généralement la mort. La geis est une incantation constituée d'obligations et d'interdits que les membres de la classe des guerriers doivent respecter, sous peine de mort.
Les fêtes:
L’année celtique comporte quatre grandes fêtes religieuses au caractère obligatoire, l’absence étant punie de mort.
* Samain dont le sens est « réunion » a lieu le Ier novembre. Plus que le nouvel an, c’est le passage d’une année à l’autre, sa célébration dure une semaine qui est hors du temps, ce qui favorise les contacts avec l'Autre Monde. Elle se caractérise par des festins et des beuveries rituelles.
* Imbolc qui signifie « lustration » est le 1er février. C’est la purification qui marque la fin de la période hivernale.
* Beltaine les « feux de Bel » au 1er mai est une fête sacerdotale en rapport avec Belenos et de sa parèdre Belisama, qui marque le passage de la saison sombre à la saison claire avec le changement d’activités que cela implique. Les druides allument de grands feux pour protéger le bétail, essence même de la richesse.
* Lugnasad est l' « assemblée de Lug » le Ier août. Cette fête est consacrée au roi dans son rôle de redistributeur des richesses et de protecteur. C’est l’occasion de conclure des contrats de toutes sortes (commerciaux, matrimoniaux, juridiques) et de se mesurer dans des compétitions (joutes littéraires, sports).
Le druidisme:
Selon le Lebor Gabala (Livre des Conquêtes) le druidisme a été inventé par les Partholoniens, arrivés en Irlande 312 ans après le déluge et qui vont l’occuper pendant 5 000 ans. César aussi pense qu’il est originaire de l’île de Bretagne, puis s’est répandu en Gaule ; d’ailleurs il affirme que nombre d’étudiants vont se perfectionner là-bas.
Tout ce que l’on peut dire à ce propos ne peut être qu’une émanation de ce que nous savons de ses ministres. Plus qu’une religion, au sens où nous le comprenons aujourd’hui, le druidisme est le fondement même de la civilisation celtique, et le règlement de l’ensemble de la société. Toute la vie des Celtes est sous le contrôle des druides.
Les Celtes étaient convaincus de l’immortalité de l’âme, c’est la raison pour laquelle les guerriers n’éprouvaient aucune peur de la mort lors des batailles. Des confusions dans la lecture des textes ont suggéré la notion de réincarnation, mais celle-ci est inexistante.
Le Sidh est le nom gaélique qui désigne l'Autre Monde celtique, il se situe à l’ouest, au-delà de l’horizon de la mer, dans des îles magnifiques ; sous la mer, dans les lacs et les rivières où se situent de somptueux palais de cristal aux entrées mystérieuses ; sous les collines et les tertres. C’est le séjour des dieux.
Le culte se pratiquait dans des aires sacrées appelées Nemeton en langue gauloise (et nemed en gaélique) dont on trouve la trace, par exemple, dans le toponyme de la forêt de Nevet près de Locronan (Finistère), dont la Troménie, procession chrétienne, perpétue le souvenir d’une cérémonie druidique. Il est fort probable que des monuments mégalithiques, tels Carnac ou Stonehenge, aient été récupérés par les druides. Si à l’origine le Nemeton fut probablement un endroit ouvert, il a considérablement évolué pour devenir un enclos, de forme généralement quadrangulaire, comprenant des édifices en bois et un puits à offrandes.
Les filid irlandais ont élaboré un système de notation, les ogam (système parfois appelé écriture oghamique), qui n’a jamais servi à la rédaction de textes, mais à des inscriptions funéraires (dont 300 nous sont parvenues) ou incantatoires gravées dans la pierre ou le bois. Attribué par la tradition à Ogme, le dieu de la magie et de l’éloquence, cet alphabet composé d’encoches et dérivé de l’alphabet latin en association avec des noms d’arbres, resta cantonné à l’Irlande, l’Écosse et le Pays de Galles.
La thèse d’une origine chamanique préhistorique fut avancée, mais elle ne résista pas à l’analyse, et fut rapidement abandonnée. Par ailleurs, si le sanglier est l’animal emblématique de la classe sacerdotale, la notion de totémisme est totalement à exclure, ne correspondant pas dans sa définition aux conceptions celtiques.
Le druidisme fut une exclusivité de la civilisation celtique et ne résista pas à la romanisation des zones où il était implanté en Europe, ni à la christianisation de l’Irlande. Pour Philippe Jouët, « L’illusion d’une continuité doctrinale, même partielle, entre druidisme et christianisme repose sur une interprétation erronée ou tendancieuse de quelques textes d'élaboration récente »
Mythologie:
Le dieu-druide:
Dagda.
Les druides mythiques:
Liste non-exhaustive.
* Adnae Mac Uthidir est un « file » important d’Ulster, qui a le rang d’Ollam (un docteur en savoir). Il est le père de Néde, l’un des protagonistes de l’Immacallam in Da Tûaraid (Dialogue des deux Sages).
* Aithirne Ailgesach est un druide despotique, qui apparaît dans plusieurs récits du Cycle d'Ulster, dont la Courtise de Luaine et le Siège de Howth. Il est connu pour exiger des choses impossibles et se venger en se servant de sa « magie », notamment de la satire mortelle du glam dicinn.
* Amorgen Glungel est le file primordial des Milesiens, les premiers colons Gaels en Irlande. Outre ses fonctions bardiques, c’est aussi un juge, selon le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d’Irlande).
* Armogen Mac Eccit, fils de Eccet Salach, est le druide-poète du roi d’Ulster Conchobar Mac Nessa, c’est aussi un redoutable guerrier, dans le Cycle d'Ulster ».
* Aífé est une druidesse et une guerrière qui réside en Écosse. En conflit avec Scáthach, elle fait la paix avec sa rivale selon la demande de Cúchulainn, avec qui elle a un fils, Conla.
* Cathbad est l’un des druides les plus connus de la mythologie celtique irlandaise. Il a pour épouse la reine Ness, avec laquelle il a deux enfants, le futur roi Conchobar Mac Nessa et une fille Findchoem. Cathbad est aussi le père des druides Genann Gruadhsolus et Imrinn et le grand-père du héros Cúchulainn. Dans le récit Táin Bó Cúailnge (Razzia des vaches de Cooley), il provoque la mort de l’émissaire Sualtam qui a parlé sans permission, car selon une geis, il est interdit de parler avant le roi et le roi ne parle pas avant son druide.
* Coirpre est un file qui apparaît notamment dans le récit Cath Maighe Tuireadh (La Bataille de Mag Tured). Il est le premier druide à composer et prononcer une satire en Irlande, contre Bres, roi provisoire des Tuatha Dé Danann, pendant l’infirmité de Nuada.
* Corann est le druide du roi Conn Cetchathach. Dans le récit Echtra Conle (les Aventures de Conle), il doit user de toute sa magie pour affronter une Bansidh qui a jeté son dévolu sur Conle, le fils du roi. Mais les messagères de l’Autre Monde ont une magie plus puissante que celle des druides pour les affaires d'amour.
* Dubthach Dóel Ulad est un autre druide de la cour du roi Conchobar Mac Nessa. Il est célèbre pour semer systématiquement la zizanie et de proférer des injures gratuitement. Après l’assassinat des trois fils d’Usnech par Conchobar et la fin tragique de Deirdre, il quitte la cour avec d’autres guerriers Ulates et se réfugie en Connaught à la cour de la reine Medb et du roi Ailill. Il est entraîné dans la Razzia des vaches de Cooley, où il combat l’armée d’Ulster, aux côtés des souverains du Connaught.
* Esras était le druide qui gouvernait l'île de Gorias, une des quatre « Îles au nord du Monde », avant l’installation des Tuatha Dé Danann en Irlande. Il était le gardien d’un talisman, la lance de Lug Samildanach, arme mortelle à chaque coups, inséparable du Chaudron du Dagda, dans lequel elle doit plongée pour éviter qu'elle ne détruise tout autour d'elle.
* Fingen est un autre druide de Conchobar Mac Nessa, particulièrement réputé pour sa connaissance et sa pratique de la magie et de la médecine. Il est expert dans les trois formes de la médecine : magique, végétale et sanglante. Sa science est telle qu’il peut déterminer le nombre des occupants d’une maison et dire de quelles maladies ils sont atteints, en examinant la fumée qui s’échappe du toit.
* Fintan est un druide primordial, associé à l’épopée du peuple de Cesair. Après le Déluge, il subit diverses métamorphoses animales qui doivent lui permettre de traverser les millénaires, pour transmettre sa science et son histoire aux Irlandais.
* Gwydion, décrit comme un puissant magicien dans les Mabinogion gallois, est une représentation altérée des druides de l’antiquité[21].
* Ladra, tout comme Fintan, est un druide primordial, de l’épopée de Cesair. Premier amant et premier mort (abus de femmes) de l’île d’Irlande, il représente la fertilité et la mort.
* Mog Ruith, surnommé le « Serviteur à la Roue » (la roue cosmique), est une représentation du dieu-druide le Dagda, dont l’une des particularités est la cécité qui lui donne don de voyance. Druide-guerrier, c’est l’un des plus puissants de la mythologie, sa « magie » peut donner la victoire, comme le narre le Forbuis Droma Damhghaire (le Siège de Druim Damhghaire). Les premiers chrétiens irlandais en firent l'instigateur de l'exécution de saint Jean-Baptiste, afin de détruire sa réputation.
* Morfessa était le druide qui gouvernait l'île de Falias, une des quatre «îles au nord du Monde », avant l’installation des Tuatha Dé Danann en Irlande. Il était le gardien d’un autre talisman, la « pierre de Fal » qui symbolise le pouvoir légitime et la Souveraineté. Elle est placée à Tara, le centre mythique de l’Irlande, résidence des Ard ri Érenn.
* Nédé est un druide redoutable qui, dans l’Immacallam in Da Tûaraid (Dialogue des deux Sages), prétend au grade d’ollam dans une dispute scientifique face à un autre druide Ferchertne. Il meurt pour avoir commis les trois fautes irréparables du druide : l’adultère avec une reine, l’usurpation de la souveraineté royale et la satire abusive (le glam dicinn).
* Semias était le druide qui gouvernait l'île de Murias, une des quatre « îles au nord du Monde », avant l’installation des Tuatha Dé Danann en Irlande. Il était le gardien du chaudron et de la massue du Dagda, autres talismans des dieux d’Irlande.
* Tlachtga, fille de Mog Ruith, est une druidesse (bandrui, ce qui signifie « femme-druide »), réputée pour la puissance de ses pouvoirs. Elle est initiée par son père.
* Uiscias était le druide qui gouvernait l'île de Findias, une des quatre « îles au nord du Monde », avant l’installation des Tuatha Dé Danann en Irlande. Il était le gardien de l’Épée de Nuada, talisman qui représente la Souveraineté et la Guerre, arme infaillible aux blessures mortelles.
Source: wikipédia
Bien à vous


Eliphas Levi:
"le magicien dispose d'une force qu'il connait, le sorcier s'efforce d'abuser de ce qu'il ignore"
Pas d'entraide par MP, merci
Re: Les druides
C'est un fait bien connu, à la fois par les auteurs de l'Antiquité et par les textes irlandais médiévaux, que le sommet de la hiérarchie druidique conservait des connaissances réservées aux initiés, et indicibles au commun des mortels. Selon Sotion d'Alexandrie, au IIème siècle avant notre ère, les druides, comme les mages en Perse et les brahmanes en Inde, exprimaient leurs connaissances philosophiques sous la forme d'énigmes (1). Les textes irlandais permettent de préciser cela: l'énorme savoir des druides, appris durant vingt ans d'études (2), et touchant toutes les choses de l'univers (3), partiellement secrètes (4), s'exprimait, chez les docteurs de rang les plus élevés (ollamh), dans une "langue secrète" poétique travaillée pendant des années (5). Sachant qu'ils discutaient "beaucoup des astres et de leur mouvement, de la grandeur du monde et de la terre, de la nature des choses, de la puissance et du pouvoir des dieux immortels", on comprend qu'ils savaient "transmettre ces spéculations à la jeunesse (6)" sous une forme accessible, mais aussi que les spéculations les plus élevées ne devaient se transmettent que de bouche de druide à oreille de druide, dans une langue métaphorique choisie.
1 - Sotion. Filiations, XXIII, dans Diogène Laerce, Vie des Philos., Prooemium 7. Sotion, l'un des chefs de l'école péripatéticienne, écrivait entre -200 et -170.
2 - Caesar, Bello Gallico, VI, 14, 3. Cf Le Roux et Guyonvarc'h 1986, 15 et 57.
3 - Le Roux et Guyonvarc'h, ibid.
4 - Pomponius Mela, Chorographie, III, 2, 18, cité ibid., 16 et 58.
5 - O'Curry 1876, t II, 171-173, d'après le Leabhar Ollamh, "Livre de l'ollamh".
6 - Caesar, Bello Gallico, VI, 14, 6. Cité dans Le Roux et Guyonvarc'h 1986, 15 et 57.
D'après Celtes et Grecs/1 Le livre des héros de Bernard Sergent
1 - Sotion. Filiations, XXIII, dans Diogène Laerce, Vie des Philos., Prooemium 7. Sotion, l'un des chefs de l'école péripatéticienne, écrivait entre -200 et -170.
2 - Caesar, Bello Gallico, VI, 14, 3. Cf Le Roux et Guyonvarc'h 1986, 15 et 57.
3 - Le Roux et Guyonvarc'h, ibid.
4 - Pomponius Mela, Chorographie, III, 2, 18, cité ibid., 16 et 58.
5 - O'Curry 1876, t II, 171-173, d'après le Leabhar Ollamh, "Livre de l'ollamh".
6 - Caesar, Bello Gallico, VI, 14, 6. Cité dans Le Roux et Guyonvarc'h 1986, 15 et 57.
D'après Celtes et Grecs/1 Le livre des héros de Bernard Sergent

Chers nouveaux, merci de bien lire le règlement et de faire attention à l'orthographe. Merci aussi de comprendre que modos et admins ne peuvent pas répondre à des MP d'entraide et que le partage se passe sur le forum.
Que la Lumière soit avec vous.
Que la Lumière soit avec vous.
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum






Magie





