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Histoire du magnétisme

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Histoire du magnétisme

Message par Hagel le Dim 2 Mar 2008 - 20:48

Bonjour

Magnétisme animal

Le magnétisme animal, ancêtre de l'hypnose, est une approche thérapeutique inventée par le médecin allemand Franz Anton Mesmer (1733-1815), qui postule l'existence d'un fluide magnétique universel dont on peut faire une utilisation thérapeutique.


Origines lointaines

On peut retracer les origines lointaines de la pratique du magnétisme animal et de l'hypnose chez les guérisseurs chamaniques.

Les sumériens (-4000) ont décrit sur leurs tablettes des méthodes hypnotiques.

Il semblerait que certains bas-reliefs égyptiens décrivent des « passes » réalisées par un « magnétiseur ». L'énergie serait imagée par des croix ansées partant en direction du patient. Un papyrus trouvé par Georg Ebers (1837-1898) contient la phrase « Pose ta main sur la douleur et dis que la douleur s'en aille », que certains relient au magnétisme.

Les grecs anciens pratiquaient une médecine par les songes dans sanctuaire d'Épidaure (culte d'Asclépios).


Du magnétisme au magnétisme animal

Le médecin suisse Paracelse (1493-1554) est le premier à parler de magnétisme pour décrire la "capacité d’attraction et de répulsion entre les êtres". Il sera suivi par le médecin belge Jan Baptist van Helmont qui publie Le traitement magnétique des plaies en 1621, le médecin écossais William Maxwell qui publie De Medicina Magnetica en 1679, le jésuite allemand Athanasius Kircher et Ferdinand Santanelli qui publie Geheime Philosophie oder magish-magnetische Heilkunde en 1723.

Franz Anton Mesmer, qui publie en 1766 à Vienne De l'influence des planètes sur le corps humain, fut fortement influencé par les théories sur le magnétisme de ses prédécesseurs. Ce n'est qu'à partir de 1773, suite à une polémique avec le père jésuite Maximilian Hell à propos de l'utilisation thérapeutique de plaques aimantées inventées par ce dernier qu'il commence à utiliser le terme de magnétisme animal qu'il distingue du fluide magnétique minéral.

En 1777, il quitte Vienne en raison de la réaction de ses confrères médecins. Arrivé à Paris en 1778, il publie son Mémoire sur la découverte du magnétisme animal en 1779 avec le soutien de son disciple Charles Deslon (1750-1786). Les thèses principales de ce Mémoire sont les suivantes :

Un fluide physique subtil emplit l'univers, servant d'intermédiaire entre l'homme, la terre et les corps célestes, et entre les hommes eux-mêmes ;
La maladie résulte d'une mauvaise répartition de ce fluide dans le corps humain et la guérison revient à restaurer cet équillibre perdu ;
Grâce à des techniques, ce fluide est susceptible d'être canalisé, emmagasiné et transmis à d'autres personnes, provoquant des "crises" chez les malades pour les guérir.
En 1780, ayant plus de patients qu'il n'en peut traiter individuellement, Mesmer introduit la méthode de traitement collectif dite du "baquet". Les patients, reliés entre eux par des cordes, sont assis autour d'un baquet en bois de chêne duquel sortent des tiges en métal qui peuvent être en contact avec différentes parties du corps.


Les commissions de Louis XVI

En 1784, confronté à la rumeur et à quelques cas de guérison éclatante sur des personnages haut placés, Louis XVI nomme deux commissions pour étudier la pratique du magnétisme animal:

La première, nommée le 12 mars, est composée de quatre médecins de la Faculté de Paris (Majault, Sallin, Jean d'Arcet et Joseph-Ignace Guillotin) et de cinq membres de l'Académie royale des Sciences (de Bory, Le Roi, l'astronome Jean Sylvain Bailly, le chimiste Antoine Lavoisier et l'ambassadeur des Etats-Unis Benjamin Franklin);
La seconde, nommée le 5 avril, est composée de membres de la Société royale de Médecine ( P.J.C. Mauduyt, C.L.F. Andry, C.A. Caille, P.I. Poissonnier et le botaniste Antoine Laurent de Jussieu);
Les commissaires se fondent sur l'observation du travail de Charles Deslon. Dans son rapport officiel, Jean Sylvain Bailly conclut que "l'imagination sans magnétisme produit des convulsions... le magnétisme sans imagination ne produit rien", il déclare aussi, dans un rapport secret au roi que "le traitement magnétique ne peut être que dangereux pour les moeurs". Le rapport officiel de l'autre commission rend des conclusions très proche de celui de Bailly. En revanche, Antoine Laurent de Jussieu refuse de signer le même document que ses collègues et publie un contre-rapport dans lequel il déclare que "l'influence physique de l'homme sur l'homme doit être admise". Charles Deslon publie lui-aussi un contre-rapport dans lequel il critique les méthodes et les conclusions des commissaires.

Suite à la publication en 24'000 exemplaires des deux rapports officiels, la Faculté de Médecine exige que ses membres initiés au magnétisme signent un acte d'abjuration dans lequel ils s'engagent à renoncer non seulement à la pratique mais à la croyance.

Lorsque Mesmer quitte Paris en 1785, la pratique du magnétisme est en plein essor, et représentée par trois courants principaux: le courant psycho-fluidiste, le courant imaginationiste et le courant spiritualiste.


Les Psycho-fluidistes


Les psycho-fluidistes admettent l'hypothèse d'un fluide universel, mais, contrairement à Mesmer qui insiste sur la capacité du magnétiseur à accumuler ce fluide et à le retransmettre, ils attirent l'attention sur les capacités d'auto-guérison du patient lorsqu'il est en état de somnambulisme provoqué.

Armand Marie Jacques de Chastenet, alias le marquis de Puységur (1751-1825), officier d'artillerie, qui publie son Mémoire pour servir à l'histoire et à l'établissement du magnétisme animal en 1784 et son Appel aux savants observateurs du dix-neuvième siècle en 1813.
Joseph Philippe François Deleuze (1753-1835), naturaliste (bibliothécaire au Muséum national d'histoire naturelle de Paris) qui publie en 1813 son Histoire critique du magnétisme animal.
Charles de Villers (1765-1815) qui publie en 1787 Le magnétiseur amoureux.
Casimir Chardel (1777-1847).
Charles Lafontaine (1803-1892).
Le médecin Alphonse Teste (1814-1888) qui publie en 1843 son Manuel pratique de magnétisme animal.


Les Imaginationistes

Les imaginationistes rejettent la notion de fluide.

L'abbé Jose Custodio da Faria (1746-1819), qui publie en 1819 De la cause du sommeil lucide.
Le baron Etienne Félix d'Henin de Cuvillers (1755-1841), qui publie en 1820 Le magnétisme éclairé.
Le médecin Alexandre Bertrand (1795-1831), qui publie en 1826 Du magnétisme animal en France.
Le philosophe Maine de Biran (1766-1824).
Le général François Joseph Noizet (1792-1885), qui publie en 1820 son Mémoire sur le somnambulisme et le magnétisme animal.
Jules Denis, alias baron Jules Dupotet de Sennevoy (1798-1881), qui publie en 1840 son Cours de magnétisme en sept leçons.


Les Spiritualistes

Martines de Pasqually (1727-1774).
Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803).
Louis Alphonse Cahagnet (1809-1885).
Henri Delaage (1805-1882).


Le magnétisme animal en Allemagne

Alors qu'en France les authorités scientifiques ont toujours rejeté le magnétisme, la situation est différente en Allemagne. En 1812, le gouvernement prussien nomme une commission d'enquête qui publie en 1816 un rapport favorable au magnétisme. Suite à cela, les universités de Berlin et de Bonn instituent des chaires de mesmérisme.

Parmi les mesmériens allemands, on peut citer les médecins Christoph Wilhelm Hufeland, Karl Alexander Ferdinand Kluge (1782-1844), Karl Christian Wolfart, Karl Schelling et Justinus Kerner (1786-1862).

Le philosophe Hegel (1770-1831), qui a lu Hufeland, Kluge et Schelling, parle du magnétisme animal au début de la troisième partie de son Encyclopédie des sciences philosophiques intitulée Philosophie de l'esprit. Hegel mentionne également le magnétisme animal dans sa correspondance avec le philosophe Schelling (frère de Karl Schelling) et avec son ancien élève, le hollandais Pieter Gabriel van Ghert (1782-1852).


Du magnétisme animal à l'hypnose

Chez les anglo-saxons, trois médecins font la transition entre le magnétisme animal et l'hypnose, notamment de son usage en anesthésiologie:

James Braid (1795-1810), médecin écossais, qui assiste à une démonstration de Charles Lafontaine en 1841 et à qui on attribue souvent à tort l'invention du terme hypnose.
John Elliotson (1788-1868), médecin anglais, qui publie en 1843 Surgical operations in the mesmeric state without pain.
James Esdaile (1808-1859), médecin des Indes Britanniques, qui publie en 1846 Mesmerism in India and its practical applications in surgery and medecine.
En France, les travaux de James Braid seront traduits, notamment par Durand de Gros, Alfred Velpeau, Eugène Azam et Paul Broca. Les principaux précurseurs sont:

Le médecin Ambroise-Auguste Liébeault, qui publie en 1866 Du sommeil et des états analogues. Il sera à l'origine de l'École de Nancy.
Le neurologue Jean-Martin Charcot, qui publie en 1882 Sur les divers états nerveux déterminés par l'hypnotisation chez les hystériques. Il sera à l'origine de l'École de la Salpêtrière.


Théorie et effets du magnétisme animal

Selon les tenants de la théorie du « magnétisme animal », chaque corps organisé serait également un aimant : il y circulerait un « fluide magnétique ». En présentant l'un à l'autre des « pôles opposés », un être vivant pourait agir sur un autre être vivant. On assimile le « magnétisme » à la « force » qui émane d'un personnage, force qui fait naître des sensations ou des sentiments comme la haine, la bonté ou l'amour.

L'expérience de base consiste à placer les paumes de ses mains face à face à une dizaine de centimètres de distance. Le fait de les rapprocher lentement devrait faire ressentir un picotements dans les doigts. La même expérience, faite en plaçant le majeur perpendiculaire à la paume de l'autre main, à quelques centimètres, permettrait de ressentir lorsque le majeur bouge, par exemple de façon circulaire.

La maladie est conçue comme un blocage du corps à la circulation du « fluide ». Le retour à la santé suppose la levée de ce ou de ces blocages. Le « fluide », ou « magnétisme animal », pourrait être condensé et redistribué de façon thérapeutique par le magnétiseur. À cette fin il dispose de ses propres ressources et d'outils : Mesmer avait conçu un « baquet » censé emmagasiner des quantités importantes de ce « fluide », à la façon d'un accumulateur. Des objets pourraient être « chargés » positivement ou négativement [1]. En pratique, les « objets chargés » sont des talismans et autres bijoux religieux.



Magnétisme animal au XXième siècle

Pour la « thérapeute américaine » Barbara Brennan, auteur de différents ouvrages sur le sujet les guérisseurs sont des personnes qui « équilibrent » et « chargent » le « champ aurique », en touchant ou non le corps. Ils canalisent de l'« énergie guérisseuse » dans leurs patients pour apporter une guérison partielle ou complète à toute zone du corps.



Bibliographie


Naissance du psychanalyste. De Mesmer à Freud, Léon Chertok et Raymond de Saussure, éd. Les empêcheurs de penser en rond / Synthélabo, 1997, (ISBN 2908602881);
Le cœur et la raison. L'hypnose en question de Lavoisier à Lacan, Léon Chertok et Isabelle Stengers, 1989 ;
À la découverte de l'inconscient, Henri F. Ellenberger, éd. SIMEP, 1974;
Somnambulisme et médiumnité, Bertrand Méheust, éd. Les Empêcheurs de penser en rond, 1999;
Le magnétisme animal dans Encyclopédie des sciences philosophiques, 1817, Georg Wilhelm Friedrich Hegel, nouvelle traduction commentée de François Roustang, 2005 ;
Le magnétiseur amoureux : précédé de La polémique du magnétisme animal et suivi de Documents sur l'histoire du mesmérisme, François Azouvi et Charles de Villers, éd. Librairie Philosophique Vrin, 2e édition revue et augmentée, 2007, ISBN 2711618382 ;
Mémoire sur la découverte du magnétisme animal, Franz Mesmer, , éd. Allia, 2006, ISBN 2844852262 ;
Métallothérapie, Victor Burcq, 1871 ;
Pouvoir bénéfique des mains et Guérir par la lumière Barbara Ann Brennan, chez Tchou, 1995 ;
Manuel du guérisseur Georgina Regan et Debbie Shapiro, , éd. Jouvence, 1989 ;
Mesmer et son secret, textes choisis et présentés par Raymond de Saussure, Privat, 1971 ;
Manuel pratique du magnétisme, 30 planches d'imposition, Clémence Lefèvre, éd. Exclusif, 2003, ISBN 2848910151 ;
Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent, Jean-Pierre Lentin.

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Re: Histoire du magnétisme

Message par Hagel le Dim 2 Mar 2008 - 20:48

Sweetgoth

Un bon bouquin pour cux qui s'interesse au sujet (lu et approuvé!): Manuel de l'étudiant magnétiseur du baron Potet!Il y a toutes les techniques principales,et je n'ai rien vu de faux,au contraire!

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Re: Histoire du magnétisme

Message par Aka E le Ven 23 Jan 2009 - 10:18

***** j'ai cherché un post similaire partout sans rien trouvé.

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