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Archimie et Alchimie

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Archimie et Alchimie

Message par Amadeo le Lun 24 Aoû 2009 - 11:42

Archimie et Alchimie






Source : Alchymie.net




En cet fin de siècle où nous assistons à un déferlement de faux prophètes et d'imposteurs, nous voudrions, dans le souci de servir la vérité, citer un passage du maître Fulcanelli extrait du premier tome des Demeures Philosophales. Dans ce passage, le maître établit une différence formelle entre l'Archimie ou la Spagyrie d'une part, et l'Alchimie d'autre part, c'est à dire entre la "science des petits particuliers" et la Science d'Hermes. Selon Fulcanelli, l'archimie relève de la "recette".Elle vise à réaliser une transmutation des métaux dits imparfaits par l'utilisation de certains artifices tandis que l'Alchimie s'inscrit dans le cadre de la Philosophie Hermétique et requiert une dimenssion spirituelle à celui qui veut franchir ses portes. Le sens accordé à "Spagyrie" n'est pas celui que lui confère Paracelse, et que nous lui préférons, c'est à dire, l'application des principes alchimiques dans le règne végétal ou minéral en vue d'obtenir des thérapeutiques hautement efficientes. Par ailleurs, rappellons que l'or obtenu par le processus archimique ne donne en aucun cas accès à la Pierre Philosophale, dont le pouvoir transmutatoire, est sans commune mesure et surtout dont l'application médicale débouche sur l'obtention de la médecine dite universelle.

Il y eut au moyen age, - vraisemblablement même dans l'antiquité grecque, si nous nous référons aux oeuvres de Zozime et d'Ostanès, - deux degrés, deux ordres de recherches dans la science chimique : la spagyrie et l'archimie. Ces deux branches d'un même art exotérique se diffusaient dans la classe laborieuse par la pratique du laboratoire. Métallurgistes, orfèvres, peintres, céramistes, verriers, teinturiers, distillateurs, émailleurs, potiers, etc., devaient, autant que les apothicaires, être pourvus de connaissances spagyriques suffisantes. Ils les complétaient eux-mêmes, par la suite, dans l'exercice de leur métier. Quant aux archimistes, ils formaient une catégorie spéciale, plus restreinte, plus obscure aussi, parmi les chimistes anciens. Le but qu'ils poursuivaient présentait quelque analogie avec celui des alchimistes, mais les matériaux et les moyens dont ils disposaient pour l'atteindre étaient uniquement des matériaux et des moyens chimiques. Transmuer les métaux les uns dans les autres ; produire l'or et l'argent en partant de minerais vulgaires ou de composés métalliques salins ; obliger l'or contenu potentiellement dans l'argent, l'argent dans l'étain, à devenir actuels et extractibles, voilà ce que l'archimiste avait en vue. C'était, en définitive, un spagyriste cantonné dans le règne minéral et qui délaissait volontairement les quintessences animales et les alcaloïdes végétaux. Or, les règlements médiévaux défendant de posséder chez soi, sans autorisation préalable, des fourneaux et des ustensiles chimiques, quantité d'artisans, leur labeur terminé, étudiaient, manipulaient, expérimentaient en secret dans leur cave ou leur grenier. Ils cultivaient la science des betits Particuliers, selon l'expression quelque peu dédaigneuse des alchimistes pour ces à-côtés indignes du philosophe. Reconnaissons, sans mépriser ces chercheurs utiles, que les plus heureux n'en tiraient souvent qu'un bénéfice médiocre, et qu'un même procédé, suivi tout d'abord de succès, ne donnait ensuite que résultats nuls ou incertains. Néanmoins, malgré leurs erreurs, - ou plutôt à cause d'elles, - ce sont eux, les archimistes, qui ont fourni aux spagyristes d'abord, à la chimie moderne ensuite, les faits, les méthodes, les opérations dont elle avait besoin. Ils sont, ces hommes tourmentés du désir de tout fouiller et de tout apprendre, les véritables fondateurs d'une science splendide et parfaite, qu'ils ont dotée d'observations justes, de réactions exactes, de manipulations habiles, de tours de main péniblement acquis. Saluons très bas ces pionniers, ces précurseurs, ces grands laborieux et n'oublions jamais ce qu'ils firent pour nous. Mais l'alchimie, nous le répétons, n'entre pour rien dans ces apports successifs. Seuls, les écrits hermétiques, incompris d'investigateurs profanes, furent la cause indirecte de découvertes que leurs auteurs n'avaient jamais prévues. C'est ainsi que Blaise de Vigenère obtint l'acide benzoïque par sublimation du benjoin ; que Brandt put extraire le phosphore en recherchant l'alkaest dans l'urine ; que Basile Valentin, - prestigieux Adepte qui ne méprisait point les essais spagyriques, - établit toute la série des sels antimoniaux et réalisa le colloïde d'or rubis que Raymond Lulle prépara l'acétone et Cassius le pourpre d'or ; que Glauber obtint le sulfate sodique et que Van Helmont reconnut l'existence des gaz. Mais, à l'exception de Lulle et de Basile Valentin tous ces chercheurs, classés à tort parmi les alchimistes, ne furent que de simples archimistes ou de savants spagyristes. C'est pourquoi un célèbre Adepte, auteur d'un ouvrage classique, peut-il dire avec beaucoup de raison : "Si Hermès, le Père des Philosophes, ressuscitait aujourd'hui avec le subtil Geber, le profond Raymond Lulle, ils ne seroient pas regardés comme des Philosophes par nos chymistes vulgaires qui ne daigneraient presque pas les mettre au nombre de leurs disciples, parce qu'ils ignoreraient la manière de s'y prendre pour procéder à toutes ces distillations, ces circulations ces calcinations, et toutes ces opérations innombrables que nos chimistes vulgaires ont inventées, pour avoir mal entendu les écrits allégoriques de ces Philosophes. Avec leur texte confus, émaillé d'expressions cabalistiques, les livres restent la cause efficiente et génuine de la méprise grossière que nous signalons. Car, en dépit des avertissements, des objurgations de leurs auteurs, les étudiants s'obstinent à les lire suivant le sens qu'ils offrent dans le langage courant. Ils ne savent pas que ces textes sont réservés aux initiés et qu'il est indispensable, pour les bien comprendre, d'en détenir la clef secrète. C'est à découvrir cette clef qu'il faut préalablement travailler. Certes, ces vieux traités contiennent, sinon la science intégrale, du moins sa philosophie, ses principes, l'art de les appliquer conformément aux lois naturelles. Mais si l'on ignore la signification occulte des termes, - ce qu'est, par exemple, Ares, ce qui le distingue d'Aries et le rapproche d'Arles, d'Arnet et d'Albait, - qualificatifs étranges employés à dessein dans la rédaction de tels ouvrages, on doit craindre de n'y entendre goutte ou de se laisser infailliblement tromper. Nous ne devons pas oublier qu'il s'agit là d'une science ésotérique. Par conséquent, une vive intelligence, une excellente mémoire, le travail et l'attention aidés d'une volonté forte ne sont point des qualités suffisantes pour espérer devenir docte en la matière. "Ceux-là s'abusent fort, écrit Nicolas Grosparmy, qui cuident que nous n'ayons faict nos livres que pour eux ; mais nous les avons faicts pour en jecter hors tous ceulx qui ne sont point de nostre secte." Batsdorff, au début de son traité, prévient charitablement le lecteur en ces termes : " Tout homme prudent, dit-il, doit premièrement apprendre la Science, s'il peut, c'est-à-dire les principes et les moyens d'opérer, Sinon en demeurer là, sans follement employer son temps et son bien... Or, je prie ceux qui liront ce petit livre, d'ajouter foi à mes paroles. je leur dis donc encore une fois qu'ils n'apprendront jamais cette science sublime par le moyen des livres, et qu'elle ne peut s'apprendre que Par révélation divine, c'est pourquoy on l'appelle Art divin, ou bien par le moyen d'un bon et fidèle maître; et comme il y en a très peu à qui Dieu ait fait cette grâce, il y en a peu aussi qui l'enseignent. " Enfin, un auteur anonyme du XVIIIe siècle donne d'autres raisons de la difficulté que l'on éprouve à déchiffrer l'énigme : "Mais voici, écrit-il, la première et véritable cause pour laquelle la nature a caché ce palais ouvert et royal à tant de philosophes, même à ceux nantis d'un esprit très subtil ; c'est que, s'écartant, dès leur jeunesse, du chemin simple de la nature par des conclusions de logique et de métaphysique, et, trompés par les illusions des meilleurs livres mêmes, ils s'imaginent et jurent que cet art est plus profond, plus difficile à connaître qu'aucune métaphysique, quoique la nature ingénue, dans ce chemin comme dans tous les autres, marche d'un pas droit et très simple. " Telles sont les opinions des philosophes sur leurs propres ouvrages. Comment s'étonner, dès lors, que tant d'excellents chimistes aient fait fausse route, qu'ils se soient abusés en discutant d'une science dont ils étaient incapables d'assimiler les plus élémentaires notions ? Et ne serait-ce pas rendre service aux autres, aux néophytes, que de les engager à méditer cette grande vérité que proclame l'Imitation (liv. III, ch. II, V.2) lorsqu'elle dit, en parlant des livres scellés : " Ils peuvent bien faire entendre le son de leurs paroles, mais ils n'en donnent point l'intelligence. Ils donnent la lettre, mais c'est le Seigneur qui en découvre le sens ; ils proposent des mystères, mais c'est Lui qui les explique. Ils montrent la voie qti'll faut suivre, mais Il donne des forces pour y marcher. " C'est la pierre d'achoppement contre laquelle ont trébuché nos chimistes. Et nous pouvons affirmer que si nos savants avaient compris le langage des vieux alchimistes, les lois de la pratique d'Hermès leur seraient connues et la pierre philosophale aurait cessé, depuis longtemps, d'être considérée comme chimérique. Nous avons assuré plus haut que les archimistes réglaient leurs travaux sur la théorie hermétique, - telle du moins qu'ils l'entendaient, - et que ce fut là le point de départ d'expériences fécondes en résultats purement chimiques. Ils préparèrent ainsi les dissolvants acides dont nous nous servons, et, par l'action de ceux-ci sur les bases métalliques, obtinrent les séries salines que nous connaissons. En réduisant ensuite ces sels, soit par (l'autres métaux, par les alcalins ou le charbon, soit par le sucre ou les corps gras, ils retrouvèrent, sans transformation, les éléments basiques qu'ils avaient auparavant combinés. Mais ces tentatives, ainsi que les méthodes dont elles se réclament, ne présentaient aucune différence avec celles qui se pratiquent couramment dans nos laboratoires. Quelques chercheurs, cependant, poussèrent leurs investigations beaucoup plus loin ; ils étendirent singulièrement le champ des possibilités chimiques, à tel point même que leurs résultats nous semblent douteux sinon imaginaires. Il est vrai que ces procédés sont souvent incomplets et enveloppés d'un mystère presque aussi dense que celui du Grand OEuvre. Notre intention étant, nous l'avons annoncé, d'être utile aux étudiants, nous entrerons à ce sujet dans quelques détails et montrerons que ces recettes de souffleurs offrent plus de certitude expérimentale qu'on serait porté à leur en attribuer. Que les philosophes, nos frères, dont nous réclamons l'indulgence, daignent nous pardonner ces divulgations. Mais, outre que notre serment relève uniquement de l'alchimie et que nous entendons strictement demeurer sur le terrain spagyrique, nous désirons, d'autre part, tenir la promesse que nous avons faite de démontrer, par des faits réels et contrôlables, que notre chimie doit tout aux spagyristes et archimistes, et rien, absolument, à la Philosophie hermétique.
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