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Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

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Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par Abraxas le Mar 29 Avr 2014 - 12:50

Saluti,

Suite à une réflexion lancée sur la chasse aux sorcières par lolane dans le poste sur ce monument norvégiens en hommage aux sorcières.

lolane a écrit: C'est fou tout ce culte négatif autour de la femme. Un homme à l'époque ne pouvait-il être considéré comme sorcier? Ou lui donnions nous le nom de sage?
La connotation sorcier / sorcière était-elle si différente?
A-t-on déjà entendu parlé de chasse aux sorciers?

J’ai personnellement envie de m’exprimer sur le sujet, même si j’ai parfaitement conscience du coté clivant de ce que sera cette expression….Et comme lolane n’a pas répondu à l’invitation d’Hagel à ouvrir un autre poste, et que le sujet m’intéresse, me voilà en train d’ouvrir cette « boite de pandore », qui je l’espère ne partira pas trop en vrille….

J’aimerais donc à ce sujet, commencer par faire partager un article, comme on en trouve de nombreux autres sur le sujet.

La chasse aux sorcières à la fin du Moyen-Âge : une vraie guerre de type fasciste pour démolir les droits des femmes
lundi 15 avril 2013, par Robert Paris


Cela peut étonner de parler de fascisme à propos des chasses aux sorcières médiévales et pourtant, ce sont bel et bien les classes dirigeantes, en se servant de l’appareil religieux, juridique et militaire qui ont instrumentalisé ces épisodes sanglants utilisant les milieux populaires les plus misérables et visant les femmes qui étaient jugées trop indépendantes ou qui exerçaient des professions réservées aux hommes. Cela est du domaine du pogrome, de la violence raciste, un racisme contre les femmes traitées de diables….

Si toute l’antiquité connaît l’interdiction de la sorcellerie, cela ne vise pas encore spécifiquement les femmes…

Contrairement au cliché, la « chasse aux sorcières » est loin d’être un fait historique médiéval.
En effet, le haut Moyen-Âge, s’il réprima dans le sang et les flammes l’hérésie, fut clément, en tout cas comparé à la Renaissance et au Grand Siècle, vis à vis de la « sorcellerie ».
Les premières "chasses aux sorcières" débutèrent vers le milieu du 15ème siècle, à la toute fin du moyen-âge. On peut dater plus précisément la première vague de répression, menée par les tribunaux de l’Inquisition, de 1480 à 1520.

Mais la plus intense folie meurtrière eut lieu entre 1580 et 1630, et fut menée par des tribunaux séculiers.
C’est avec le milieu du quinzième siècle, avec la montée de la révolution bourgeoise qui menace l’édifice chrétien-féodal, que la papauté, l’église et le pouvoir politique lancent l’affaire des sorcières afin de détourner les colères populaires contre des femmes trop libres et que l’on va accuser de jeter le mauvais sort en alliance avec le diable. Mais, on va le voir, la bourgeoisie elle-même, est pour faire reculer les femmes dans leur lutte pour leurs droits…
La papauté est opposée aux droits des femmes, aux femmes qui prétendent faire de la religion et même diriger dans ce domaine, par exemple aux béguines religieuses qui réclament une libéralisation du statut de la femme… Les béguines, surtout présentes en Europe du Nord, cristallisent ce courant de subversion des mœurs. Elles vivent au sein de communautés autonomes, mais ne sont pas ordonnées. Elles sont autonomes en vivant d’aumônes, mais aussi de leurs salaires pour leurs soins médicaux ou leurs travaux textiles. Surtout, elles prônent une plus grande liberté sexuelle et récusent l’autorité des hommes. Marguerite Porete, une béguine, pousse la provocation jusqu’à publier à la fin du XIIIe siècle un traité de théologie, le Miroir des âmes simples anéanties. Poursuivie par l’Inquisition, elle est condamnée pour hérésie et est brûlée en 1310.

Vers 1326, le pape Jean XXII rédige la bulle Super Illius Specula, qui définit la sorcellerie comme une hérésie.

Bien que l’imaginaire collectif place la persécution de prétendues sorcières au Moyen Âge, les persécutions ne commencèrent qu’au XVe siècle et connurent leur apogée aux XVI et XVIIe siècles, c’est-à-dire pendant la Renaissance et le Grand siècle.
En 1484, le pape Innocent VIII lance le signal de la chasse aux sorcières en rédigeant une bulle papale, Summis desiderantes affectibus, qui organise la lutte contre la sorcellerie et élargit la mission de l’Inquisition aux « praticiens infernaux ».

La persécution est véritablement lancée à grande échelle après la publication en 1486 du Malleus Maleficarum, par Heinrich Kramer et Jacques Sprenger, deux dominicains. Il s’agit d’une enquête commanditée par l’Inquisition qui décrit les sorcières, leurs pratiques, et les méthodes à suivre pour les reconnaître. Le Malleus Maleficarum, ou Marteau des sorcières en français, est un véritable succès : il connut près de trente éditions latines entre 1486 et 1669.

Ce qui lance toute une campagne en ce sens, c’est la fameuse bulle apostolique Summis desiderantes affectibus en 1484, suivi d’un manuel démonologique, le Malleus Maleficarum, écrit par deux inquisiteurs dominicains, Heinrich Kramer et Jacob Sprenger.

La première partie du livre traite de la nature de la sorcellerie. Une bonne partie de cette section affirme que les femmes, à cause de leur faiblesse et de l’infériorité de leur intelligence, seraient par nature prédisposées à céder aux tentations de Satan. Le titre même du livre présente le mot maleficarum (avec la voyelle de la terminaison au féminin) et les auteurs déclarent (de façon erronée) que le mot femina (femme) dérive de fe + minus (foi mineure). Le manuel soutient que certains des actes confessés par les sorcières, comme le fait de se transformer en animaux ou en monstres, ne sont qu’illusions suscitées par le Diable, tandis que d’autres actions comme, par exemple, celles consistant à voler au sabbat, provoquer des tempêtes ou détruire les récoltes sont réellement possibles. Les auteurs insistent en outre de façon morbide sur l’aspect licencieux des rapports sexuels que les sorcières auraient avec les démons.
La seconde partie explique comment procéder à la capture, instruire le procès, organiser la détention et l’élimination des sorcières. Cette partie traite aussi de la confiance qu’on peut accorder ou non aux déclarations des témoins, dont les accusations sont souvent proférées par envie ou désir de vengeance ; les auteurs affirment toutefois que les indiscrétions et la rumeur publique sont suffisantes pour conduire une personne devant les tribunaux et qu’une défense trop véhémente d’un avocat prouve que celui-ci est ensorcelé. Le manuel donne des indications sur la manière d’éviter aux autorités d’être sujettes à la sorcellerie et rassurent le lecteur sur le fait que les juges, en tant que représentants de Dieu, sont immunisés contre le pouvoir des sorcières.

Suite à la publication de cet ouvrage commence un mouvement d’arrestations systématiques dans toute l’Europe. Principalement en Allemagne, en Suisse et en France, mais également en Espagne et en Italie. Cette première vague dure environ jusqu’en 1520. Puis une nouvelle vague apparaît de 1560 à 1650. Les tribunaux des régions catholiques mais surtout des régions protestantes envoient les sorcières au bûcher. On estime le nombre de procès à 100 000 et le nombre d’exécutions à environ 50 000. Brian Levack évalue le nombre des exécutions à 60 000. Anne L. Barstow révise ces nombres et les élève à 200 000 procès et 100 000 exécutions en prenant en compte les dossiers perdus.

Au cours de la campagne répressive menée dans les pays germaniques par les deux auteurs du Marteau des sorcières, on procéda a des exécutions massives : en trois mois, 600 dans le petit évêché de Bamberg, 900 a Wiirzburg. Mais la chasse aux sorcières devait prendre une ampleur et une férocité plus grandes encore au XVIe s. et dans la première moitie du XVIIe s., surtout en France, en Allemagne, en Angleterre, alors que l’Italie était beaucoup plus épargnée.

Loin de tempérer les préjugés populaires sur la sorcellerie, la réforme les aggrava plutôt en répandant une conception pessimiste de l’existence humaine sur la terre.

Erasme et Luther croyaient profondément a la présence active du démon dans les âmes. Un grand esprit, comme celui du théoricien politique Jean Bodin, l’auteur de La République, peu suspect cependant de fanatisme religieux, se passionnait pour la démonologie (De magorum doemonomania, 1579), de même que le roi d’Angleterre Jacques 1er. Luther et Calvin réclamèrent des châtiments impitoyables pour toutes les personnes suspectes de sorcellerie, et cette tradition protestante se perpétua longtemps dans le puritanisme anglais et américain.

En France, le siècle classique fut marqué par de célèbres affaires de sorcellerie : procès des ursulines convulsionnaires de la Sainte-Beaume (1611), d’Urbain Grandier et des ursulines de Loudun (1634), du maréchal de Luxembourg (1681), etc.

En Allemagne, dans les années 1625/30, plus de 600 personnes convaincues de sorcellerie furent brûlées dans le seul évêché de Bamberg.
En Angleterre, dans les années 1640, Matthew Hopkins mena de féroces chasses aux sorcières. En 1599, le roi Jacques Ier d’Angleterre montre comment il est possible de prouver la culpabilité d’une sorcière en la piquant, ou bien en la jetant à l’eau : si la piqûre ne saigne pas, la sorcière est reconnue coupable. De même si la femme s’avise de remonter à la surface de l’eau après y avoir été précipitée.
Aux XVIe et XVIIe siècles, les procès en sorcellerie deviennent presque exclusivement à l’encontre des femmes. Le premier procès de sorcières officiel eut lieu à Trèves en 1235, et, en 1275, à Toulouse, fut brûlée la première sorcière dûment condamnée par les tribunaux ecclésiastiques. La sorcellerie était dorénavant assimilée à l’hérésie, et le pape Jean XXII, en 1330, donna une nouvelle impulsion à la chasse aux sorcières. Les « chasses aux sorcières » connaissent deux vagues : la première de 1480 à 1520 environ, puis la seconde de 1560 à 1650. Mais dès les années 1400-1450, le portrait de ce qui deviendra une « image d’Épinal » par la suite se dessine, et les dernières persécutions se terminent vers la fin du XVIIe siècle.

Historiens et chercheurs estiment aujourd’hui le nombre de leurs victimes entre 50 et 100 000 sur les deux siècles où tant les tribunaux de l’Inquisition que ceux de la Réforme les conduisent au bûcher. Un chiffre élevé en proportion de la population européenne de l’époque. Et ce sont, pour 80 % de ces victimes, des femmes.

Ces femmes (et quelques fois leurs enfants, surtout s’il s’agissait de filles), appartenaient le plus souvent aux classes populaires. Une toute petite minorité d’entre elles pouvait être considérée comme étant d’authentiques criminelles.

Un moyen horrible de savoir si une femme était une sorcière consistait à la jeter nue à l’eau, les mains et pieds attachés ensemble pour l’empêcher de surnager. Une sorcière étant — en théorie — plus légère que l’eau, si elle flottait, elle était aussitôt repêchée et brûlée vive. Si elle se noyait, c’est qu’elle était morte innocente.

En Angleterre, la loi contre la sorcellerie fut définitivement abolie en 1736, ce qui n’empêcha pas la pendaison de la dernière sorcière anglaise en 1808. Les dernières brûlées le sont dans la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, tel Anna Göldin dans le canton de Glaris de la Suisse protestante en 1782, ou en 1793 en Pologne. En France à Bournel, une femme accusée de sorcellerie fut brûlée par des paysans le 28 juillet 1826, une autre en 1856, fut jetée dans un four à Camalès.

Il ne suffit pas de dire que la société avait basculé dans le crime systématique contre les femmes, il faut expliquer pourquoi…

Une sorcière signifiait une femme qui exerçait des métiers comme pharmacopée, médecine, sage-femme, avorteuse, conseillère psychologique, enseignante, dirigeante politique éventuellement dans les milieux populaires, etc… En tout cas, une femme libre en rupture avec l’ordre patriarcal devenu de plus en plus pesant avec le développement économique de la bourgeoisie… Cette dernière, pas plus que les anciennes classes dominantes, ne voulait que les femmes profitent de la lutte pour la liberté nécessaire au développement économique bourgeois. La bourgeoisie a donc cherché sciemment à aggraver le sort des femmes et non à l’améliorer et on le verra au cours de la révolution française ou la bourgeoisie en pleine conquête de son pouvoir, s’appuyant pourtant sur des mouvements révolutionnaires de femmes contre l’ordre établi, agira violemment pour empêcher les femmes d’acquérir des droits sociaux et politiques…
Le droit bourgeois nécessitait l’héritage et la paternité et cela signifiait qu’il fallait interdire toutes les libertés qui avaient pu exister pour les femmes au Moyen-Age. Contrairement au mythe qui la présente comme un progrès de toutes les libertés, la société bourgeoise a représenté un enfermement des femmes… Si des femmes pouvaient vivre de manière indépendante et exercer des professions libérales, ce n’est plus le cas ensuite ! Toute femme qui refuse de se mettre sous la domination d’un homme doit être dénoncée comme sorcière !

C’est le début de la montée de la bourgeoisie qui coïncide avec la vague de chasse aux sorcières et notamment avec la Renaissance. Il fallait alors accuser les femmes de tous les malheurs de la société menacée de révolution sociale.

Les grands penseurs humanistes ne s’élevèrent pas contre ce mouvement, à l’exception de Heinrich Cornelius Agrippa von Nettesheim qui fut attaqué pour soutien à la sorcellerie.
Le pasteur allemand Anton Praetorius de l’Église réformée de Jean Calvin édita en 1602 le livre De l’étude approfondie de la sorcellerie et des sorciers (Von Zauberey und Zauberern Gründlicher Bericht) contre la persécution des sorcières et contre la torture. Le jésuite Friedrich Spee von Langenfeld qui a accompagné de nombreuses prétendues sorcières au bûcher publia sous l’anonymat un livre pour les défendre (cautio criminalis).

Le premier en France à réhabiliter publiquement les femmes libres dites « sorcières » fut l’historien Jules Michelet qui leur consacra un livre en 1862. Il voulut ce livre comme un « hymne à la femme, bienfaisante et victime ». Michelet choisit de faire de la sorcière une révoltée en même temps qu’une victime et il réhabilite la sorcière à une époque où elle avait totalement disparu derrière l’image du diable. Dans ce livre, Michelet accuse l’Église d’avoir organisé cette chasse aux sorcières, pas seulement au Moyen Âge mais aussi au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle. Le livre eut des difficultés à trouver un éditeur et provoqua un scandale. Michelet se défendit en présentant son livre comme un travail d’historien et non de romancier. Mais il ne leur reconnaît pas véritablement le droit à l’émancipation. Il faut attendre les mouvements féministes des années 1970 pour voir apparaître le thème sous un jour positif. Les représentantes de ces mouvements s’en sont emparé et l’ont revendiqué comme symbole de leur combat. On notera par exemple la revue Sorcières de Xavière Gauthier, qui étudiait les « pratiques subversives des femmes ».

QUELQUES DATES
1326 Bulle du pape Jean XXII contre la magie démoniaque (Super illius specula).
1428-1430 Mise en place du mythe du sabbat.
1459-1461 Procès d’Arras contres les Vaudois, hérétiques assimilés aux sorciers
1484 Bulle du pape Innocent VIII qui lance la chasse aux sorciers en Rhénanie (Summis desiderantes affectibus). Premier essor de la persécution et publication des manuels de procédure.
1487 Le Marteau des sorcières (Malleus maleficarum) de deux inquisiteurs Henry Institoris et Jacques Sprenger. Manuel de démonologie. Succès éditorial.
1580 La Démonomanie des sorciers du juriste Jean Bodin. La persécution s’accroît dans toute l’Europe du Nord.
1612 Le Tableau de l’inconstance des mauvais anges et démons du juriste Pierre de Lancre : récit de la chasse aux sorciers au Pays basque et traité de procédure.
1634-1637 La possession des ursulines de Loudun. Le curé Urbain Grandier, qui est accusé de pacte avec le diable, est brûlé vif.
Source : http://www.matierevolution.org/spip.php?article3281

En préambule de mon difficile commentaires sur le sujet, je tiens à dire que je ne défends absolument pas les erreurs dogmatiques de presque deux millénaires d’une société à forte majorité dominé par une idéologie machiste, dans lesquels les femmes furent et sont encore oppressées, et mon intention n’est pas de remettre en cause la légitime lutte féministe et les avancées sociales de notre société, en particulier en ce qui concerne le concept d’égalité, qui me parle personnellement beaucoup…. Mais je suis obligé d’aborder le sujet, car cet article, est légèrement partisan (car il y a des articles beaucoup plus partisans qu’on retrouve aussi bien en librairie que sur le net), et illustre bien à mon avis, le problème que pose la récupération de ce fait historique pour des raisons idéologiques.

En effet, je pense qu'on a tous parfois tendance à avoir une perception idéel de la réalité historique, voire issus parfois de pure propagande basé sur la déformation de fait historique que l’on présente comme une vérité établi (méthode qui n’est que trop courante) ... S'il est reconnu, comme cet article le souligne que la chasse aux "sorcières" fut proportionnellement plus importante chez les femmes ...il ne faudrait pas en conclure trop vite, à la manifestation d'une oppression machistes et/ou d'un combat féministe,  piège dans lequel il est facile de tomber eu égard à l’histoire de l’humanité....Pour répondre à l’interrogation posé par lolane donc, la "chasse aux sorcières" n'a évidemment pas épargné les hommes...

Il y a certainement les plus célèbres d’entre eux, Giordano Bruno, mais aussi Jacques de Molay, Gilles de Rais, Urbain Grandier etc.... tous condamnés pour hérésie et sorcellerie...tous brulés sur le bûcher.

Il faut être prudent sur le sujet de la sorcellerie, et sur les « fantasmes » qui entoure ce terme, péjoratif pour certains, idéologique pour d’autres. Et en particulier, parce que les théories de Mone, Murray ou même Frazer, sont largement remises en doutes, en ce qui concerne la perception d'une sorte de "religion" anticatholique présenté comme réformatrice et progressiste de "sorcières, organisées en « groupement » de femmes, précurseurs d’un féminisme qui n’était pas, historiquement, ce qu’il est maintenant, et cet amalgame, c'est ce qui fait souvent fantasmer le plus nos imaginaires...ce qui circule le plus dans le cyberspace...la tentation est grande, surtout si cela cadre avec nos propres croyances spirituelles et/ou idéologiques, en particulier en ce qui a trait à une interprétation de cette chasse comme une lutte contre l'émancipation féminine, car cette chasse aux sorcières a également été repris, comme le souligne la fin de l’article, par les mouvements féministes des années 70, et dans les milieux païens, également par ceux qui se basent sur les théories de Murray pour justifier la filiation et l’origine traditionnelle de leur croyance, ceux que nous n’abordons pas sur ce forum, mais qui sont extrêmement présent dans la sphère ésotérique.

Lors de la chasse aux sorcières, Il suffisait pourtant déjà d'avoir quelques problèmes mentaux, d'être un marginal, un gitan, un homosexuel, ou encore d'halluciner à cause de l'ergot de seigle, ou simplement de ne pas plaire à un quelconque notable, ou encore de rentrer en concurrence/conflit avec les corporations médicales, scientifiques et religieuses, pour se retrouver accusé de sorcellerie. Les plus faibles de la société, parmi lesquels figuraient les femmes célibataires, furent et sont encore victimes de la bien-pensance issus des normes socio-culturels qui créent un clivage sociétal, les minorités ont toujours était ceux contre lesquels il est le plus facile de s’attaquer, et qui servent facilement de bouc émissaires, malheureusement nous n’apprenons vraisemblablement pas de nos erreurs passées....il se passe exactement la même chose avec les albinos de l’Afrique sub-saharienne, et ça n’a rien à voir avec le fait d’être un homme ou une femme, ni de rapport avec la religion chrétienne, ces « chasses » aux sorcière ont existé partout sur le globe et en tout temps, dans tous les référentiel sociétal et spirituels et indépendamment du sexe des pourchassés.

La chasse aux sorcières, c’est le concept du « bouc émissaire », concrétisant toute nos peurs refoulées, et reporté sur une minorité qui aura plus de mal à se défendre, et dans l’histoire humaine, ce n’est malheureusement qu’un scénario trop commun…. Qui se répète encore de nos jours… il suffit d’écouter le discours de nos politiques pour comprendre…

Il ne faut pas, non plus, oublier les cathares, les vaudois, bref tout ceux qui ne voulaient pas admettre le dogme officiel de l'église catholique et qui furent les premiers à souffrir de l'inquisition, qui rappelons le, a surtout été un instrument d’éradication des « hérésie », plus qu’un outil de « chasse au sorcière », ces dernières, et il est bon de le rappeler, furent plus de l’ordre de tribunal « civil », local, même si cela ne plait pas de rappeler que c’est surtout la société, et les notables de certains communauté rurale, qui ont usé et abusé de ce prétexte, et pas nécessairement toujours l’église qu’on accuse volontiers de tous les maux…

Bref, si l'inquisition, la chasse aux sorcières, furent en leur temps des "excuses" pour défendre des principes dogmatiques et idéologiques (parmi lesquels certainement l’idée d’une société machiste), nous devons je pense faire également attention, à ne pas utiliser/manipuler cette période de l'histoire, pour exactement les mêmes raisons...  

Le monument dont il est question dans le poste cité en début, est un rappel que la « persécution » n’est pas finie, mais aujourd’hui cette persécution, cette chasse à l’homme sur un bouc émissaire, cristallisant les peurs de notre sociétés modernes, ne se porte plus sur des « sorcières », à nous de faire attention, d'ouvrir l'oeil et d'être attentif à ce que ces persécutions de la société, contre des minorités, ne se reproduisent pas...

Grüssi

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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par Hagel le Mar 29 Avr 2014 - 12:59

à nous de faire attention, d'ouvrir l'oeil et d'être attentif à ce que ces persécutions de la société, contre des minorités, ne se reproduisent pas...
entièrement d'accord.
Je n'ouvrirais pas la boite de pandore de la politique, du politique et des politiques, en mentionnant le populisme.
Mais il faut avoir conscience que cette attitude de repli en temps de crise a des conséquences fâcheuses qui pourraient mener à des mises à l'écart, persécutions sociales (voir autre dans certains pays) pour nous pratiquants et croyants liés au domaine ésotérique, qu'on soit masculin, féminin, autre, aujourd'hui et pas qu'hier.

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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par lolane le Mar 29 Avr 2014 - 14:55

Merci pour l'article et tes réflexions Abra' !
Et comme lolane n’a pas répondu à l’invitation d’Hagel à ouvrir un autre poste, et que le sujet m’intéresse, me voilà en train d’ouvrir cette « boite de pandore », qui je l’espère ne partira pas trop en vrille….
En fait, depuis l'invitation de Hagel et avec le peu de temps que j'ai pour le moment, j'étais en recherche d'informations sur le sujet, afin de ne pas poser de questions, dont les textes pourraient m'apporter certaines réponses.

Ayant constaté, qu'il n'y avait pas encore de sujet propre sur "les sorcières", je voulais accompagner mes interrogations avec un apport informationnel, historique et contextuel sur ce sujet !


Ceci dit, l'article et la réflexion que tu apportes sur le sujet sont très intéressants.
Je suis tout à fait d'accord sur le fait que la "chasse aux sorcier(e)s" est de très près en rapport avec le concept du bouc émissaire! Et qu'en tout temps et en tout lieu, il faut rester vigilent, car oui comme tu le dis, ce n'est pas fini.

Toutefois, ce qui m'intrigue le plus, sans tomber dans une réflexion socio-anthropologique (bien que c'est essentiellement cela), c'est: pourquoi tel ou tel public cible?
Que représentent-ils aux yeux des autres, dans l'imaginaire collectif? Quelles sont les peurs qu'ils engendrent dans la civilisation,...

Et c'est à ce même genre de réflexions, que j'avais envie de donner réponse, au sujet de la dichotomie sorcier/sorcière.
Je me doutais que certains hommes avaient été jugé et mis sur le bucher pour hérésie et/ou sorcellerie. Maintenant, mon interrogation va au delà de ça!
J'avais envie de comprendre, pourquoi si peu d'hommes, ou du moins pourquoi ceux-ci ont été moins mis au devant de la scène.
Il y a t'il un lien avec notre culture? Le rapport sorcier/sorcière pouvait-il avoir une analogie avec la face féminine et masculine de dieu? Ou bien une analogie avec la lune et le soleil? Analogie qui pourrait expliquer les différences vécues et perçues entre sorcier et sorcière? Ou même avec le principe de création/destruction?,...
Ce sont vraiment toutes ces questions d'un point de vue représentationnel culturellement, ancestrale et différentiel de l'homme et de la femme, et de la manière dont ceux-ci sont perçus dans les sociétés actuelles comme anciennes.


Je sais qu'Hagel avait apporté une partie de la réponse à travers son poste sur les raisons qui font que la femme fait peur:
http://www.equi-nox.net/t8846-anthropologie-religieuse-pourquoi-la-femme-fait-peur?highlight=femme+homme

J'avais envie d'aller un peu plus loin dans les réponses a apporter, sans bien sûr tomber dans un féministe et une révolution contre l'homme Wink
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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par Hagel le Mar 29 Avr 2014 - 15:10

En rapport aussi, et indirectement abordé:
http://www.equi-nox.net/t7282-l-esoterisme-entre-sexisme-machisme-et-feminisme

Bien à toi



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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par Abraxas le Mar 29 Avr 2014 - 19:15

Salut,

On s’écarte certainement un peu du sujet, mais je le répète, je pense que ce choix du bouc émissaire est lié à une sorte de «solution de facilité » envers une minorité perçue comme limitée dans sa capacité de défense et déjà stigmatisée. Ce fut le cas non seulement des femmes seules, mais aussi d’autres communautés, dont la persécution a marqué l’histoire humaine.

On risque de dévier, mais je vais tenter d’exposer ce que je pense, en faisant un chtit détour sur l’évolution de nos valeurs sociétales :

Dans le cadre de l’évolution humaine, les groupes humains ont d’abord été des groupes matriarcaux, nomade, et ou la notion de « père » n’existait que partiellement, étant donné qu’il était dur de savoir qui était le père, mais on savait toujours qui était la mère, c’est la raison qui fait que le « féminin sacré » dont parle Hagel dans l’autre post, trouve son origine dans une époque d’avant la sédentarisation où la femme était le chef de clan/tribus, et où le concept de famille était clanique.

Après la sédentarisation, on est passé du concept de clan ou de tribus, à celui de « famille » restreinte tel que nous le comprenons aujourd'hui, avec un rôle pour le père, qui n’existait pas jusqu’alors. Pour Mircea Eliade qui décrit ce phénomène dans son monumental « histoire des religions » (et que je me permets de totalement paraphraser ici), il s’agit purement et simplement d’un renversement de valeur, renversement de valeur qui fut renforcé par la découverte et la mise en application des techniques agraires,  et ce « renversement » a donc duré sacrément longtemps au regard de l’histoire humaine….

Avec l’évolution de la société, la place de la femme au moyen-âge en Europe a été, le plus souvent, réduite à celui du rôle de mère, rôle lié à l’importance de la famille dans la société de l'époque, et où les femmes étaient très dépendante du père/mari pour leur survie et celle de leur enfants, dans ce contexte les « liens » du mariage avait une tout autre signification et était un élément fondamental de la vie sociétale, et dans le couple, le mariage était basé sur la notion essentiel d’ « assistance mutuel »…..  Ce sont des concepts qui ne sont pas fondamentalement chrétien, ce sont des concepts surtout juridiques visant à régler les problématiques (au combien constante dans l’histoire) de succession et d’héritage, nous en avons hérité de l’organisation antique gréco-romaine, qui était tout autant sexiste…

Et c’est dans ce contexte particulier qui n’a été révolutionné qu’après la seconde guerre mondiale (nous qui sommes né après,  avons du mal à concevoir ce monde d’avant, qui n’est pourtant pas si vieux), avec l’invention de la contraception, la libéralisation de l’avortement, et ce qui en a découlé c’est-à-dire la libération sexuelle, c’est dans ce contexte donc antérieur à cette libération, que la femme « seule », n’avait « in-fine », et malheureusement, pratiquement aucun statut social. Si elle n’avait pas de famille, elle n’avait pas grand-chose, pour peu que le reste de sa famille (père, mère, frère, etc…) ne soit pas ou plus, et elle n’avait alors véritablement aucune « assistance », pour reprendre le terme dévolu au mariage. Dans l’antiquité c’était à peu près la même chose, dans la Grèce antique par exemple, une femme seule n’avait aucun droit, elle devait avoir un tuteur, et à moins de faire partie d’une famille aristocratique, il y avait de forte chance pour qu’une femme seule ait une vie très difficile. Il y avait, et il y a toujours eu des exceptions bien sûr, mais rares, dans les monastères par exemple, dans certains groupements de femmes seules en société corporative, pour certaines aristocrate ou reine devenues célèbres et passées à la postérité, et/ou dans certaines spiritualités ou la fonction rituel était également ouverte aux femmes (comme c’est le cas dans l’antiquité gréco-romaine, chez les babyloniens également, etc..).

Mais dans le contexte particulier de la chasse aux sorcières, c’est-à-dire le moyen-âge européen, la femme seule, ramené également à des images stéréotypées qui sont entre autres exposés par Hagel dans les posts précités, devient une proie « facile », car personne ne va prendre sa défense. Et cet état de fait a perdurer jusqu’à la moitié du XXème siècle.

La chasse aux sorcières s’est attaquée à toute ces minorités qui ne pouvaient pas se défendre et/ou qui ne trouvaient pas de défense dans l’opinion populaire, gitan, homosexuel, juifs, femme seule, etc… dans le tas il y avait beaucoup plus de femmes seules que de gitan à occire, ça parait évident… c’est à mon avis une des raisons de cette prédominance. L’autre raison étant liés aux stéréotypes développés entre autre, non pas par la religion chrétienne qui était alors prédominante en Europe, mais plus par les dogmes de l’église. Rappelons, à titre illustratif,  que si l’église a instauré le célibat des prêtres, c’est pour éviter la dilapidation par droit de succession des biens de l’église aux enfants des prêtres issus de couple « légitime », c’est donc une raison purement dogmatique et qui n’a aucun fondement théologique, elle a également pour les même raisons empêché l’accession des femmes à la prêtrise, et éradiqué les mouvements « hérétiques » qui le promouvait.

On essaye bien souvent de nous faire croire que des actes sont motivés par des raisons idéologiques, hors en regardant de plus prêt on se rend compte que bien souvent les actes humains sont motivés par des désirs égotiques et il ne s’agit bien souvent que de luttes de pouvoir, d’espace, de ressources, de richesses, etc…

S’il y a eu une guerre« fasciste » contre les droits des femmes, et certainement que l’article que je cite le dénonce à raison (même si la « chasse aux sorcières» ne s’inscrit pas selon moi dans une « guerre » sexiste systématique), la question qui se pose c’est « pourquoi » ? J’ai du mal à concevoir que cela soit uniquement pour le maintien d’une pensée dogmatique de domination masculine sur la femme, je ne pense d'ailleurs pas qu’il n’y en a jamais eu la nécessité avant la libération sexuelle, justement parce que cette libération n’avait pas eu lieu, et qu’il était très dur de vivre hors du système sociétal entièrement patriarcal, à moins de se condamner soi-même à une marginalisation qui ne pouvait que mal finir.

Je pense que ce n’est pas la raison, une des raisons était la nécessité d’utiliser pour des fins politiques et éventuellement géostratégiques des boucs émissaires, qui détournaient le peuple des vrais problèmes, et cela existe encore aujourd’hui, cela tombe toujours sur les plus faibles, ceux qui vivent en marges de la société, simplement parce qu’il y a un rejet (qui n’est pas à sens unique), de valeurs  communes et d’un système, quand on se place en « opposition » par rapport aux valeurs de l’autre, il est malheureusement presque normal de se retrouver stigmatisé et persécuté (mais cela ne l'excuse en rien).

L’autre raison est à mon avis bassement matérielle, elle est liée au système de la dot, de la « transmissions » du patrimoine, qui étaient des questions essentielles dans la gestion des ressources et des richesses et qui ont été les fondements des dogmes de l'église, entre autre, mais aussi des états. Beaucoup de guerre ont été fait pour ces raisons-là, très peu ont vraiment été faites pour des raisons idéologiques. Donc s’il y a eu une guerre « fasciste » contre les droits des femmes, je ne pense pas que cela était pour la défense de « valeurs »  sociétales ou morales quelconque, autre que l’égoïsme, qui est une valeur de la nature humaine qui pour seule qualité la constance….

Grüssi

Abra


Dernière édition par Abraxas le Mar 29 Avr 2014 - 21:55, édité 3 fois (Raison : Fact : je suis nul sur les accords)
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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par lolane le Mar 6 Mai 2014 - 10:46

Bonjour,

au risque de m'éloigner un peu également du sujet, et pour rebondir sur tes propos Abra', je me demandais: pouvons nous vraiment parler des personnes dites plus faibles qui sont visées dans le cas des boucs émissaires? 
De tels propos, ne seraient-ils pas dommages, limites diminuants pour des peuples ou publiques qui tentent en vain de se battre pour leurs droits?

Quelques exemples pour illustrer mes propos (sans être dans le jugement d'autrui):

les personnes de confession judaïque, étaient-t-elles vraiment plus faibles que les autres?
Ne serait-ce pas plutôt en grande partie la peur qui motive de tels choix de bouc-émissaire? La peur d'être envahis, la peur de perde le contrôle, la peur de ce qu'on ne connait ou ne comprend pas?
Je ne suis pas certaine que la faiblesse de l'un est toujours un tremplin pour l'autre. Certaines fois oui, elle peut être, un fort critère influençant le comportement, mais elle est loin d'être le plus important !
Finalement est-ce de la réelle faiblesse, que ce soit d'un point vue du nombre, de du développement, des ressources? Ou est-ce simplement de la manière dont un publique perçoit un autre publique, tout en se percevant comme plus fort ou plus en droit que les autres?


Les homosexuels, ont la faiblesse du nombres, certes, mais est-ce vraiment cela qui pousse certains à leur jeter des pierres?
Ne serait-ce simplement pas le dogmatisme ambiant, ou simplement la logique même de l'être humain, qui a compris que pour se reproduire, que pour donner naissance, il faut un homme et une femme. Et que sans ce couplage, il n'y a pas création. Et que derrière le principe même de la reproduction, certains ont profité pour démontrer que sans un homme et une femme, il ne peut y avoir reproduction. Et que c'est la compréhension du principe de création qui pousse certains hommes/femmes à rejeter leurs semblables de par leur "différence"?
Finalement, l'être humain a juste profité du principe encestral de la reproduction, pour catégoriser et mettre à mal, ce qu'il prétend être "ne faisant pas partie de la norme".

Ce qui m'amène à poser la question: est-ce par choix de la simplicité que l'être humain choisit un bouc-émissaire? Ou est-ce justement pour défendre une idéologie, une loi, un principe qu'il pense juste?
N'y a t'il pas un fondement à tout acte de rejet ou de catégorisation? Ne serait-ce pas la le fait que l'homme pense être logique et que due à cela, il crée des solutions qui sont logiques par rapport à leur le mode de pensée et, non toujours logique par rapport aux lois de l'univers?

Je crois que l'être humain ressens certaines choses et qu'il cherche à comprendre ce qu'il ressent. Et quand il n'y arrive pas, ou que les réponses apportées ne sont pas en cohérence avec la "logique" de l'homme, celui-ci est déstabilisé et prend peur!
Dans le cas de la sorcellerie, ne pouvons pas penser qu'en dehors de la peur, mais aussi de la faiblesse d'un publique vue comme tel par un autre. Ce qui a déclenché cette chasse aux sorcières, sont juste des phénomènes qui ont été à l'encontre de la logique humaine (de l'époque) ou qu'a l'époque, l'être humain n'a su donner de réponses aux événements, et qu'il a utilisé ce décalage pour pointer du doigt une évolution ou une différence, perçue comme "mauvaise", surnaturelle,...
Ne pouvons nous pas penser, qu'il fallait trouver un coupable pour les maux, les phénomènes et les malheurs inexpliqués... (?)

Bonne journée Smile
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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par moatib le Mar 6 Mai 2014 - 21:40

Très intéressant, à la lecture de tout ceci, ce qui me vient à l’esprit et que la chasse aux sorcières est la personnification du principe « la loi du plus fort (CAD le fort qui oppose sa volonté au plus faible) » et « il faut diviser pour régner ».
le meilleur moyen de se débarrasser d’une catégorie de personne n’est-il pas de la stigmatiser comme étant le plus faible, le plus diabolique etc….enfin de compte cela s’avère être une stratégie de destruction d’une classe d’individu à la fois symbolique et physique ; basé sur des techniques de manipulations mentales et émotionnelles (axé sur la peur, sur la différence….) et permettant d’obtenir un pouvoir sur une masse d’individu en lui imposant sa propre façon de voir et donc en lui imposant une description de ce doit être la vérité et de comment ils doivent voir et vivre leurs vies… je trouve que cela à un caractère très élitiste (dans le sens ou certaines personnes sont décrites comme supérieures et d’autres inférieures) et très dualitaire, ou l’humain est réduit à un animal intelligent avide de pouvoir…la relation entre humains ne serait-elle qu’un rapport de pouvoir ?
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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par Hagel le Mar 6 Mai 2014 - 21:51

ou l’humain est réduit à un animal intelligent avide de pouvoir…la relation entre humains ne serait-elle qu’un rapport de pouvoir ?
C'est la théorie d'Aristote en tout cas.

Je pense que le discours de la servitude volontaire de la Boétie, et je vous recommande l'étude de celui-ci avec cette émission, pourrait éclairer cet échange:
http://www.franceculture.fr/emission-le-gai-savoir-l-amitie-discours-de-la-servitude-volontaire-la-boetie-2014-04-27
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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par moatib le Sam 10 Mai 2014 - 19:05

merci pour le lien:-)
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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par lolane le Dim 11 Mai 2014 - 1:00

Un peu tard, mais c'est vrai, merci beaucoup pour le lien.
Je n'ai pas encore écouté. Mais rien qu'en lisant l'intro, ça semble intéressant!
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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par le_chat_de_jade le Dim 20 Déc 2015 - 14:24

Hello

Merci pour cet excellent article abra et ces divers interventions. Sans vouloir être pessimiste, mais la chasse sorcière continue bien même si ce n'est plus l'inquisition.

Il y a beau connaître l'histoire, l'humanité est capable surtout d'une chose de répété des cycle de persécution que soit contre les femmes, les marginaux, les chômeur, les Franç-maçon ect. Et surtout en temps de changement sociétale, comme nous le vivons actuellement, l'humanité a comme la manie de faire trois pas en arrière. Elle ne veut pas prendre responsabilité de ses actes et préfèrent trouver des bouc-émissaire dans la population au lieu de changer son mode de fonctionnement de ses états, infrastructure.

Et nombre de pratiques anciens rituels sont en cours de disparitions, car remplacer par le tout scientifique qui n'est pas forcément mieux. D'autre pratiques anciens néfaste, elle se perpétue.

Si on s'amuser à réellement à regarder tout les textes anciens qu'il soit grecs, latin jusqu’à Moyens-age,on constatera qu'il y a aura toujours un peuple ou autre qui persécutera l'autre. Un exemple Socrate qui avait du succès en son temps, par la suite à à eu une triste fin avec sa coup de ciguë. Et en parallèle, la pythie de Delphes, elle se snifer au gaz des volcans pour dire ses oracles...comme quoi la chasse au sorcière...

C'est une histoire cycle..rien qu'une histoire de ce sacré serpent, l'ouroboros..

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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par L'Impératrice d'Alcove le Dim 20 Déc 2015 - 17:19

Euh, il ne faut pas tout mélanger non plus.

Il n'est absolument pas question de bouc-émissaire dans le cas de Socrate.
La religion grecque est une religion de la cité, c'est comme ça que fonctionne l'économie. Quand une personne charismatique commence à remettre en cause la stabilité d'une société pour une nouvelle utopie, il est normal que naisse une opposition qui dans certains cas écarte tout bonnement le danger en le supprimant.

Quand à la Pythie, je ne vois pas ce qu'elle vient faire là.
Les prêtres comme les prêtresses ont toujours étés des outils de s'appartenant pas mais appartenant au temple. Qu'on utilise des psychotropes durant certains rituels n'étant pas plus étrange que ça, le cadre étant beaucoup plus large que cela, en particulier à Delphes ou le site parle déjà en lui même. Mais je ne vois pas en quoi elle est un bouc-émissaire.

Et nombre de pratiques anciens rituels sont en cours de disparitions, car remplacer par le tout scientifique qui n'est pas forcément mieux. D'autre pratiques anciens néfaste, elle se perpétue.

Si des choses disparaissent c'est qu'il n'y a plus personne qui voit un intérêt à ce qu'elles survivent.

Mais qu'est-ce qu'attendent les gens intéressés par l'ésotérisme pour étudier les langues anciennes, les textes classiques, voyager pour découvrir et se poser des questions ?
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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

Message par Inconnue le Lun 21 Déc 2015 - 5:11

Lors de la chasse aux sorcières, Il suffisait pourtant déjà d'avoir quelques problèmes mentaux, d'être un marginal, un gitan, un homosexuel, ou encore d'halluciner à cause de l'ergot de seigle, ou simplement de ne pas plaire à un quelconque notable, ou encore de rentrer en concurrence/conflit avec les corporations médicales, scientifiques et religieuses, pour se retrouver accusé de sorcellerie. Les plus faibles de la société, parmi lesquels figuraient les femmes célibataires, furent et sont encore victimes de la bien-pensance issus des normes socio-culturels qui créent un clivage sociétal, les minorités ont toujours était ceux contre lesquels il est le plus facile de s’attaquer, et qui servent facilement de bouc émissaires,

Bien que je sois une femme, et, donc, sensible à leur sort dans l'histoire, je ne peux qu'être d'accord avec cette idée.
tout groupe, pour exister/survivre/se protéger, a toujours eu besoin de désigner "celui qui n'est ps du groupe". on ne se définit qu'en s'opposant.
Et en général,  l'histoire  le prouve, un groupe qui se prétend comme tel, prend comme bouc-émissaire soit les plus faibles, soit les moins nombreux. il suffit de penser qu'autrefois, pour faire arrêter des épidémies, on a brûlé des quartiers juifs. Horrible, mais bien réel. Et je ne parle pas du nazisme, qui ne se définissait qu'en opposition vis à vis des minorités...
Et les femmes, à cette époque, étaient les plus faibles. Elles n’existaient que par leur statut de femmes mariées, et ensuite par le statut de leur mari.
si un de ces points ne leur assurait pas une place sûre, elles devenaient des proies potentielles de la société.
A l'époque (peut-être pas si lointaine dans le temps ou dans l'espace..), une femme, sans un homme pour la défendre ou lui donner un statut, n'avait aucune valeur, aucune place, rien, elle n'existait quasiment pas...

Et les seules qui auraient pu, très très hypothétiquement,  les défendre (les autres femmes) ne risquaient pas de le faire, puisque à la fois sans pouvoir elles-mêmes, sans voix, et sans conscience de leur sort ?
Il me semble que les accusations de  sorcellerie ont plutôt concerné une typologie de femmes vulnérables, soit pauvres, soit veuves, soit marginales, non?
Bon, ce n'est qu'une opinion...
Bien à vous,
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Re: Histoire des religions; La chasse aux sorcières : chasse aux droits des femmes ?

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